Meurtre de Louise : Owen L. mis en examen pour deux viols sur mineures

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 26/02/2026
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Fin février, Owen L., déjà écroué pour le meurtre de la petite Louise, a été mis en examen pour les viols de deux adolescentes commis avant le drame.

Un an après le meurtre tragique de la collégienne à Épinay-sur-Orge, l'enquête connaît un rebondissement majeur. Alors que le principal suspect attendait son procès pour homicide, son passé judiciaire s'alourdit considérablement. Les autorités ont découvert d'autres crimes présumés, antérieurs aux faits de 2025, obligeant la justice à reconsidérer la dangerosité de l'individu.

De nouvelles accusations accablantes

L'information judiciaire a pris une nouvelle ampleur à la fin du mois de février 2026. Selon les informations rapportées par Le Parisien et Le Nouveau Détective, Owen L. a été extrait de sa cellule pour être mis en examen pour des faits de viols sur deux mineures. Ces agressions ne sont pas liées à la scène de crime d'Épinay-sur-Orge, mais révèlent un parcours criminel plus ancien.

Les faits reprochés se seraient déroulés en 2021 et 2023, soit bien avant le meurtre de Louise, âgée de 11 ans. D'après Sud Ouest, les deux victimes étaient âgées de 15 et 16 ans au moment des agressions. C'est la médiatisation intense de l'enquête initiale et la diffusion de la photographie du suspect qui ont poussé ces jeunes femmes à se manifester auprès des services de police, brisant ainsi le silence sur leurs propres traumatismes.

Un prédateur rodé aux réseaux sociaux

Les investigations mettent en lumière une mécanique bien huilée. Le suspect privilégiait l'usage détourné des plateformes numériques, notamment Snapchat et Instagram, pour approcher ses cibles. Le mode opératoire décrit par les enquêteurs consistait à établir un contact virtuel sous de faux prétextes, avant de provoquer une rencontre physique qui basculait ensuite dans la violence.

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Ce comportement éclaire d'un jour nouveau la personnalité d'Owen L. Lors des premières conférences de presse, le procureur de la République d'Évry, Grégoire Dulin, décrivait déjà un individu « nerveux, violent, agressif », souffrant d'une addiction aux jeux vidéo. Si le mobile sexuel avait été initialement écarté pour le meurtre de Louise — le procureur évoquant alors une intention de « voler ou de racketter une personne pour se calmer » —, ces nouvelles mises en examen forcent la justice à réinterroger la dimension prédatrice et sexuelle du dossier.

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Une procédure judiciaire alourdie

Cette évolution du dossier entraînera probablement une jonction des procédures. Owen L., âgé de 23 ans au moment du meurtre en 2025, devrait répondre de l'ensemble de ces crimes lors d'un procès unique devant la cour d'Assises. L'accumulation des chefs d'accusation expose désormais le jeune homme à une peine nettement plus lourde, pouvant aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité.

Face à ce profil inquiétant, la vigilance numérique des parents demeure la meilleure protection. Les experts recommandent une surveillance accrue des messageries privées et le paramétrage systématique des comptes des mineurs en mode « privé ». Il est impératif de sensibiliser les adolescents au danger réel des rendez-vous fixés avec des inconnus rencontrés en ligne.

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Enfin, l'affaire souligne la responsabilité de l'entourage. Le parquet d'Évry rappelle que les parents et l'ex-petite amie du suspect ont eux aussi été mis en examen, sur le fondement de l'article 434-1 du Code pénal, pour « non-dénonciation de crime ». Une procédure qui illustre l'omerta familiale ayant permis à Owen L. de passer sous les radars jusqu'au drame.

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