Dans un article du Figaro, se dessinent plus précisément la stratégie de retour de Nicolas Sarkozy ainsi que les principales propositions qu'il entendra défendre.

Il a jusqu’au 30 septembre pour déposer sa candidature à la présidence de l’UMP signant officiellement son retour en politique. Nicolas Sarkozy dispose donc de quelques jours pour laisser filtrer les coulisses de sa reconquête, de faire du "teasing", histoire de peaufiner la parfaite mise en scène de son "come-back" providentiel.

Si Frank Louvrier a déclaré que la décision de se porter candidat à la tête de l’UMP n’était qu’à l’étude et que celle-ci avait "besoin de temps pour mûrir", pour Le Figaro en revanche, la décision "est prise". De celle-ci découlerait un plan d’action précis comprenant bon nombre de propositions fortes.

Un changement de nom pour l’UMP ?

Selon Le Figaro , l’ancien locataire de l’Elysée "a déjà en tête un plan d’action" selon lequel il entend révolutionner le parti d’opposition. "Il veut changer les équipes, le programme, l’organisation et le nom" croit savoir notre confrère Charles Jaigu qui couvre pour le quotidien les coulisses d'un retour qui ne fait plus aucun doute.

Dès lors, s’il s’agit vraiment "d’un secret de polichinelle" comme l’a affirmé ce lundi Alain Minc, quand-est ce que Nicolas Sarkozy a-t-il prévu d’annoncer son retour ?

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Une annonce le 18 septembre ?

Selon plusieurs sources, sans bien évidemment que cela soit confirmé par l’intéressé qui tient sans doute à ménager son effet de surprise, le candidat malheureux à la présidentielle de 2012 pourrait s’exprimer aux alentours du 18 septembre. Si cette date est dans toutes les têtes à droite, c’est parce que c’est le jour choisi par l’Elysée pour la conférence de presse de rentrée de François Hollande. Ainsi, il s’agirait donc de couper l’herbe sous le pied du président de la République et d’achever une rentrée déjà cauchemardesque pour l’exécutif.

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Cela permettrait également à Nicolas Sarkozy de se hisser directement au niveau du chef de l’Etat et de reléguer Alain Juppé à un adversaire de second plan, à une formalité. En effet, l’ex-locataire de l’Elysée a réitéré ce week-end son analyse à l'égard du maire de Bordeaux  : "Juppé a beaucoup de qualités, mais il aura 72 ans en 2017"…

Reste à savoir quelle forme prendra son annonce (réseaux sociaux, tribune, interview etc.).

Le virage centriste

"Si je reviens, je veux incarner la droite et le centre" aurait déclaré Nicolas Sarkozy selon les propos rapportés hier par Le Figaro. Une position paraissant similaire à celle de son potentiel adversaire Alain Juppé qui milite depuis plusieurs mois pour un rapprochement avec "la famille" centriste.

Or cette main tendue vers le centre de l'échiquier politique ne va pas sans contredire ses positions très droitières défendues pendant sa campagne de 2012 marquée, entre autres, par la fameuse "ligne Buisson".

De surcroît, la remise en cause de l'espace Schengen qu'il avait formulé dans sa tribune publiée en mars dans Le Figaro paraît de prime abord en contradiction avec les velléités pro-européennes et libérales des centristes. Mais sans doute qu'Alain Juppé, qui s'est dit "chiche" de l'affronter, saura lui rappeler.

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