Dominique Farrugia : son combat de 30 ans contre la sclérose en plaques
Dominique Farrugia s'est confié avec précision lors de son passage dans l'émission Le Figaro La Nuit diffusée le 4 juin 2026. Le célèbre producteur aborde ouvertement son quotidien, ses doutes et l'évolution de la pathologie dégénérative qui l'accompagne discrètement depuis les premiers succès de sa carrière télévisuelle.
Un diagnostic caché derrière l'hyperactivité
En 1989, alors qu'il célèbre tout juste ses 27 ans et connaît une ascension rapide avec la troupe des Nuls sur Canal+, le réalisateur apprend qu'il souffre de sclérose en plaques. Face à ce diagnostic, il opte pour la stratégie du silence. Pendant plus d'une décennie, la majorité de ses collaborateurs ignorent l'existence de ses premières poussées. Le jeune humoriste masque l'apparition de ses symptômes derrière une hyperactivité créative ininterrompue sur les plateaux de télévision. "Pendant des années, j’ai fait comme si la maladie n'existait pas, je n'en parlais à personne, je ne me soignais pas vraiment", précise-t-il au micro de l'émission.
L'influence décisive de son entourage familial
La rencontre avec son épouse Isabelle en 2004 initie un changement de trajectoire dans son parcours de soins. La naissance de ses deux filles, Mia et Zoé, agit ensuite comme un déclencheur, modifiant durablement sa perception du handicap et de la finitude. La nécessité d'accompagner sa famille sur le long terme le pousse à adhérer aux traitements médicaux qu'il évitait jusqu'alors. "C'est ce qui a vraiment changé ma vie : comprendre que je ne pouvais plus être égoïste face à la maladie pour mes enfants", analyse-t-il aujourd'hui.
Une transformation physique par nécessité
Afin de protéger son autonomie et de faciliter ses déplacements, Dominique Farrugia s'est astreint à un régime alimentaire strict, aboutissant à une diminution de son poids de plus de 35 kilos. Cette modification corporelle vise expressément à soulager la pression sur ses articulations fragiles et à retarder l'usage exclusif du fauteuil roulant. Le maintien de sa verticalité reste son objectif de tous les jours. "Ma perte de poids n'était pas une question d'esthétique, c'était une question de survie et de mobilité pour rester debout le plus longtemps possible", rapporte-t-il lors de cette même entrevue.
Un rôle de porte-parole de l'accessibilité urbaine
Malgré lui, l'ancien dirigeant de chaîne endosse un rôle public pour dénoncer le manque d'infrastructures adaptées dans les espaces publics français. En 2026, tout en composant avec la gestion d'une fatigue chronique inhérente à la sclérose en plaques, il poursuit ses projets de production. La stabilité de son moral repose désormais sur un protocole thérapeutique rigoureux et la présence constante de son cercle intime, qui l'aide à surmonter les obstacles au quotidien.