Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron ... 50 ans de choix contestés
Publié ce 26 juin 2026, un rapport inédit de l'Institut Thomas More dresse l'inventaire des 50 choix politiques ayant provoqué le déclin économique et social de la France depuis 1974.
Cinquante ans de gouvernance et l'image d'une nation à genoux
L'Institut Thomas More dévoile un document particulièrement sévère qui dresse le portrait d'une nation à genoux. " Ce rapport n'est pas un pamphlet, mais une autopsie de nos renoncements collectifs depuis 50 ans ", affirme Jean-Thomas Lesueur, Directeur général de l'Institut, cité par Le Figaro ce 26 juin 2026. Pour concevoir ce Bilan Noir, les chercheurs ont méthodiquement sélectionné 50 décisions législatives, budgétaires ou institutionnelles.
Chacune de ces réformes a eu un impact négatif mesurable selon des critères rigoureux tels que le taux de croissance, le niveau éducatif global ou l'état de la balance commerciale. La publication de cette enquête intervient dans un climat de vive tension économique pour le pays.
L'intention des auteurs reste de poser un diagnostic implacable sur l'héritage des différentes présidences successives, de Valéry Giscard d'Estaing à l'actuel chef de l'État. Si l'orientation libérale-conservatrice de l'Institut suscite parfois des débats, les données chiffrées présentées interpellent de nombreux observateurs de la classe politique.
Les trois piliers économiques et sociaux d'un déclin programmé
Le rapport articule son analyse autour de trois axes de rupture profonds. Le premier souligne un décrochage économique lié à des réformes structurelles inadaptées. Selon les auteurs, les lois Aubry de 1998 et 2000 sur le passage aux 35 heures, qualifiées de point de bascule de la désindustrialisation française. Le texte insiste sur un fait marquant : selon l'Institut Thomas More, la France a sacrifié sa compétitivité sur l'autel d'un modèle social " devenu insoutenable " face à la multiplication des prélèvements obligatoires.
Le deuxième pilier détaille l'effondrement de la transmission du savoir. L'étude lie l'avalanche de réformes pédagogiques des dernières décennies à un naufrage du niveau scolaire. Les auteurs dénoncent une " dégradation scolaire systématique " et s'appuient sur des données alarmantes : en vingt ans, la France a lourdement régressé, chutant de la 12ème à la 26ème place en mathématiques dans le cadre des évaluations internationales PISA.
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Enfin, le groupe de réflexion fustige la dérive incontrôlée des comptes publics. L'Institut rappelle que le Parlement n'a pas voté un seul budget à l'équilibre depuis l'année 1974. Cette déconnexion a favorisé l'explosion de la dette souveraine, passée d'un montant d'environ 10 milliards d'euros, soit moins de 20 % du PIB dans les années 70, à plus de 3 100 milliards d'euros en 2026 (soit plus de 115 % du PIB), selon les registres de l'Insee et de Bercy.
Ce fardeau financier réduit quasiment à néant les marges de manœuvre actuelles, soulevant des inquiétudes sur la capacité des dirigeants à inverser la tendance lors des prochaines échéances électorales.
À travers ce "Bilan noir", l'Institut Thomas More entend nourrir le débat sur les choix économiques, industriels, éducatifs et budgétaires opérés depuis un demi-siècle. Si certaines de ses conclusions font l'objet de controverses, le rapport relance les interrogations sur les réformes qui ont marqué la Ve République et sur les marges de manœuvre dont dispose aujourd'hui la France pour redresser sa trajectoire.
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