Drame familial à Nanterre : Une adolescente poignardée par sa mère, son pronostic vital engagé

Publié par Matthieu Chauvin
le 20/09/2026
Femme couteau
Istock
Une adolescente de 16 ans lutte pour sa survie à l'hôpital après avoir reçu une vingtaine de coups de couteau portés par sa mère, samedi 19 septembre à Nanterre.

Le drame s'est noué en plein jour dans les Hauts-de-Seine, provoquant une onde de choc parmi les habitants de la résidence. Alertés en urgence, les secours et les forces de l'ordre ont convergé vers le quartier de la préfecture pour prendre en charge la jeune victime ensanglantée et sécuriser le périmètre. L'enquête judiciaire ouverte par le parquet s'attache désormais à faire la lumière sur l'origine du différend et sur l'état psychiatrique de l'auteure présumée.

Une violente agression intrafamiliale et une suspecte retranchée

Samedi 19 septembre, aux alentours de 14 heures, un violent différend familial éclate dans un appartement situé allée René Descartes, à proximité immédiate de la préfecture de Nanterre. Au cours de cette dispute domestique, la jeune fille de 16 ans subit un déchaînement de violences inouï : elle reçoit une vingtaine de coups de couteau dans le dos, assénés par sa propre mère. Malgré la gravité extrême de ses blessures, l'adolescente parvient à s'échapper du logement pour se réfugier à l'extérieur et donner l'alerte auprès du voisinage.

Prise en charge sur place par les sapeurs-pompiers et les équipes du SAMU, la victime est médicalisée puis évacuée en état d'urgence absolue vers l'hôpital européen Georges-Pompidou, situé dans le XVe arrondissement de Paris. Son pronostic vital est alors engagé face à l'ampleur des plaies dorsales.

Dans l'appartement, la mère de famille refuse d'ouvrir et s'enferme à clé. Face à cette situation d'urgence, les policiers interviennent rapidement et parviennent à pénétrer dans le logement grâce à un jeu de clés fourni sur place. Les forces de l'ordre neutralisent l'agresseuse sans nouvel affrontement et découvrent l'arme blanche dissimulée juste derrière la porte d'entrée. Présentant des blessures superficielles au niveau du thorax et de l'abdomen, la suspecte est transportée sous escorte policière vers le groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, dans le XIIIe arrondissement parisien, avant que la mesure de garde à vue ne se poursuive.

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Suivi psychiatrique, déclarations troubles et enjeux judiciaires

Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs mettent en lumière un profil médical fragile. La mère de famille faisait l'objet d'une prise en charge régulière au sein d'un centre médico-psychologique (CMP) de la région. Les investigations s'attachent à vérifier si le geste répond à une décompensation psychotique aiguë ou à une rupture soudaine de son protocole médicamenteux habituel.

Le déroulement de l'interpellation a également suscité de vives interrogations. Selon une source policière citée par Le Parisien et RTL, la suspecte aurait hurlé "Allahou akbar" au moment où les agents lui passaient les menottes. Bien que la piste d'un délire mystique associé à des troubles mentaux soit privilégiée par les magistrats, le parquet vérifie minutieusement tout antécédent de radicalisation afin d'écarter formellement toute motivation terroriste.

L'enquête s'oriente vers des poursuites pour tentative d'homicide volontaire sur mineure par ascendant, une infraction passible de la réclusion criminelle à perpétuité selon l'article 221-4 du Code pénal. L'expertise psychiatrique ordonnée par la justice constituera le pivot de la procédure : il s'agira d'appliquer l'article 122-1 du Code pénal pour trancher entre une abolition totale du discernement, synonyme d'irresponsabilité pénale et d'internement sous contrainte, ou une simple altération maintenant un procès devant la cour d'assises.

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