Penélope Cruz : ce tournage pendant lequel elle a cru mourir... à cause de son médecin
L'actrice espagnole a marqué les esprits lors du récent Festival de Cannes pour la présentation de "La Bola Negra". Derrière les sourires sur le tapis rouge, le tournage de ce long-métrage a failli basculer vers une tragédie personnelle. Lors d'un long entretien accordé à Madame Figaro, la comédienne est revenue sur une alerte de santé inattendue qui a lourdement pesé sur ses premiers pas devant la caméra.
Un appel téléphonique terrifiant en pleine séance de maquillage
Le drame débute très exactement lors du premier jour de production de la nouvelle réalisation orchestrée par Javier Ambrossi et Javier Calvo. Alors qu'elle se trouve en loge, en pleine préparation pour incarner une meneuse de revue de cabaret, Penélope Cruz est interrompue par l'appel d'un médecin. Le praticien lui annonce de but en blanc une nouvelle glaçante, formulant un diagnostic particulièrement sombre. "Au fait, je pense que tu as un anévrisme cérébral", confie-t-elle dans les colonnes de Madame Figaro.
"Danser et chanter" malgré la menace de mort imminente
L'incertitude pèse lourdement lorsque le spécialiste lui indique de patienter plusieurs jours avant de procéder à des examens approfondis. Face à cette annonce, l'actrice prend la décision de ne pas suspendre le calendrier du tournage. La séquence prévue ce jour-là implique une performance musicale exigeante nécessitant la coordination de près de 300 figurants. "J'ai simplement demandé au docteur si je pouvais faire du cardio, si je pouvais danser et chanter durant les deux heures qui suivaient, et le lendemain et jusqu'à mon retour", explique-t-elle à Madame Figaro.
Trois jours d'angoisse sous le regard de la caméra
Soucieuse de ne pas entraver le travail de l'équipe de production, la star espagnole choisit de garder le silence sur sa situation médicale. Elle décrit un état de dissociation marqué, livrant son interprétation tout en redoutant secrètement une issue fatale. "J'ai passé trois ou quatre jours à penser que j'avais un anévrisme alors que nous continuions à filmer", précise-t-elle à Madame Figaro. Cette chorégraphie, exécutée sous une pression psychologique intense, a d'ailleurs été couronnée par une standing ovation de vingt minutes lors de la projection officielle à Cannes, le public ignorant tout de la situation.
Le dénouement : de la "bombe à retardement" à la fausse alerte
L'épilogue survient finalement à la suite de nouveaux tests cliniques. Les résultats définitifs écartent la maladie et identifient une simple particularité anatomique inoffensive. Selon la comédienne, la charge émotionnelle accumulée durant ces soixante-douze heures d'attente transparaît directement à l'écran et nourrit son personnage. "Je sais que le jour où je mourrai de vieillesse, ce sera un des moments dont je me souviendrai comme un des plus surréalistes de ma vie", conclut-elle auprès de la revue.