Comment la duchesse d'York tente d'échapper aux retombées de l'affaire Epstein

Publié par Julien Pinardi
le 21/04/2026
Sarah Ferguson
abacapress
Aperçue ce 16 avril 2026 dans une luxueuse station de ski autrichienne, Sarah Ferguson tente d'échapper à la tempête médiatique provoquée par de nouvelles révélations sur l'affaire Epstein.

Après sept mois d'un silence absolu, l'ex-duchesse d'York refait surface au cœur de l'Europe. Cette fuite en avant intervient alors que la justice américaine vient d'exposer ses liens avec le réseau de Jeffrey Epstein. L'ancienne figure de la couronne britannique jongle désormais entre cliniques huppées et pression judiciaire intense, due à ses connexions sulfureuses.

Une réapparition sous haute protection dans les Alpes autrichiennes

La première apparition publique de Sarah Ferguson depuis septembre 2025 vient de se produire. Photographiée le 16 avril 2026 dans un village des Alpes autrichiennes, d'après Madame Figaro, l'ex-épouse du prince Andrew s'est montrée dissimulée sous une épaisse casquette et des lunettes de soleil pour tromper les paparazzis. Elle n'avait plus été aperçue publiquement depuis les funérailles de la duchesse de Kent.

Pour garantir cette discrétion absolue loin des objectifs britanniques, elle réside actuellement dans un chalet privé hautement sécurisé. Selon les informations dévoilées par le tabloïd britannique The Sun, le prix de la nuitée s'élève à plus de 2 000 livres sterling (environ 2 300 euros).

Cette escale ne représente qu'une étape d'un itinéraire européen soigneusement organisé. Plusieurs chroniqueurs royaux dénoncent un véritable "nomadisme de luxe", alors que son parcours récent inclut des passages discrets successifs en Irlande, en Espagne et en Suisse.

L'onde de choc des dossiers Epstein de février 2026

Ce repli stratégique s'explique par le contexte judiciaire explosif outre-Atlantique. En février 2026, le Département de la Justice américain (DOJ) a frappé fort en déclassifiant 3 millions de pages de documents relatifs au réseau de Jeffrey Epstein. Le nom de Sarah Ferguson y figure de manière récurrente et embarrassante.

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Les dossiers mis en ligne révèlent des correspondances particulièrement compromettantes pour la monarchie britannique. L'ex-duchesse qualifiait ouvertement le défunt pédocriminel de "légende" ou encore d'"ami suprême." Le média américain The Royal Observer rapporte le contenu d'un e-mail daté de 2010 ayant profondément choqué l'opinion publique, adressé à Epstein : "Je n'ai pas de mots pour décrire mon amour... Je suis à ton service. Épouse-moi simplement."

L'empire caritatif de la duchesse (elle a conservé ce titre malgré son divorce) s'est totalement effondré face à ces fuites accablantes. Abandonnée par ses partenaires historiques et fustigée par ses propres donateurs, sa fondation Sarah’s Trust a officialisé sa fermeture définitive par un communiqué institutionnel laconique publié le 2 février 2026.

Nomadisme médical et stratégie de retrait incertaine

Face à l'ampleur du scandale, Sarah Ferguson justifie son exil prolongé par la stricte nécessité d'effectuer des soins médicaux continus. Ses diagnostics de cancer du sein en 2023, puis de mélanome en 2024, servent d'argument principal à ses déplacements fréquents. Elle a notamment fréquenté la prestigieuse clinique Paracelsus de Zurich en Suisse. 

Ce séjour facturé 13 000 francs locaux la journée (environ 14 100 euros) illustre un contraste saisissant avec ses déclarations publiques passées affirmant frôler la ruine financière. Le magazine Hello! a d'ailleurs relayé en avril ses confidences sur cette période d'isolement : "J'étais clouée au lit par la peur. J'étais paralysée."

La situation matérielle de la mère des princesses Beatrice et Eugenie se dégrade toutefois rapidement sur le sol britannique. L'arrestation de son ex-mari, le prince Andrew, survenue en février dernier a définitivement isolé le clan York du reste de la famille royale. De plus, la pression s'intensifie du côté du roi Charles III pour acter son expulsion définitive de la vaste résidence de Royal Lodge, expressément prévue pour octobre 2026.

Cette affaire retentissante illustre la fin d'une certaine impunité pour les anciens membres de la famille royale. Le grand public britannique exige désormais une transparence éthique totale, y compris pour les personnalités n'exerçant plus aucune fonction officielle au sein de la Firme.

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