Brigitte Macron et son frère Jean-Michel contre-attaquent face aux mauvaises rumeurs

Publié par Sarah Martin
le 16/10/2026
Brigitte Macron
abacapress
Visés depuis 2021 par une infox virale prétendant qu'elle serait née homme sous l'identité de son frère, Brigitte Macron et Jean-Michel Trogneux refusent d'abandonner leur combat judiciaire.

Face aux théories du complot qui heurtent leur intimité, la Première dame et son frère mènent une bataille procédurale sans répit. Après le choc provoqué par la relaxe en appel des deux instigatrices de la fausse information, la fratrie porte désormais le litige au sommet de l'ordre judiciaire français.

La Cour de cassation saisie : un tournant décisif fixé au 10 novembre 2026

Ce 16 octobre 2026, le calendrier s'est accéléré avec la fixation de l'audience devant la chambre criminelle de la Cour de cassation au 10 novembre 2026. Dans cette procédure très scrutée, le parquet général préconise d'ailleurs une cassation partielle de l'arrêt rendu précédemment. Une orientation qui conforte la détermination de la fratrie et de leur conseil, Me Jean Ennochi, qui rappelait dès juillet 2025 à l'AFP : « Brigitte Macron et son frère Jean-Michel Trogneux souhaitent contester cette décision ».

Cette offensive marque une nouvelle étape dans un feuilleton judiciaire intense. En septembre 2024, le tribunal correctionnel de Paris condamnait Amandine Roy et Natacha Rey à des amendes avec sursis ainsi qu'à des dommages et intérêts pour diffamation. Pourtant, la cour d'appel de Paris a créé la surprise en juillet 2025 en relaxant les deux femmes, invoquant la liberté d'expression et la bonne foi. Un revirement inacceptable pour les plaignants et le parquet général, déterminés à empêcher une telle jurisprudence.

L'épreuve intime d'une famille ciblée au cœur de sa généalogie

Née en 2021 dans un entretien vidéo de quatre heures entre une médium et une rédactrice en ligne, la rumeur prétendait effacer l'existence même de l'épouse du chef de l'État. En janvier 2022 sur RTL, Brigitte Macron confiait son désarroi : « Au début, j'ai regardé ça d'un peu loin [...] et d'un coup on arrive à mon frère, et c'était moi. Là, on touche à la généalogie de mes parents, c'est impossible ». Le président Emmanuel Macron dénonçait lui aussi le 8 mars 2024 ces dérives : « La pire des choses, ce sont les fausses informations et les scénarios montés, avec des gens qui finissent par y croire et qui vous bousculent, y compris dans votre intimité ».

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Une théorie qui dépasse les frontières

L'infox a rapidement dépassé les frontières hexagonales, reprise outre-Atlantique par des figures conspirationnistes comme Candace Owens. Tandis que le tribunal de Paris a déjà lourdement sanctionné plusieurs cyberharceleurs issus de la meute numérique, ce pourvoi doit désormais trancher le débat juridique : fixer une limite infranchissable entre libre expression et propagation de calomnies mensongères.

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