Brigitte Macron : révélations sur le harcèlement subi par son neveu

Publié par Julien Pinardi
le 02/05/2026
Jean-Alxandre Trogneux
Capture vidéo
© Capture vidéo BFM TV
Dans un entretien accordé à Vanessa Williot-Bertrand datant du 29 avril Jean-Alexandre Trogneux, neveu de Brigitte Male harcèlement et les violences qui visent sa famille.

Depuis l'accession d'Emmanuel Macron à la présidence en 2017, le quotidien de la famille de la Première dame a radicalement changé. Le neveu de Brigitte Macron, ancien gérant de l'historique chocolaterie familiale amiénoise, explique qu'elle est devenue bien malgré elle une cible. Face à la multiplication des menaces, l'artisan a décidé de prendre la parole pour exposer une situation intenable.

Le calvaire quotidien de la famille Trogneux

Les tensions n'ont fait que croître au fil des années. Les opposants politiques ont rapidement fait l'amalgame entre l'enseigne de chocolaterie et l'Élysée, entraînant des appels au boycott et des agressions verbales. Ce climat anxiogène pèse lourdement sur les proches et les salariés de l'entreprise. "Ma vie a été entachée par la politique", regrette amèrement l'ex-chef d'entreprise de 65 ans dans le podcast À contre-jour, animé par Vanessa Williot-Bertrand, diffusé le 29 avril.

Il indique à l'animatrice que des gens venaient dans sa boutique réclamer l'annulation de contraventions ou même ne de ne pas être visé par un contrôle fiscal : "C’est là que le regard des gens change. Dans un premier temps un peu curieux d’abord, respectueux, puis critique [...] On est passé à une sorte de jalousie. Et pour certaines personnes, à une haine."

Pris pour cible par les Gilets jaunes : son nom devient un défouloir 

Le magazine Paris Match rappelle ensuite l'épisode des Gilets jaunes. "Certaines boutiques Trogneux sont saccagées. Les vendeuses, insultées – certaines ayant même finalement opté pour la démission. Pour sa part, Jean-Alexandre Trogneux a retrouvé quantité de courriers anonymes glissés dans sa boîte à lettres. Il a également reçu un colis contenant des excréments, accompagné d’un message : 'Voilà le nouveau Macron au chocolat'."

Vous avez aimé cet article ?

Le traumatisme de l'agression de Jean-Baptiste

Mais le vrai point de bascule survient en mai 2023, lorsque Jean-Baptiste, le fils de Jean-Alexandre, subit un passage à tabac devant la boutique d'Amiens. L'intervention spontanée de voisins descendus dans la rue a permis de stopper les agresseurs, évitant ainsi un drame plus grave. "J'ai vu, je n'ai jamais vu autant de haine dans les yeux. Je pense qu'ils allaient le tuer. [...] On a échappé au pire", confiait le père de famille au micro de RMC BFM TV. 

Les séquelles psychologiques demeurent profondes : "Pour la première fois de ma vie, j'ai dû aller voir un psy", avouait-il. Il revient sur cet épisode pour Vanessa Williot-Bertrand : "Il a été sauvé par un voisin très courageux. Et, là, j’ai vu rouge. [...] C’était pour casser du Macron ! J’en ai terriblement souffert, parce qu’on ne peut pas imaginer qu’on s’en prenne au sang de son sang simplement parce qu’on porte le même nom." 

Il révèle aussi que sa chocolaterie est dans le viseur des syndicats et perd des commandes. Les comités d’entreprise étant leur chasse gardée, ils ne voulaient "pas faire plaisir au président."

L'exil protecteur en Suisse pour sa fille

Pour préserver sa santé mentale et sa sécurité, la fille de Jean-Alexandre Trogneux a pris la décision de s'installer à Genève dès 2017. "Tant que la situation ne sera pas plus claire", elle ne rentrera pas en France. Ce départ en Suisse lui a permis de retrouver un relatif anonymat. Bien lui en a pris. Ce statut de "neveu du président" a également fait le tri dans son entourage. "J’ai perdu des amis ! Ce ne sont plus des amis lorsqu’ils te demandent des services de cet ordre-là", explique-t-il.

C'est contraint et forcé qu'il a déménagé au Touquet, fief présidentiel. Il remercie au passage sa tante : "Elle a fait ce qu’il fallait pour nous protéger [...] même si cela reste une privation de liberté terrible dont l’on souffre encore à l’heure actuelle."

L'espoir d'une libération en 2027

Le dirigeant amiénois aspire désormais à une seule chose : que son nom soit de nouveau associé uniquement à l'artisanat, à l'abri des colères sociales et des théories du complot. Le terme du second quinquennat représente pour lui une ligne d'arrivée salvatrice. "J'ai hâte que ça se termine, en 2027", déclare-t-il sobrement dans À contre-jour. Pour lui, cette date signifiera "la fin des emmerdements." Une attente marquée par la volonté de tourner la page d'une décennie d'exposition subie, rappelant sur RMC que "la bêtise ne doit pas avoir de visage".

Google News Voir les commentaires