Catherine Ceylac : ses révélations troublantes sur l'abbé Pierre

Publié par Matthieu Chauvin
le 18/03/2026
Catherine Ceylac
abacapress
© Berzane Nasser/ABACA
Invitée sur le plateau de l'émission "C à vous" le 14 mars 2026, l'animatrice Catherine Ceylac a brisé le silence sur ses rencontres passées avec l'abbé Pierre, livrant un témoignage qui jette une lumière crue sur le comportement du fondateur d'Emmaüs.

Depuis 2024, de multiples accusations de violences sexuelles ciblent l'abbé Pierre, l'icône caritative déchue. Face à ce séisme médiatique, une ancienne figure emblématique de France 2 a dû se replonger dans ses propres souvenirs professionnels. Une introspection vertigineuse qui bouscule la légende du saint homme.

Un témoignage choc dans "C à vous" : le malaise de Catherine Ceylac

Le samedi 14 mars 2026, face à Anne-Élisabeth Lemoine dans l'émission "C à vous" sur France 5, pour la promotion de son livre " Intime" (paru le 12 mars 2026 aux éditions du Cherche Midi), Catherine Ceylac revient sur une séquence mémorable de sa carrière télévisuelle : son interview de l'homme d'Église enregistrée en décembre 2002 pour l'émission Thé ou Café.

À l'aune des récents scandales, l'animatrice admet que le visionnage de cet échange lui "fait un peu froid dans le dos." En effet rapporte Gala, quelques instants auparavant, quand Catherine Ceylac lui avait parlé de célibat, il lui avait répondu : "Ce qui m’a le plus coûté ce n’est pas la chasteté, mais la privation de tendresse."

"Il me mettait la main sur le genou" : des gestes physiques troublants

Dans les coulisses du tournage organisé au siège d'Emmaüs, le prêtre a imposé une proximité dérangeante. La journaliste se souvient parfaitement du mode opératoire de son invité. "Bizarrement toujours dès qu’il y avait un reportage, dès qu’on diffusait en fait un sujet, il me mettait la main sur le genou", détaille-t-elle sur le plateau de C à vous.

Vous avez aimé cet article ?

Cette discrétion millimétrée, appliquée précisément lorsque les caméras cessaient de filmer les visages, illustre un personnage qu'elle jugeait déjà "un peu ambigu, parce qu’il me tenait bizarrement". Pourtant, le statut d'icône de l'abbé la rassurait : "à la fois c’était peut-être simplement ce qu’il avait besoin d’un petit moment d’attention."

Le poids de l'icône et l'aveuglement collectif

Comment de tels agissements ont-ils pu passer sous les radars ? L'ancienne présentatrice explique son absence de réaction immédiate par la stature écrasante de son interlocuteur. "Parce que cet homme, moi, je n’ai pas du tout ressenti comme ensuite il est apparu", confie-t-elle dans C à vous.

La société française considérait le religieux comme "un homme qu'on respectait beaucoup, qui avait eu un passé exceptionnel, avec beaucoup d'humilité" rappelle Catherine Ceylac. Une aura protectrice qui rendait toute méfiance inaudible. "Après, les langues se sont déliées et puis l’expression s’est rendue plus libre. Mais vraiment à cette période-là, on ne le ressentait pas du tout."

Google News Voir les commentaires