89 millions d'euros : c'est le montant record qu'ont atteint les fraudes à Pôle emploi entre janvier et septembre 2014, selon un bilan révélé vendredi par Le Monde. Un chiffre en hausse permanente depuis 2011. 
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Les fraudes à Pôle emploi battent un nouveau record. En hausse continue depuis 2011, elles ont atteint la somme de 89 millions d’euros entre janvier et septembre 2014, selon un bilan partiel du Comité central d’entreprise (CCE) révélé vendredi par le quotidien Le Monde. Le nombre de demandeurs d'emplois impliqués est de 9113. Les entreprises fraudeuses sont quant à elles 259. 

En seulement neuf mois, la fraude approche déjà celle enregistrée sur toute l’année 2013, qui avait atteint 100 millions d’euros. Ces fraudes correspondent principalement à l’absence de déclaration des périodes d’emploi afin de cumuler un salaire et une allocation chômage, précise le quotidien du soir. Celles-ci avaient coûté 38,3 millions d’euros en 2013.

Emplois fictifs et changements de situation non déclarés

Parmi les autres tromperies, on retrouve également une majorité d’emplois fictifs (avec un coût de 16,2 millions d’euros l’année dernière), les changements de situation non déclarés ou encore les résidences à l’étranger et fraudes transfrontalières.

Face au problème, l’organisme en charge des demandeurs d’emploi a développé des outils de lutte contre la fraude avec "des processus d'analyse de données ("datamining") qui permettent de cibler les contrôles sur les populations les plus susceptibles de frauder", rappelle Le Monde. Avec vraisemblablement peu de résultats positifs pour le moment. 

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