Gaz : +6,3 % au 1er octobre, quel impact sur votre facture avant l'hiver ?

Publié par Stéphane Leduc
le 11/09/2026
Main réglant un thermostat moderne dans un intérieur lumineux.
New Planet Media
Photo d'illustration
Le prix repère du gaz subit une hausse de 6,3 % TTC dès le 1er octobre, alourdissant le budget chauffage de millions de Français juste avant l'hiver.

Les ménages français devront faire face à une nouvelle flambée tarifaire à l'approche de la saison froide. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vient d'acter un relèvement de son barème indicatif, poussé par les tensions sur les approvisionnements mondiaux. Cette décision pèsera directement sur les quittances des abonnés aux contrats indexés.

Une nouvelle hausse tarifaire officialisée par la CRE pour l'automne

La Commission de régulation de l'énergie a publié son nouveau barème officiel du prix repère de vente de gaz (PRVG) pour le mois d'octobre. Selon le régulateur indépendant, le tarif moyen passera ainsi de 172,05 €/MWh TTC en septembre à 182,88 €/MWh TTC dès le début du mois prochain. L'institution précise : « Cette grille de prix se traduit, sous les hypothèses actuelles de consommation, par un prix repère moyen de 131,18 €/MWh HT, soit 182,88 €/MWh TTC tous consommateurs confondus. »

Cette réévaluation globale de 6,3 % TTC marque une séquence particulièrement rude pour le pouvoir d'achat des particuliers. Elle s'additionne en effet au saut de 5,6 % déjà appliqué en septembre. L'indicateur de référence atteint désormais un niveau record pile au moment où les installations de chauffe s'apprêtent à reprendre du service.

Flambée des marchés de gros et profils de consommateurs concernés

Cette poussée découle directement de la hausse de 17 % des coûts d'approvisionnement supportés par les fournisseurs d'énergie. La référence de marché PEG est grimpée de 52,30 €/MWh à 61,22 €/MWh, plombée par les tensions géopolitiques internationales qui perturbent le transit des hydrocarbures.

Tous les postes de dépense ne subissent pas la même pression. Si le montant de l'abonnement annuel reste inchangé, le prix du kilowattheure progresse de 6,4 % pour la formule cuisson et eau chaude, atteignant 0,17832 € TTC. Pour les foyers utilisant le gaz pour se chauffer en zone GRDF, la hausse du kWh grimpe à 8 %, pour s'établir à 0,14557 € TTC.

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Ce surcoût frappe les millions d'usagers ayant souscrit une offre indexée sur le barème mensuel de la CRE. En revanche, les clients disposant d'un contrat à prix fixe restent protégés de cette envolée jusqu'au terme de leur engagement.

Le surcoût réel sur votre budget et les réflexes à adopter

Sur le plan financier, la CRE chiffre le préjudice immédiat à 5,28 € TTC en moyenne sur la facture du mois d'octobre. Pour une maison individuelle chauffée exclusivement au gaz, la note annuelle s'alourdira d'une centaine d'euros.

Pour limiter ces frais, le premier réflexe consiste à vérifier sa dernière facture afin d'identifier la nature exacte de son abonnement. La CRE souligne d'ailleurs : « La CRE invite les consommateurs concernés à comparer, en fonction de leur consommation annuelle, les différentes offres proposées par les fournisseurs. »

Chaque particulier peut consulter gratuitement le comparateur indépendant mis en place par le médiateur national de l'énergie sur le site energie-info.fr. Changer de fournisseur demeure une démarche gratuite, réalisable à tout instant, sans préavis et sans coupure de compteur. Enfin, préparer ses équipements permet d'amortir le choc : purger ses radiateurs, réviser sa chaudière et régler le thermostat sur 19 °C dans le salon et 17 °C dans les chambres réduisent immédiatement la facture.

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