Jean Imbert : le chef étoilé placé en garde à vue pour de graves violences conjugales

Publié par Julien Pinardi
le 04/08/2026
Jean Imbert
abacapress
Dans la tourmente depuis plusieurs mois, Jean Imbert a été placé en garde à vue lundi 3 août 2026, pour des accusations de violences physiques et psychologiques portées par plusieurs ex-compagnes.

L'ancienne star des fourneaux du Plaza Athénée fait face à une tempête judiciaire d'une ampleur inédite. Convoqué dans un commissariat du XVIe arrondissement de Paris, le cuisinier s'est présenté de lui-même pour être entendu dans le cadre d'une enquête dirigée par le parquet de Paris. Cette affaire met en lumière des faits de violences présumées par conjoint, remettant en cause la trajectoire fulgurante de celui que l'on surnomme "le chef des stars".

Lundi 3 août 2026 au matin, la procédure s'est accélérée. Accompagné de ses conseils, Jean Imbert a répondu à la convocation des enquêteurs. Cette audition s'inscrit dans le cadre d'une enquête pour "violences par conjoint ou concubin", une qualification pénale qui fait suite à de nombreux témoignages.

Un dossier accablant : "Nez fracturé" et "humiliations quotidiennes"

Les autorités examinent actuellement au moins trois plaintes officielles, et jusqu'à cinq témoignages seraient étudiés. Parmi les plaignantes figurent l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld et la comédienne Lila Salet. Les accusations portent sur des violences psychologiques répétées sous fond d'emprise, ainsi que des faits physiques graves, comme un nez fracturé en 2013 et des brûlures de cigarettes.

Fait troublant, certains de ces actes se seraient produits sur le tournage même de l'émission "Recettes de fou", co-animée avec Alexandra Rosenfeld sur M6. L'ancienne reine de beauté s'est exprimée sur son compte Instagram : "Je parle maintenant parce que j'ai mis du temps à guérir. Je suis restée parce que j'étais sous emprise. Et je ne cherche rien à gagner – juste la paix et être en accord avec moi-même." De son côté, Lila Salet a déposé plainte pour "violences et séquestration" concernant des actes datant de 2012-2013, selon Le Parisien.

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Séisme au Plaza Athénée : la fin de l'ère Imbert ?

Les répercussions professionnelles n'ont pas tardé. Dès avril 2026, la direction du palace parisien avait anticipé la crise en retirant Jean Imbert de la direction des cuisines, au profit de Jocelyn Herland. François Delahaye, directeur général du Plaza Athénée, a justifié cette décision lors d'une interview accordée à l'AFP : "Avec ce qu'il s'est passé dans sa vie privée, on le retire de la tête de gondole." Conséquence directe de ces révélations, le restaurant gastronomique "JiPa" devrait être rebaptisé avant le mois de septembre 2026.

La défense du chef : des preuves pour contrer les accusations

Face à la gravité du dossier, le cuisinier dément l'intégralité des actes qui lui sont reprochés. Ses avocates, Me Jacqueline Laffont et Me Julie Benedetti, adoptent une stratégie de transparence. Dans un communiqué transmis à l'AFP, elles précisent que leur client coopère : "Jean Imbert s'est rendu à son audition avec de nombreux documents, pièces, autant d'éléments matériels solides qui étayent sa version des faits. Il répond à toutes les questions des enquêteurs." L'enquête devra désormais confronter ces éléments matériels aux récits des plaignantes, dans le strict respect de la présomption d'innocence.

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