Prince Harry : des messages intimes et troublants avec une journaliste dévoilés au tribunal
Engagé dans un bras de fer judiciaire contre l'éditeur d'un quotidien britannique, le mari de Meghan Markle voit sa ligne de défense sérieusement ébranlée. Alors qu'il accusait le groupe de presse de piratage, de nouveaux éléments viennent documenter des relations passées particulièrement amicales avec les médias qu'il fustige.
Un coup de théâtre judiciaire inédit
Les ultimes plaidoiries à la Haute cour de Londres dans le procès contre Associated Newspapers Ltd (ANL) ont offert le 31 mars une révélation de taille. Selon les informations rapportées par Point de Vue et les comptes-rendus d'audience, des messages Facebook privés échangés entre le prince Harry et Charlotte Griffiths, alors journaliste au Mail on Sunday, ont été exposés. Cette divulgation entre fin 2011 et juin 2012 vient percuter frontalement la version du duc, qui a systématiquement affirmé n'entretenir aucune relation d'amitié avec les membres de ces rédactions.
Le prince avait pourtant affirmé durant le procès : "Je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois, lors de ce week-end avec M. Landon, et comme je l’ai dit, je n’avais aucune idée de qui elle était. Je ne sais pas si elle travaillait pour le Daily Mail à ce moment-là. Quand je l’ai appris, j’ai coupé les ponts avec elle."
Surnoms complices et confidences équivoques
La teneur de ces échanges révèle une dynamique familière, initiée le 4 décembre 2011 par le prince lui-même : "C’est H, au cas où tu aurais confondu le nom et la photo !!! X", précisent nos confrères. La journaliste rétorque rapidement par un "Bonjour Monsieur Malicieux… Es-tu bien rentré chez toi ?", rapporte Point de Vue. La journaliste répond par un message plus qu'équivoque : "Quel week-end de folie ! On ne pourrait pas tous faire des bêtises à la campagne tous les week-ends, nom de Dieu ? Bisous, CG String. Xxx."
Le ton amusé du prince transparaît lorsqu'il s'interroge sur ce pseudonyme : "Comment obtient-on ce titre… Je n'étais sûrement pas pire que les autres !" Le niveau d'intimité culmine en janvier 2012 pendant un entraînement militaire de Harry, qui écrit alors : "J'aurais tellement aimé être là, ma chérie, mais malheureusement, je suis coincé en Cornouailles pour des affaires militaires :( Sinon, j'aurais été là à jouer et à te battre à plate couture, évidemment !! J'aurais tellement aimé être là… surtout maintenant que tu y es ! Tu travailles parfois ?!!… J'espère que tu vas bien, Griff… Nos câlins devant les films me manquent !!".
Une stratégie de défense menacée
Ces verbatims mettent le plaignant face à ses propres contradictions. Le prince Harry avait assuré sous serment : "Je ne suis ami avec aucun de ces journalistes." La défense d'ANL s'engouffre dans cette brèche pour démontrer que leurs publications de l'époque ne résultaient pas de méthodes illicites, mais de rapports sociaux directs et consentis avec le principal intéressé. Si cette argumentation fait mouche, le duc de Sussex s'expose à une perte notable de crédibilité et à des frais de justice pouvant atteindre 40 millions d'euros, d'après Point de Vue.
Les coulisses de nuits festives londoniennes
La genèse de cette relation remonte à un séjour à la campagne chez le producteur Arthur Landon, un ami commun. La correspondance témoigne d'une période d'insouciance, marquée par des mentions de gueules de bois et des signatures évocatrices comme ce "CG String" de la part de la journaliste. Célibataire à l'époque, entre ses histoires avec Chelsy Davy et Cressida Bonas, le prince apparaissait alors "déancré et invulnérable", analyse The Royal Observer.
- Le Prince Harry en larmes au tribunal : il défend sa femme contre la presse
- Charles III et le prince Harry bientôt réconciliés ? Le souverain aurait interdiction de lui reparler
- Harry et Meghan : cette présence inattendue qui n’est pas passée inaperçue
- Le prince Harry a revu son père : compte-t-il revenir habiter en Angleterre ?