Affaire Patrick Bruel : Brigitte Lahaie vole au secours du chanteur
Depuis deux mois, l'interprète affronte des accusations de viols particulièrement lourdes. Le contraste est saisissant pour ce chanteur habitué des records de ventes, qui se retrouve soudainement évincé des playlists nationales en moins de quarante-huit heures. Cette chute vertigineuse pousse aujourd'hui certains acteurs du paysage médiatique à réclamer davantage de mesure dans le traitement de l'affaire.
Une exécution médiatique fustigée
Lors d'une interview accordée au Buzz TV du Figaro à l'occasion de la sortie de son livre 50 nuances de bonheur aux éditions Fayard, Brigitte Lahaie a tenu à prendre la parole concernant la situation complexe de Patrick Bruel. Elle reconnait tout de même : "#MeToo, c’est formidable. Je pense que c’est très, très bien. C’est la première fois dans l’humanité qu’on dit qu’une femme n’est pas toujours consentante, ce qui est vrai. Moi je n’ai pas toujours été consentante", citée par 20 Minutes.
Toutefois, elle déplore les "excès" de ce mouvement qui reste pour elle une "révolution." Elle poursuit, à propos des plaignantes : "Elles sont peut-être bien victimes et je ne pense pas que Patrick Bruel soit un prince charmant. On est bien d’accord. Mais il y a une vérité et une autre vérité : laissons faire la justice. La présomption d’innocence est vraiment mise en danger dans ces situations-là. On le tue médiatiquement avant même qu’il soit déclaré coupable."
L'industrie du divertissement en retrait
Alors que Patrick Bruel n'a finalement pas été incarcéré après son audition lundi soir par quatre juges d'instruction mais laissé libre sous contrôle judiciaire strict, rares sont les soutiens du chanteur. Il est abandonné par l'ensemble du milieu. Ses chansons et ses films sont déprogrammés, sa pièce de théâtre et ses concerts annulés en masse, son patrimoine, comme son hôtel de luxe dans le sud, menacé de boycott. Les magistrats ne lui ont toutefois pas interdit de monter sur scène et il pourrait honorer sa tournée des Zénith.
Au-delà du cas Bruel, Brigitte Lahaie étend sa réflexion : "Je trouve que quand on voit la génération Z, où les jeunes hommes n’osent plus séduire, je dis bien séduire, je ne parle même pas de draguer, et que les jeunes femmes considèrent qu’elles n’ont plus besoin d’homme, je ne sais pas où on va." Selon l'animatrice de Sud Radio, qui est désormais reconnue comme une spécialiste des relations entre hommes et femmes, le problème remonterait à la "libération sexuelle" qui a été un "raté."
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