Une chroniqueuse des Grandes Gueules écartée de RMC après une condamnation pour injure publique
Figure historique de la radio, l'enseignante d'histoire-géographie Barbara Lefebvre était régulièrement au centre des débats animés de la mi-journée. Une sanction judiciaire dommageable pour la direction de RMC, désormais contrainte d'agir avec fermeté face à la gravité des faits et à la grogne interne.
Une condamnation judiciaire qui scelle son sort ?
Le 15 avril 2026, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a frappé fort en condamnant la chroniqueuse à une amende de 1 000 euros pour "injure publique en raison de l'origine." En réaction immédiate, la station a pris la décision de suspendre sa collaboratrice jusqu'à nouvel ordre. Selon les informations dévoilées par Le Parisien, un entretien stratégique est d'ores et déjà programmé avec la direction pour statuer sur son retrait définitif de l'émission phare. En attendant, elle a été "mise à l'écart."
Des propos injurieux envers les gens du voyage
La controverse trouve sa source en avril 2024, au cours d'un débat consacré aux violences en milieu hospitalier. Barbara Lefebvre avait alors violemment ciblé la communauté des gens du voyage. "Non, ils n'ont pas les codes d'une société civilisée. Alors ils vivent selon leurs règles. Les gens du voyage, les machins", affirmait-elle à l'antenne, comme le rappelle le SNJ. L'intervenante était allée jusqu'à accuser cette population de maltraitance animale, dénonçant des accueils "à coup de barres de fer", avant d'inviter froidement ces citoyens français à aller "se faire soigner dans le pays des gens du voyage."
La pression des syndicats et la fin de la tolérance
Face à ce tollé retentissant, les représentants du personnel ont exigé une réaction sans appel. Refusant d'attendre l'issue d'une procédure d'appel judiciaire, les syndicats SNJ et CGT ont publié un communiqué strict : "Nous ne tolèrerons pas que la direction invoque, pour ne pas agir, la présomption d'innocence ." Cette fronde interne fait écho à une précédente mise en garde prononcée par l'Arcom en juillet 2024, le gendarme de l'audiovisuel alertant déjà sur des paroles risquant d'encourager la discrimination.
Un profil polémique devenu trop lourd à porter
L'animatrice cumule les dérapages médiatiques depuis plusieurs années. Récemment recadrée pour avoir diffusé une information erronée sur les décisions de la Cour pénale internationale concernant la bande de Gaza, elle s'était aussi illustrée en 2021 sur LCI. Elle y conseillait avec désinvolture aux patients atteints de maladies incurables de sauter d'un pont. Paradoxalement, l'enseignante a par le passé occupé d'importantes fonctions au sein de la LICRA. Une ironie du sort qui souligne la complexité de son parcours, à l'heure où RMC souhaite assainir son image.
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