Mort d’Émile : les parents dénoncent la médiatisation des preuves et prennent la parole « avec gravité »

Publié par Sarah Martin
le 04/05/2026
Mort d’Émile : nouveau rebondissement, la grand-mère du garçon dit détenir des éléments à transmettre à la justice
Istock
Près de trois ans après la disparition du petit Émile au Haut-Vernet, ses parents, Marie et Colomban Soleil, brisent le silence dans une tribune pour dénoncer le déballage des preuves sur la scène publique.

Depuis la disparition tragique du petit garçon le 8 juillet 2023 au Haut-Vernet, et la macabre découverte de ses ossements le 30 mars 2024, le mystère reste entier. 

Alors que les enquêteurs poursuivent un travail minutieux pour reconstituer les faits, la pression autour de ce fait divers hors norme ne retombe pas. Les rumeurs incessantes forcent aujourd'hui la famille endeuillée à sortir de sa réserve pour protéger l'intégrité des investigations en cours.

Un cri du cœur publié dans la presse

Le silence de Marie et Colomban Soleil aura duré de très longs mois. Une réserve aujourd'hui rompue par la publication d'une tribune exclusive dans les colonnes du Journal du Dimanche. Dans ce texte dense, les parents s'expriment avec une extrême gravité pour exiger l'arrêt immédiat de ce qu'ils qualifient de "tourbillon médiatique".

Les proches du jeune garçon se dressent publiquement face à des interventions extérieures qu'ils jugent particulièrement intrusives, blessantes et totalement infondées au regard des faits réels.

Dénonciation de fantasmes et fuites préjudiciables à l'enquête

Dans leur déclaration, le couple cible de façon très explicite la parution récente d'un ouvrage consacré à l'affaire. D'après le Journal du Dimanche, des propos confirmés par Le Salon Beige, l'auteur de ce livre est vivement accusé de relayer des hypothèses dépourvues du moindre fondement, cela faute d'avoir pris soin de vérifier ses sources.

Les parents fustigent une exploitation indécente de leur drame personnel et s'insurgent. L'auteur oserait même une comparaison inacceptable entre ses propres tourments et la perte insurmontable de leur enfant.

Sur le strict plan juridique, la famille alerte avec vigueur sur les "innombrables et scandaleuses violations du secret de l'instruction". En divulguant des éléments techniques extrêmement sensibles, comme la vaste campagne de prélèvements ADN effectuée sur plus de cent personnes au cours du mois de février 2026, ces multiples fuites bafouent l'article 11 du Code de procédure pénale. Les plaignants redoutent que ces indiscrétions n'informent préventivement d'éventuels suspects, compromettant ainsi gravement la manifestation de la vérité.

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Un appel ferme à la décence et à la protection des investigations

Marie et Colomban Soleil martèlent que seule l'enquête judiciaire, rigoureusement menée par les juges d'instruction d'Aix-en-Provence, détient la légitimité requise pour faire la lumière sur cette tragédie. Pour mémoire, le procureur de la République mentionnait dès mars 2025 l'existence d'un traumatisme facial violent, consolidant sérieusement la piste impliquant un tiers.

Selon leurs propres mots, "tout n'est pas justifiable par la liberté de la presse". Les personnes choisissant de divulguer des pièces couvertes par le secret endossent une lourde responsabilité, risquant purement et simplement d'anéantir des années d'investigations acharnées.

Cette tribune s'apparente à un plaidoyer pour le respect du grand public et de la douleur des proches. Derrière cette agitation permanente, les parents demandent à la société de ne pas perdre de vue l'humain : "c’est nous qui souffrons les premiers", rappellent-ils dans le Journal du Dimanche

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