Cet ancien animateur condamné à 10 mois de prison pour harcèlement conjugal

Publié par Julien Pinardi
le 12/05/2026
Laurent Boyer
abacapress
© Orban Thierry/ABACA
L’ancien présentateur de Graines de star, Laurent Boyer, a été condamné ce 11 mai 2026 à dix mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement conjugal. La fin de deux ans de procédure ?

C'est une figure historique du petit écran qui a fait face à la justice ce lundi. Debout à la barre, l'homme de télévision de 68 ans a écouté le délibéré mettant fin à une procédure judiciaire éprouvante débutée en 2024, voyant ainsi son image publique lourdement entachée par des actes répétés de harcèlement envers son ancienne compagne.

Un verdict plus lourd que les réquisitions du parquet

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Laurent Boyer à dix mois de prison avec sursis simple, dépassant ainsi les réquisitions du parquet qui demandait huit mois lors de l'audience de mars dernier. Cette sentence s'accompagne d'une privation stricte des droits d'éligibilité pour une durée de deux ans et d'une interdiction formelle d'entrer en contact avec la victime durant trois ans. Face au juge, l'animateur a écouté la décision finale en se "balançant nerveusement d'un pied sur l'autre", rapporte TV5 Monde.

Harcèlement et usurpation d'identité : les dessous de l'affaire

Si la justice a prononcé une relaxe concernant les violences physiques par manque de preuves matérielles, elle a retenu l'existence d'un "climat constant de tensions, de disputes et de propos dénigrants", comme le souligne Le Parisien. L'emprise de l'animateur s'étendait largement à la sphère numérique. Il a été reconnu coupable d'avoir créé un faux profil Facebook pour surveiller son ancienne partenaire, ainsi que de "transmission de l'image d'une personne présentant un caractère sexuel", précise TV5 Monde, après avoir diffusé sans consentement la photographie d'un tatouage intime.

La défense de l'animateur : "C'est la femme de ma mort"

Pour tenter d'expliquer ses actes face au tribunal, l'ex-star de M6 a évoqué une "relation sentimentale poussée à l’extrême.". Se déclarant "effondré", l'homme a justifié sa jalousie en empruntant une citation tragique du chanteur Claude Nougaro : "Je l'appelais la femme de ma mort", rapporte le magazine Closer. Son avocate, Me Marie-Alix Canu-Bernard, qui réclamait la relaxe totale, a sobrement réagi à la sortie de la salle : "Maintenant nous allons voir si nous faisons appel ou pas de cette décision."

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Une carrière médiatique mise à l'arrêt

Les conséquences professionnelles ont été immédiates pour le présentateur. Dès le début de l'enquête, la station RTL a suspendu l'animateur de son antenne. De son côté, la plaignante fera l'objet d'une expertise psychiatrique approfondie afin d'évaluer "l'ampleur exacte de son traumatisme", indique TV5 Monde. Le président du tribunal a mis en lumière une longue période d'emprise démarrée en 2018, signant une rupture définitive avec l'image d'animateur bienveillant que Laurent Boyer avait minutieusement cultivée pendant vingt ans à la télévision.

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