Jean Imbert : le juge a tranché après la garde à vue du chef étoilé
L'ancienne figure de "Top Chef" se retrouve au cœur d'une procédure portant sur des faits de violences domestiques qui s'étaleraient sur plus d'une décennie. Un tournant inattendu pour celui qui côtoie régulièrement les plus grandes stars internationales.
Une décision judiciaire après 36 heures de garde à vue
Après une période de rétention entamée de 36 heures démarrée le 3 août, Jean Imbert a été présenté à un juge d'instruction parisien ce mercredi. "Le cuisinier Jean Imbert a été entendu pendant trois heures par un juge d'instruction à Paris", rapporte BFM TV.
À l'issue de cet interrogatoire, le magistrat a décidé d'écarter la mise en examen immédiate pour privilégier le statut de témoin assisté. Cette position intermédiaire indique qu'il existe des indices rendant vraisemblable sa participation aux faits, sans que les charges soient jugées suffisamment concordantes à ce stade. Jean Imbert est donc ressorti libre du tribunal.
Des accusations de violences habituelles s'étalant de 2012 à 2024
Le dossier s'appuie sur les dépositions de trois anciennes compagnes du cuisinier. Une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour "violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieur à 8 jours, par conjoint ou concubin."
"L'enquête porte sur des faits dénoncés par au moins trois ex-compagnes, dont l'actrice Lila Salet et l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld, s'étendant de 2012 à fin 2024", précise la chaîne numéro 13. La période visée débute exactement en 2012, l'année où il est devenu une figure nationale en remportant l'émission télévisée, marquant le point de départ d'une double chronologie entre ascension publique et accusations privées.
BFM TV rapporte que "deux autres ex-compagnes [...] ont été auditionnées dans le cadre de cette enquête. Elles aussi accusent Jean Imbert de violences, tantôt physiques, tantôt psychologiques. Elles n’ont en revanche pas déposé plainte, mais leur témoignage peut tout à fait être retenu par le parquet."
La défense du chef entre contestations et regrets
Face au juge, le désormais ex-dirigeant des cuisines du Plaza Athénée, qui l'a congédié, a adopté une ligne de défense nuancée concernant ces multiples épisodes. Selon BFM TV, le quadragénaire "conteste une partie des faits tout en exprimant certains regrets." Notamment envers Alexandra Rosenfeld, même s'il se défend en invoquant des violences réciproques.
Il aurait ainsi manifesté une forme de prise de conscience sur le climat régnant lors de ses relations passées. Sous ce nouveau régime judiciaire, il garde accès au dossier et peut réclamer de nouveaux actes d'enquête, tout en restant à la disposition des enquêteurs pour de futures auditions. L'avocat de Jean Imbert, maître Roman Leibovici, a déclaré au micro de nos confrères : "On ne va pas parler aujourd'hui de victoire ou de défaite dans un sens ou dans un autre, on en est au début d'une instruction qui va se dérouler probablement dans ce type de dossier entre 18 et 24 mois."
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