Canicule : quelles villes ont battu des records de température la semaine dernière ?

Publié par Sarah Martin
le 29/06/2026
Canicule : quelles villes ont battu des records de température la semaine dernière ?
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Photo d'illustration
La France vient de traverser une semaine météorologique historique fin juin 2026, marquée par des températures vertigineuses frôlant les 45 °C dans de nombreux départements.

L'anomalie thermique a atteint un niveau inédit sur le territoire national. L'épisode caniculaire qui s'est abattu sur le pays fin juin 2026 affiche une anomalie estimée à +3,7 °C par rapport aux normales saisonnières, selon les données de Météo Consult. Ce mois exceptionnel se positionne désormais très en avance sur les étés historiques de juin 2003 et juin 2025, redéfinissant notre rapport aux chaleurs extrêmes.

Une semaine de canicule sans précédent depuis 1947

L'Hexagone a suffoqué de manière continue entre le 22 et le 28 juin 2026, affrontant la séquence climatique la plus chaude jamais enregistrée en France depuis le début des relevés en 1947. Le paroxysme de cet étouffement a été atteint le mercredi 24 juin, date à laquelle l'indicateur thermique national moyen a frôlé la barre symbolique des 30 °C, s'établissant très exactement à 29,97 °C. "Le 24 juin 2026 est devenu, selon Météo-France, le jour le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne nationale de 29,9 °C en combinant le jour et la nuit", rapporte le site spécialisé Selectra.

L'ampleur géographique du phénomène a contraint les autorités publiques à multiplier les mesures exceptionnelles face à cette vague de chaleur très précoce. Au plus fort de la crise météorologique, 72 départements se sont retrouvés placés sous le statut de la vigilance rouge. Pour limiter au maximum les risques sanitaires immédiats, particulièrement face à la succession des jours brûlants, le ministère de la Santé a dû activer en urgence son numéro gratuit Canicule Info Service accessible au 0800 06 66 66.

Cette chaleur accablante s'est maintenue une fois le soleil couché, générant des nuits qualifiées de tropicales par les prévisionnistes. Les températures minimales ont atteint des seuils inédits, empêchant la baisse des températures dans les logements et tout rafraîchissement des organismes épuisés. 

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Le bilan des villes frappées par des records absolus

Le record absolu de cet épisode caniculaire hors norme appartient à la petite commune de Pruniers, située dans le département de l'Indre, qui a transpiré sous 45,2 °C en date du 22 juin. Cette valeur exceptionnelle s'inscrit parmi les plus hautes de l'histoire du pays. Le record national absolu de 46 °C, établi à Vérargues lors de la canicule de 2019, n'a donc pas été franchi, mais l'écart s'amenuise dangereusement.

Le tour de France de cette fournaise urbaine dévoile une façade Ouest particulièrement meurtrie par les rayons du soleil. La Bretagne et les Pays de la Loire ont littéralement étouffé, avec des thermomètres grimpant jusqu'à 42,2 °C à Nantes, 42,7 °C à La Roche-sur-Yon et 41,5 °C à Rennes. Dans la région du Sud-Ouest, la ville de Bordeaux a mesuré 42,5 °C, tandis que Biarritz s'est approchée de son propre record historique de 42,9 °C, un chiffre enregistré initialement en 2022. La capitale n'a pas été épargnée par ce phénomène de blocage : un pic de chaleur assommant de 42,2 °C a été relevé en plein centre-ville, au niveau des jardins du Luxembourg le 24 juin.

Au total, l'ensemble du réseau de surveillance a surchauffé. Sur les 1 200 stations gérées par Météo-France, plus de 400 ont enregistré un record pour un simple mois de juin la semaine dernière. Mieux encore, l'institut confirme que plus de 200 records absolus, tous mois confondus, sont tombés. 

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