Moyen-Orient : Mojtaba Khamenei prend la tête de l'Iran en pleine tempête militaire
Au douzième jour d'un conflit ouvert, le nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est déclaré « sain et sauf » malgré ses blessures, amorçant une riposte qui menace d'embraser l'économie mondiale.
Alors que Téhéran multiplie ses tirs contre Israël et les intérêts américains, l'escalade gagne le Liban et la zone stratégique du détroit d'Ormuz.
Ces tensions géopolitiques extrêmes font redouter un choc énergétique majeur à l'échelle internationale, avec des répercussions directes sur le prix des carburants. Examen détaillé des dynamiques et des conséquences de cet affrontement armé inédit qui mobilise les grandes puissances.
Mojtaba Khamenei, un nouveau Guide dans la tourmente
Après plusieurs jours de doutes intenses sur son état de santé, le nouveau dirigeant iranien survit aux frappes ennemies. Yousef Pezeshkian, le fils du président iranien, a assuré ce mercredi 11 mars que le Guide suprême se porte bien. "J'ai demandé à des amis qui ont des connections. Ils m'ont dit que, grâce à Dieu, il était sain et sauf", rapporte de manière précise Le Parisien.
Cette annonce rassurante pour le régime intervient dans un climat de succession précipitée sous le feu continu des bombes. Désigné le 8 mars par l'Assemblée des experts, Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, prend la suite de son père Ali Khamenei.
Ce leader historique a été tué le 28 février lors du raid initial foudroyant mené par les forces américaines et israéliennes sur la ville de Téhéran, indique le quotidien La Croix.
En dépit des blessures subies lors de cette première attaque de grande envergure, le successeur incarne la continuité absolue du régime islamique. Il a immédiatement reçu l'allégeance des puissants Gardiens de la Révolution, une force armée chargée de piloter intégralement la contre-attaque militaire.
L'opération Promesse honnête 4 et l'escalade militaire
En réponse aux attaques destructrices occidentales, Téhéran déclenche une pluie de missiles d'une ampleur totalement inédite. Les forces iraniennes ont lancé des salves massives de drones et de missiles balistiques vers le territoire d'Israël, mais également en direction des bases américaines situées au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et en Irak, souligne l'analyse des Clés du Moyen-Orient.
Cette riposte agressive intervient directement après les opérations préventives baptisées « Epic Fury » par les États-Unis et « Roaring Lion » par l'État d'Israël. Ces manœuvres complexes, lancées à la fin du mois de février, visaient à anéantir les infrastructures nucléaires et balistiques de la République islamique, précise Le Parisien.
Sur le terrain, le bilan humain s'avère particulièrement lourd, avec plus de 1 300 civils tués selon les autorités de Téhéran, d'après les dernières informations relayées par TV5Monde et Blick.
Profondément soutenu par les milieux sécuritaires, Mojtaba Khamenei durcit considérablement la posture de son pays face à la coalition occidentale. L'influence prépondérante des Gardiens de la Révolution marque la fin abrupte de toute perspective de négociation diplomatique à court terme.
Embrasement régional et péril sur l'économie mondiale
Le conflit s'étend rapidement aux nations voisines, avec le Liban comme second front actif de la guerre. L'armée israélienne a multiplié ses frappes aériennes sur Beyrouth et déclenché une vaste incursion terrestre au Sud-Liban pour cibler les positions du Hezbollah, allié historique et bras armé de Téhéran. Sur place, le bilan des victimes s'alourdit rapidement avec plus de 480 morts recensés du côté libanais, selon les chiffres de Blick.
La ligne de front se déplace aussi sur les mers, menaçant directement la sécurité maritime internationale et les routes commerciales. Un imposant cargo a été percuté ce mercredi 11 mars par un projectile d'origine inconnue. La possible fermeture ou le minage du détroit d'Ormuz, une zone stratégique où transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié selon le journal Libération, sème un vent de panique sur l'ensemble des marchés financiers.
Les conséquences économiques pèsent d'ores et déjà lourdement sur le pouvoir d'achat des ménages européens et français. Sous l'effet de ces tensions extrêmes, le prix du baril de pétrole a grimpé en flèche pour atteindre la barre vertigineuse des 118-120 dollars, rapportent conjointement TV5Monde et Blick. Cette flambée spectaculaire provoque une hausse immédiate des tarifs à la pompe et nourrit des craintes prononcées sur une nouvelle poussée incontrôlable de l'inflation énergétique en Europe.