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A l'occasion du 60ème anniversaire du traité de Rome, le Parlement européen a invité 751 citoyens (le nombre de députés européens) du Vieux Continent à venir débattre dans l'hémicycle de Bruxelles. Après une session studieuse sur l'avenir de l'Europe, un concert a clôturé les festivités.
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L'année 2017 marque le 60e anniversaire du traité de Rome, fondateur de l'Union européenne. Or la sortie prochaine du Royaume-Uni ébranle le projet européen. Les Etats membres restants s'interrogent sur leur avenir commun. A la veille des festivités de Rome, le 25 mars, Euronews a interrogé le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, sur le futur de l'Union européenne. Euronews: " Après 60 ans, n'est-ce pas le début de la fin pour le projet européen? " Xavier Bettel: " Au contraire, les 60 ans c'est le moment où l'on regarde ce qui marche bien, et qu'on le dit, car c'est mieux qu'on soit conscient que cela fonctionne, et que l'on se rappelle que l'Europe est née d'un projet de paix, avec deux pays, la France et l'Allemagne, qui encore auparavant se tiraient dessus. " Euronews: " Mais pensez-vous que cette déclaration de Rome peut être une étape importante dans la relance du projet européen? " Xavier Bettel: " Rome n'est pas un moment de négociations. Rome c'est le moment où depuis 60 ans on vit en paix, cela fait 60 ans que j'ai des libertés, que j'ai des droits, que je vis dans un espace où je peux aller travailler, je peux aller vivre, je peux me marier, je peux mourir, je peux étudier, je peux me faire soigner, je peux être défendu, je peux être élu, je peux voter... C'est cela dont on doit déjà se rappeler nous-même. " Ne pas rester au point mort Euronews: " Le chef du parti au pouvoir en Pologne a dit qu'il refusait une Europe à deux vitesses, en disant que cette Europe à deux vitesses signifiait une descente en seconde division pour son pays. Comprenez-vous cette inquiétude? " Xavier Bettel: " Le problème qu'il y a, c'est que l'Europe à deux vitesses, ce n'est pas une vitesse et une autre, ce sont des projets: cela ne sera pas une vitesse où tout le monde suit, et une seconde vitesse où personne ne suit, ce sont des projets. L'agenda digital, par exemple, on a 28 régulateurs, on a 28 marchés, on est bloqué entre les États-Unis et l'Asie, on est pris en étau. Il faut que l'on comprenne que l'on a besoin d'une stratégie commune. Ce n'est pas parce qu'un pays dit 'moi je n'ai pas envie' qu'on ne va pas avancer dessus. On doit pouvoir avancer dossier par dossier. Ce ne sera pas une Europe avec ceux qui veulent et ceux qui ne veulent pas, ce sera dossier par dossier avec ceux qui veulent avancer. On a la coopération renforcée, vous l'avez bien vu avec Schengen, on a commencé à quelques pays, puis on a grandi pays par pays, ça sera comme cela avec d'autres choses. L'euro, cela a été la même chose. On le voit, des pays, peut-être au départ frileux à l'un ou l'autre projet, voudront continuer à travailler. Moi je n'ai pas envie d'avoir une Europe au point mort, et je ne serai pas un otage de l'un ou l'autre pour des questions de politiques intérieures. " Euronews: " Vous ne serez pas otage de la Pologne? " Xavier Bettel: " C'est vous qui dites la Pologne, car encore une fois c'est au cas par cas. Si la Pologne veut tout bloquer, alors qu'elle nous le dise, si la Pologne veut tout bloquer, alors qu'elle nous le dise. Ce sera projet par projet. Ce ne sera pas, d'un côté, ceux qui avancent, et de l'autre côté, ceux qui sont au point mort, même si pour certains on a l'impression qu'ils veulent reculer. Ce sera projet par projet, c'est pour moi une Europe à plusieurs vitesses où l'on avancera plutôt que de rester au point mort. Je ne me laisserai pas bloquer à 27 aujourd'hui, parce que l'un décide qu'il ne veut pas avancer, ce n'est pas cela l'Union européenne, on est pas otage de l'un ou de l'autre, on continue ensemble. Mon projet, c'est de rester à 27, j'aurais préféré à 28, je respecte (la décision), je (la) regrette. Mais on est 27 demain, et je veux qu'on continue à 27, c'est mon but principal. Mais là où je ne peux pas, je ne veux pas dans ce cas-là qu'on ne fasse rien. Encore une fois, je préfère une Europe à deux vitesses qu'une Europe au point mort. "
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L'Union européenne et le Japon veulent conclure un nouveau partenariat commercial et politique. L'objectif d'un tel accord est de lutter contre le protectionnisme. Lors de son déplacement à Bruxelles, le Premier ministre japonais a vanté le libre-échange " Ensemble, le Japon, l'Union européenne et les États-Unis devraient travailler main dans la main pour maintenir et renforcer la liberté et le multilatéralisme ", explique Shinzo Abe. Les Européens souhaitent conclure cet accord d'ici la fin de l'année. Le Président de la Commission européenne a aussi insisté sur les questions de sécurité liées à la Corée du Nord. " La recherche d'armes de destruction massive est une préoccupation majeure pour l'Union européenne et le Japon. Nous continuerons à appliquer les résolutions de l'ONU ", affirme Jean-Claude Juncker. L'enjeu pour Tokyo est de trouver le bon équilibre politique autour de cet accord commercial. Le Japon ne veut pas froisser pas les États-Unis, son partenaire stratégique en matière de défense.
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Des négociations qui s'annoncent extrêmement difficiles et qui feront du Royaume-Uni le premier État membre à sortir de l'Union après quarante ans d'un mariage de raison. 'On a laissé passer beaucoup de temps. Je pense que les autorités britanniques avaient besoin de temps pour se préparer, mais, enfin, on va rentrer dans le vif du sujet et je souhaite qu'on le fasse de manière constructive des deux cotés', insiste le ministre français des Finances, Michel Sapin. En déplacement au pays de Galles, la cheffe du gouvernement britannique promet de rester ferme durant les négociations. 'J'ai fixé mes objectifs, insiste Theresa May. Cela inclus d'avoir un bon accord de libre-échange, cela inclus de continuer à travailler ensemble sur des questions comme celles de la sécurité, qui est au coeur de notre action. Nous allons négocier sans relâche pour donner aux Britanniques ce pour quoi ils ont voté.' La majorité des Britanniques a voté pour une sortie de l'Union européenne sur fond de crise de la zone euro accentuée par une crainte de l'immigration alimentée par les populistes du parti Ukip.
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Antonio Tajani est le nouveau président du Parlement européen et il a pris ses fonctions sans doute à un des pires moments pour l'Europe. A-t-il les ressources nécessaires pour sortir l'Union européenne de la plus violente tempête de son histoire et surtout la guider vers un nouvel avenir ? Pour Euronews, Antonio Tajani répond aux questions d'Isabelle Kumar. - Isabelle Kumar : Très bientôt les leaders européens vont se réunir à Rome pour les célébrations du 60e anniversaire du traité de Rome. Certains évoquent l'image des musiciens qui jouaient sur le Titanic lorsqu'il était en train de couler. Est-ce que vous vous sentez comme le capitaine d'un navire qui est en train de s'échouer ? - Antonio Tajani : Absolument pas. Je me sens comme un marin qui travaille pour sortir de la tempête. Je suis convaincu que nous allons arriver au port victorieux de la tempête. Pourquoi ? Parce que les Européens ont déjà démontré qu'ils étaient capables de résoudre les problèmes quand ils sont en difficulté. Nous avons gagné le défi après la deuxième guerre mondiale. Grâce à l'Europe, nous avons vécu 70 ans de paix, de liberté... - Isabelle Kumar : Mais nous sommes dans un contexte très différent maintenant... - Antonio Tajani : Il y a trois grands problèmes. Le chômage - surtout le chômage des jeunes, c'est-à-dire l'avenir de l'Union européenne -, l'immigration illégale et le terrorisme. Nous n'avons pas encore gagné le défi contre Daesh. - Isabelle Kumar : Ce sont vos priorités pour l'avenir, sur lesquelles l'Union européenne va se focaliser ? - Antonio Tajani : Exact. Il y a aussi le problème du Brexit. Pour la première fois, un pays demande de sortir de l'Union. Nous devons travailler tous ensemble, ce n'est pas le bon moment pour susciter des polémiques entre les institutions européennes. Il faut que le Parlement, que j'ai l'honneur de guider, la Commission européenne, le Conseil et les Etats membres travaillent tous ensemble, pour nos citoyens. Il faut travailler dans l'unique but de fournir des réponses à nos concitoyens. - Isabelle Kumar : La Commission européenne a fait cinq propositions en vue d'une future Union européenne. Celle qui semble être avoir sa préférence est l'Europe à géométrie variable. - Antonio Tajani : Une géométrie variable avec deux, trois, ou quatre pays à l'avant-garde, ce n'est pas négatif. Prenons par exemple, la politique européenne de la défense : si la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie décident d'aller de l'avant pour ouvrir une nouvelle route, pour renforcer la politique étrangère de l'Union européenne, mais sans exclure les autres et en essayant d'aller de l'avant pour préparer le terrain pour les autres, ce n'est pas un message négatif, c'est un message positif. - Isabelle Kumar : Qu'est-ce que vous faites pour les pays qui ne veulent pas adhérer à cette vision. Est-ce qu'ils vont être cantonnés, mis à l'écart du projet européen ? - Antonio Tajani : Absolument pas, il faut aller de l'avant tous ensemble. Si la géométrie variable signifie quelqu'un qui essaie d'être à l'avant-garde, c'est bien. Si au contraire ceux qui sont à l'avant-garde essaient de pousser les autres dans un coin, c'est une faute. - Isabelle Kumar : La Pologne a clairement dit qu'elle voudrait travailler à l'encontre des ambitions européennes. Qu'allez vous faire avec un partenaire comme la Pologne ? - Antonio Tajani : Il y a un toujours un débat politique. Dans une Union est très grande, il existe des approches différentes. C'est une union de différents États membres. Chaque État membre essaie de défendre sa ligne politique à l'intérieur d'une stratégie. Nous avons eu l'élection du président du Conseil européen, Monsieur Tusk. La Pologne a voté contre, les autres ont voté pour. C'est la démocratie. - Isabelle Kumar : Si l'Allemagne joue un rôle encore plus important dans la future Union européenne, cela renforcera les arguments des populistes qui disent que l'Allemagne décide de tout... - Antonio Tajani : Il faut comprendre les raisons des citoyens qui votent pour ces partis. S'il y a un malaise, ils décident évidement d'envoyer un message politique, aux autres partis. Voilà pourquoi il faut travailler sur ce problème et non pas sur les partis populistes. Vous avez vu qu'aux Pays-Bas, ils n'ont pas gagné. Pourquoi ? Parce que le Premier ministre a donné des réponses aux citoyens. - Isabelle Kumar : L'échéance de l'élection présidentielle française approche. Est-ce que vous avez une stratégie au cas où le Front National arrive au pouvoir ? - Antonio Tajani : Je pense que le match est ouvert et je ne suis pas sûr que le Front National puisse gagner l'élection. La position de mon parti est claire. La position du Parlement n'est pas une position populiste. Il y a une seule stratégie : répondre aux citoyens. Donner des réponses. Résoudre les problèmes du chômage, de l'immigration, du terrorisme et résoudre le problème du Brexit. La première chose à faire est résoudre le problème divorce. Après le problème divorce, on va décider quelle est la façon de régler les relations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. - Isabelle Kumar : La Grande-Bretagne évoque la possibilité d'abandonner les négociations sans avoir obtenu un accord. Londres dirait même que ce serait même pire pour l'Union s'il n'y avait pas d'accord. Qu'est-ce que vous en prensez ? - Antonio Tajani : Je pense que ce serait pire pour eux et qu'il ne faut pas se fâcher face à ce type de déclarations. Les Britanniques sont tout à fait en mesure de conclure un accord. Il faut donc rester sur nos gardes, défendre nos intérêts et, en même temps, ne pas oublier qu'après le divorce la Grand Bretagne sera toujours un interlocuteur de l'Union européenne. Le Royaume-Uni sort de l'UE, mais il reste un pays européen. - Isabelle Kumar : Un des autres problèmes de l'Union européenne est l'immigration. Vous avez évoqué la possibilité de camps de réfugiés dans un pays comme la Libye. Cela serait il envisageable dans l'avenir? - Antonio Tajani : Il faut permettre aux réfugiés d'être accueillis dans des situations positives, c'est-à-dire avec des médecins, des médicaments, avec quelqu'un qui défend leur droit à la vie... Il faut bien sûr s'engager dans ce domaine avec l'ONU. Il faut avoir des organisations capables d'accueillir... - Isabelle Kumar : Mais comment cela serait-il possible en Libye, un est pays hors de contrôle ? - Antonio Tajani : Il faut commencer par le sud, commencer dans les pays de l'Afrique subsaharienne. Après, quand la Libye aura trouver de solutions, on pourra y faire la même chose. Il faut empêcher que la Méditerranée devienne un cimetière. La solution est compliquée. Cela ne suffit pas d'avoir des camps, il faut faire des investissements plus importants en Afrique. - Isabelle Kumar : Dans cette crise la Turquie est un de vos alliés les plus puissants. Les relations avec la Turquie sont en même temps de plus en plus explosives. Est-ce que la Turquie peut demeurer un partenaire dans cette solution de la crise migratoire ? - Antonio Tajani : La Turquie est toujours un partenaire. Je pense qu'après la campagne électorale pour le référendum (en Turquie), Ankara va faire en sorte de calmer la polémique. Je pense qu'il faut aller de l'avant, continuer avec nos accords. Bien sûr, nous défendons le droits (de l'homme) et personne ne peut dire qu'un pays européen est un pays nazi, c'est à nos yeux inacceptable. Nous sommes le coeur de la liberté, de la démocratie, de la défense des droits de l'homme. On peut toujours écouter des conseils, mais nous ne pouvons pas accepter quelqu'un qui prétend que nous sommes nazis. - Isabelle Kumar : Que faudrait-il pour révoquer la candidature de la Turquie à l'UE ? - Antonio Tajani : Pourquoi révoquer ? S'il y a des moments difficiles, il faut essayer de les résoudre niveau diplomatique. Nous devons comprendre les problèmes des Turcs, mais nous défendons toujours nos valeurs : la liberté d'expression, la démocratie, les droits de l'Homme. - Isabelle Kumar : Parlons maintenant de vous... Votre prédécesseur Martin Schulz était très proche du président de la Commission Juncker, qui quittera son rôle à la fin de son mandat. On parle parfois de la solitude du pouvoir. Est-ce que vous éprouvez cela ? - Antonio Tajani : Jamais, je n'ai jamais souffert de solitude. Je parle avec les collègues, je mange avec mes collègues... Je suis élu, soit en Italie soit ici, avec le soutien des citoyens et des députés. Je n'ai aucune problème de solitude.
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Adam Michnik n'aime pas l'ambiguité, sa critique contre le national-populisme au pouvoir en Pologne est cinglante : " En Pologne nous observons aujourd'hui l'évolution de l'Etat de droit démocratique vers l'autocratie ; c'est l'autocratie de velours. " - Michnik accuse le gouvernement actuel de créer une ambiance de " xénophobie et homophobie " pour conclure : " Ce n'est pas le retour vers la tradition, mais c'est le retour vers la barbarie. " - Adam Michnik est né en 1946 à Varsovie. L'historien porte des multiples chapeaux : journaliste, essayiste et ancien militant de l'opposition polonaise dans les années 1960, 1970 et 1980. Le régime communiste à l'époque n'appréciait pas l'esprit libre et les mots critiques de Michnik, ainsi Michnik se trouvait pendant plusieurs années derrière les barreaux, en tant que prisonnier politique. - Aujourd'hui, Michnik est directeur de publication de la Gazeta Wyborcza, un des grands quotidiens de Pologne. L'envoyé spéciale d'Euronews, Hans von der Brelie, vient de rencontrer Adam Michnik à Varsovie, dans son bureau tapissé de livres : c'était difficile de trouver deux places pour s'asseoir, des tours de livres partout, une vraie jungle intellectuelle. Michnik parle couramment le français et il est l'auteur de nombreux ouvrages. Plusieurs sont disponibles en français, dont 'L'Église, la gauche, le dialogue polonais' paru en 1977, 'Penser la Pologne' en 1983 ou encore 'La Deuxième révolution' en 1990.
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L'Europe est soulagée par la victoire de Mark Rutte. Le résultat de l'extrême droite était particulièrement attendu, avant d'autres élections majeures en France puis en Allemagne cette année. Congratulations to my friend markrutte for his clear victory yesterday night. Laten we samen bouwen aan een sterk #Europa! pic.twitter.com/euckESZkoo- Jean-Claude Juncker (JunckerEU) 16 mars 2017 Antonio Tajani, président du Parlement européen, veut en tirer les leçons : 'Vous avez vu aux Pays-Bas ils n'ont pas gagné. Pourquoi ? Parce que le Premier ministre a donné des réponses concrètes aux citoyens, il faut travailler pour répondre aux citoyens. Il faut regarder les intérêts des citoyens.' En Allemagne où le parti populiste Alternative pour l'Allemagne gagne du terrain, et pourrait entrer au Bundestag dans six mois à l'issue des législatives, Angela Merkel est soulagée : 'Les Pays-Bas sont notre partenaire, ami, voisin. Je suis très contente de la forte participation qui a conduit à ce résultat pro-européen. C'est un très bon jour pour la démocratie.' Le président français François Hollande a évoqué 'une nette victoire contre l'extrémisme'. Avec en tête bien sûr la présidentielle le mois prochain, et la montée du Front national. Le parti d'extrême droite de Marine Le Pen a salué ce succès. Pays-Bas : le frontiste Nicolas Bay loue le "succès" de Geert Wilders aux législatives https://t.co/Qyqi8ST3Ne pic.twitter.com/QFo7wcmLaf- Libération (@libe) 16 mars 2017 Reste à savoir si le scénario néerlandais se répètera en France.
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Alors que le Royaume-Uni se prépare à lancer les négociations de sortie de l'Union européenne, de nombreuses interrogations persistent sur le partenariat à venir. Plusieurs scénarios sont envisagés sur l'issue des pourparlers, y compris l'éventualité de ne pas trouver de compromis. Mais le ministre britannique en charge du Brexit ne peut pas encore évaluer l'impact de cette option. " Je ne peux pas le quantifier dans le détail. Je devrais être en mesure de le faire d'ici un an ", explique David Davis. Devant les eurodéputés, le président du Conseil européen lance d'ailleurs un avertissement au gouvernement britannique. " Je veux être clair sur le fait qu'un scénario sans accord serait mauvais pour tous, et en particulier pour le Royaume-Uni ", souligne Donald Tusk. Dans les rangs du Parlement européen la fermeté est identique. Pour le libéral allemand Alexander Lambdsdorff, le Brexit veut dire couper les liens. " Une fois le Royaume-Uni sorti, il ne sera plus membre du club. Il ne peut pas espérer obtenir un accord où il aurait tous les privilèges sans être membre de notre communauté ", ajoute-t-il. Ce débat au Parlement intervient dix jours avant les célébrations du 60e anniversaire du traité de Rome, fondateur de l'Union européenne. Pour les 27 pays membres restants il s'agit aussi de se préparer l'avenir commun après le Brexit.
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Les tensions restent toujours très fortes entre la Turquie et l'Union européenne. Ankara multiplie les critiques et les provocations contre plusieurs pays après l'interdiction de meetings pro-gouvernementaux . Au Parlement européen le ton monte aussi. Le président du premier groupe politique, le Parti populaire européen, estime qu'il faut réfléchir au processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. " Un élargissement de l'Union européenne vers la Turquie est impensable, et concrètement ce n'est pas gérable. La Turquie est sur le chemin inverse et met plus de distance avec les valeurs européennes depuis quelques semaines et quelques mois ", explique Manfred Weber. Si la Commission européenne se veut ferme elle aussi, elle préfère adopter tout de même un ton plus conciliant. Le Commissaire européen en charge de la politique de voisinage rappelle qu'il est essentiel pour chaque partie de maintenir le dialogue. " Nous devons maintenir de toute façon le contact avec un voisin qui représente 85 millions de personnes, c'est dans notre intérêt. Mais nous devons aussi dire à ce voisin, dans le cadre d'un bon voisinage, que cela suffit ", souligne Johannes Hahn. C'est en 2004 sous présidence néerlandaise que le principe des négociations d'adhésion a été acté. Or ce sont aujourd'hui les Pays-Bas qui cristallisent les critiques d'Ankara.
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La chambre des Lords britannique, après celle des députés, a donné lundi soir son accord final à la loi de déclenchement du Brexit. Le vote du parlement laisse désormais les mains libres au gouvernement conservateur de Theresa May pour lancer la procédure de divorce avant la fin du mois de mars, date butoir qu'elle s'est fixée.
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Environ 5 500 manifestants se sont retrouvés dans la capitale allemande pour un rassemblement pro-UE, demandant aux Pays-Bas et à la France de voter contre l'extrême-droite lors des prochaines élections.
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La Première ministre britannique Theresa May était absente en ce deuxième jour de sommet européen à Bruxelles mais l'ombre du Brexit a plané sur la réunion. 'Je n'aime pas le Brexit car j'aimerais être dans le même navire que les Britanniques, a déclaré le président de la Commission Jean-Claude Juncker. Le jour viendra où les Britanniques reviendront à bord, je l'espère. Mais le Brexit n'est pas la fin de l'Union européenne, ce n'est pas la fin de notre développement, ce n'est pas la fin de nos ambitions.' As soon as the narrow Brexit majority has died off, we will reverse this insanity https://t.co/x5N4yzLvZZ- Andy Conway Morris (@andymoz78) March 10, 2017 Londres a prévu d'entamer la procédure de divorce avant la fin du mois. L'Union européenne sera-t-elle prête pour négocier ? Réponse du président du Conseil. 'Nous sommes fin prêts pour toutes les procédures et je n'ai aucun doute sur le fait que nous serons prêts dans les 48 heures, a estimé Donald Tusk. Je pense que c'est un laps de temps adéquat pour réagir.' De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu'un sommet spécial de l'UE se tiendrait dès que Londres aura déposé la notification formelle du Brexit. Objectif : s'accorder sur les grandes lignes directrices de négociation.
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Qui pour succèder à Donald Tusk le président du Conseil euopéen ? La question est à l'agenda du sommet des vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui se tient en ce moment à Bruxelles. Son propre pays, la Pologne est opposé à sa reconduction alors que la plupart des pays, dont la France, y sont favorables comme l'a confirmé François Hollande : 'pour une question de continuité, de cohérence et de stabilité. Je considère que c'est la candidat qui s'impose pour rester le président du Conseil européen et je ne vois pas comment un pays pourrait s'opposer à cette solution.' L'autre grande question porte sur l'avenir de l'Europe, laquelle célèbre le soixantième anniversaire de son traité fondateur. Angela Merkel mais aussi les dirigeants français, espagnols et italiens plaident pour une Europe à plusieurs vitesses. - Quand la Pologne s'oppose à la candidature d'un Polonais à la présidence du Conseil européen
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La Première ministre polonaise persiste et signe. Dans une lettre envoyée aux dirigeants de l'Union européenne, Beata Szydlo s'oppose au renouvellement du mandat de son compatriote, Donald Tusk, à la tête du Conseil européen. Elle l'accuse d'avoir violé la neutralité politique de ce poste. Une critique rejetée par l'intéressé. " Je suis et je serai à l'avenir impartial et neutre politiquement. Dans le même temps bien sûr, j'ai pour responsabilité de protéger les valeurs et les principes de l'Union européenne ", répond Donald Tusk. Au Parlement européen, Ryszard Legutko, élu du parti nationaliste Droit et Justice au pouvoir en Pologne, se fait le relais des critiques de Varsovie. " Il a pris part à la campagne électorale en Pologne, il a soutenu l'un des candidats à l'élection présidentielle et il a attaqué plus d'une fois le gouvernement polonais ", explique-t-il. Les autorités polonaises ont d'ailleurs désigné un autre candidat pour la présidence de l'institution qui réunit les dirigeants de l'Union. Mais pour le président des élus du centre-droit au Parlement européen, cette polémique écorne surtout la Pologne. " Ils nuisent à la forte influence de la Pologne au niveau européen car aujourd'hui le principal leader polonais en Europe c'est Donald Tusk ", affirme Manfred Weber. Mais dans les couloirs européens la reconduction de Donald Tusk ne semble pas faire de doute. La Pologne est le seul pays à s'être ouvertement opposé à ce renouvellement.
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Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se retrouvent ce jeudi à Bruxelles pour un sommet principalement consacré à l'avenir du projet européen. Les dirigeants se pencheront en particulier sur la déclaration du 60e anniversaire du traité de Rome, le 25 mars. Ce texte fondateur indique les bases du fonctionnement de l'Union. L'objectif pour les États membres est désormais de fixer le prochain cap de la construction européenne. En début de semaine la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont défendu le principe d'une intégration différenciée ou d'une Europe à plusieurs vitesses. Pour ces quatre pays il s'agit de donner à l'Union les moyens de rebondir après le Brexit et de répondre aux défis internationaux. Si la question de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'est pas officiellement à l'ordre du jour, le sujet sera tout de même dans tous les esprits. La Première ministre britannique s'est engagée à lancer d'ici la fin du mois de mars les négociations sur le Brexit. Mais Theresa May vient de connaître un nouveau revers. La Chambre des Lords a voté un amendement pour permettre aux parlementaires de se prononcer sur l'accord définitif avec les institutions européennes. Une étape qui pourrait affecter le calendrier politique du gouvernement britannique. Finalement les chefs d'État et de gouvernement devraient aussi lors de ce sommet renouveler le mandat du Polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen. Malgré l'opposition de la Pologne, l'ancien Premier ministre peut compter sur le soutien d'une très large majorité de pays membres.
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La réintroduction de la détention systématique de tous les demandeurs d'asile en Hongrie scandalise le Parlement européen. Les députés réclament un débat lors de la prochaine session plénière. Le groupe des Verts demande aussi à la Commission européenne de lancer une procédure d'infraction. L'eurodéputée libérale néerlandaise, Sophia in 't Veld, se dit " très choquée et horrifiée ". Elle rappelle qu'il y a " 50 ans il y avait des réfugiés hongrois. Ils n'étaient pas enfermés dans des conteneurs, ils n'étaient pas attaqués, ils n'étaient pas victimes de violence ". Pour l'élue, cette affaire dépasse les questions de droit. Le sort des migrants en Hongrie inquiète aussi Médecins sans frontières. L'ONG estime qu'une centaine de personnes ont été victimes de violences policières. Elle parle de passage à tabac, de morsure de chien ou encore l'utilisation de gaz poivré. L'eurodéputé social-démocrate Eugen Freund évoque une dérive de la Hongrie " très dangereuse et que nous ne souhaitons pas voir ". En réponse Budapest explique que sa priorité est la sécurité des citoyens hongrois.
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Les Lords ont infligé un nouveau revers au gouvernement britannique en approuvant un second amendement au projet de loi sur l'activation du Brexit, réclamant un vote du parlement sur le résultat des négociations avec l'Union européenne. La Chambre des Lords, qui doit donner dans la soirée son feu vert au projet de loi, exige que les parlementaires aient, à l'issue des discussions, le dernier mot sur l'accord final et tous les accords commerciaux futurs avec l'UE. Les membres non élus de la chambre haute du Parlement ont, comme attendu, adopté l'amendement, défendu par les travaillistes, les libéraux-démocrates et plusieurs pairs conservateurs, par 366 voix contre 268. Le projet de loi amendé doit désormais retourner devant la Chambre des Communes qui, après l'avoir approuvé sans réserve en première lecture, se penchera une nouvelle fois sur le texte la semaine prochaine, sans doute le 13 mars. Il est probable que les députés annulent les deux amendements adoptés par les Lords, dont celui voté la semaine dernière et destiné à protéger les droits des trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Mais l'amendement approuvé mardi pourrait causer des sueurs froides au gouvernement conservateur, qui ne dispose que d'un courte majorité à la Chambre des Communes. Une vingtaine de députés Tories sont susceptibles de le soutenir afin d'offrir, selon les mots d'une des rebelles, Anne Soubry, 'un filet de sécurité parlementaire' aux Britanniques sur les conditions du divorce avec l'UE. La Première ministre Theresa May estime qu'il serait imprudent à ce stade de garantir au parlement d'avoir le dernier mot sur le processus du Brexit. Selon elle, cela pourrait encourager l'UE à 'proposer un mauvais accord' au Royaume-Uni dans l'espoir que les parlementaires opposent ensuite leur veto à une sortie de l'UE. Jusque-là, Theresa May a seulement promis aux parlementaires un vote sur la base d'une acceptation ou d'un rejet de l'offre de Bruxelles. Ce qui signifie que s'ils rejettent le projet d'entente, le Royaume-Uni sortira de l'UE sans aucun accord. Les détracteurs de Mme May craignent que cela ne provoque un chaos économique et juridique, tous les accords et contrats commerciaux entre le bloc des 27 et le Royaume-Uni devenant caducs du jour au lendemain. Un sondage de BMG Research pour le quotidien The Independent publié mardi, montre d'ailleurs que seulement 25% des Britanniques soutiendraient une sortie de l'UE 'sans relations futures établies' avec le bloc des 27. Les Lords avaient déjà approuvé mercredi dernier par 358 voix contre 256 un premier amendement destiné à protéger les droits des citoyens européens au Royaume-Uni. Ce double vote aux allures de camouflet pour le gouvernement a empêché un lancement dès cette semaine des négociations avec Bruxelles, alors que Mme May est lancée dans une course contre la montre pour tenir sa promesse d'activer l'article 50 du traité de Lisbonne d'ici fin mars. Les négociations du Brexit planeront sur le Conseil européen de Bruxelles où Mme May se rendra jeudi avant de laisser le bloc des 27 discuter vendredi de son avenir sans le Royaume-Uni. Si plusieurs leaders européens s'attendent à des négociations difficiles, la cheffe du gouvernement britannique se dit optimiste quant à la possibilité de trouver un accord. Mais elle affirme également être prête à quitter la table des négociations, assurant que 'pas d'accord est mieux pour le Royaume-Uni qu'un mauvais accord'.
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La Cour de justice de l'Union européenne a tranché. Ses pays membres ont le droit de refuser un visa humanitaire à ceux qui espèrent un asile par ce biais. C'est le cas d'une famille syrienne éconduite par la Belgique qui avait lancé cette procédure. Le père avait été torturé et réclamait un visa pour la Belgique. Réfugiés: les Etats membres pas tenus de délivrer des visas, estime la CEJ https://t.co/eyofm8q0wf pic.twitter.com/IxjhN9CMuy- TwitPolitique - RTBF (@TwitPolitique) March 7, 2017 Pour ceux qui défendaient le refus belge, une décision différente de la Cour aurait ouvert un nouveau filon pour les demandeurs d'asile, pour entrer dans l'UE. Chaque pays européen gardera donc le contrôle de sa politique d'octroi de visas humanitaires. Preuve que la question des migrants divise les pays européens, la Hongrie définit ses propres règles, contre l'avis de l'UE. Ce même jour le Parlement hongrois a voté pour rétablir la mise en détention systématique de tous les demandeurs d'asile présents dans le pays. La mesure avait été supprimée en 2013 sous la pression de l'Union européenne et du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés. En Hongrie, les migrants passeront obligatoirement par la case prison https://t.co/XViRrFCItE pic.twitter.com/4ZA5M3UHhJ- L'Express (@LEXPRESS) March 7, 2017 Par 138 voix pour et 6 contre, les députés hongrois acceptent que les migrants soient placés dans des 'zones de transit' à la frontière, sans doute des conteneurs aménagés, où il seront détenus dans l'attente d'une décision définitive concernant leur demande d'asile. La Hongrie érige actuellement une deuxième barrière antimigrants à sa frontière serbe, parallèle aux barbelés de la première et équipée de caméras thermiques ainsi que d'alarmes. L'#ONU condamne fermement la réintroduction de la détention systématique des migrants en #Hongrie https://t.co/270hYntMwG pic.twitter.com/uc0NIL1U9D- RT France (@RTenfrancais) March 7, 2017
Actualités
A partir de données publiées lundi par Eurostat, l’agence statistique de l’UE, Le Figaro a établi le classement des pays européens où la dépense publique est la plus élevée en fonction de leur PIB. En voici le top 10.  
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Les dirigeants français, allemand, espagnol et italien ont plaidé d'une seule voix pour une Europe à plusieurs vitesses, censée tirer le projet commun de l'ornière après le choc du Brexit ou la crise des réfugiés. 'L'unité n'est pas l'uniformité', a souligné François Hollande, hôte de ce mini-sommet auquel ont été conviés, sous les ors du Château de Versailles, l'Allemande Angela Merkel, l'Espagnol Mariano Rajoy et l'Italien Paolo Gentiloni. 'C'est la raison pour laquelle je plaide pour qu'il y ait de nouvelles formes de coopérations, pour de nouveaux projets, ce que l'on appelle des coopérations différenciées', a-t-il expliqué dans une déclaration commune avant un dîner de travail. Ainsi, selon lui, 'quelques pays' pourraient 'aller plus vite' et 'plus loin dans des domaines comme la défense, comme la zone euro, à travers l'approfondissement de l'Union économique et monétaire, comme l'harmonisation fiscale et sociale, comme la culture ou la jeunesse'. Il s'agirait d''aller plus vite et plus fort à quelques pays' mais 'sans que d'autres en soient écartés' et 'sans que d'autres ne puissent s'y opposer', a-t-il précisé. Les dirigeants des quatre pays les plus peuplés de l'UE à 27 (sans le Royaume-Uni) retrouveront leurs homologues européens dès jeudi à Bruxelles, nouvelle étape avant un sommet censé relancer le projet européen, le 25 mars dans la capitale italienne. Les vingt-sept y célébreront le 60e anniversaire du traité de Rome. Pour Angela Merkel aussi, les Européens doivent 'avoir le courage d'accepter que certains pays avancent plus rapidement que d'autres', sans que 'ce soit fermé à ceux qui ont pris du retard. Mais il faut pouvoir aller de l'avant'. Le chef du gouvernement italien a souhaité pour sa part 'une Union européenne plus intégrée', mais avec 'différents niveaux d'intégration'. Quant à Mariano Rajoy, il a simplement indiqué que 'l'Espagne est disposée à aller plus loin dans l'intégration avec tous ceux qui voudront la poursuivre'. Ces projets risquent toutefois de se heurter aux nombreuses incertitudes qui pèsent sur le Vieux continent avec des élections (présidentielle et législatives) en France, plongée dans une profonde crise politique, mais aussi aux Pays-Bas à la mi-mars ou en Allemagne à l'automne. Dans une longue interview rendue publique en préambule du sommet, François Hollande a souligné que la 'méconnaissance de ce qu'est l'U.E.'manifestée par le président américain Donald Trump, 'oblige' précisément l'Europe 'à lui démontrer sa cohésion politique, son poids économique et son autonomie stratégique'. Il plaidait ainsi pour cette Europe à plusieurs vitesse, scénario médian parmi ceux esquissés par le président de la Commission Jean-Claude Juncker pour relancer le projet européen, les autres allant du simple marché unique à une intégration renforcée. 'Sans un nouvel esprit européen, l'UE sombrera dans la dilution et à terme dans la dislocation', a averti François Hollande dans cet entretien avec la presse européenne. Le chef de l'Etat français a particulièrement insisté sur l'Europe de la défense, susceptible selon lui de 'relancer' le projet commun. La situation géopolitique créée par l'élection de Donald Trump, qui a multiplié les déclarations de défiance à l'égard de l'Union européenne comme de l'Otan, et les ambitions de la Russie, qui entend 's'affirmer comme une puissance', l'exige, a-t-il fait valoir. L'Italie, qui travaille sur la feuille de route du sommet de Rome, tout comme les pays du Benelux se sont aussi ralliés à l'idée d'une Europe à la carte, inquiets de la montée en puissance des partis antieuropéens.Mais pour ne froisser personne et éviter d'apparaître en 'prescripteurs', les dirigeants des quatre premières économies de la zone euro se sont gardés lundi soir de toute annonce concrète à Versailles.
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Voilà PSA paré à jouer dans la cour des très grands avec le rachat d' Opel/Vauxhall à General Motors. Trois semaines à peine après les premières rumeurs, le constructeur automobile français a annoncé ce lundi s'offrir la division européenne déficitaire de l'Américain pour 1,3 milliard d'euros. Le GroupePSA souhaite la bienvenue à #Opel & #Vauxhall ! pic.twitter.com/pcyvWICep2- Groupe PSA (GroupePSA) 6 mars 2017 Carlos Tavares, le PDG providentiel qui a sauvé PSA de la faillite, se donne trois ans pour redresser Opel/Vauxhall. 'Nous voulons créer un champion européen de l'automobile en combinant une entreprise française et une entreprise allemande. Nous sommes attachés à ces deux marques emblématiques et à leur héritage, allemand et britannique,' a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec la patronne de GM, Mary Barra. Peur pour l'emploi PSA vise des synergies de 1,7 milliard d'euros par an d'ici 2026, notamment dans la recherche et développement. Du côté d'Opel/Vauxhall, pas moins de 40.000 salariés sont concernés par l'opération et redoutent des suppressions de postes en Europe, notamment en France, en Espagne, en Pologne, et bien sûr au Royaume-Uni et en Allemagne. Rachat d'Opel: un CCE de PSA convoqué le 22 mars (syndicats) https://t.co/Bcc5OlGcJN #AFP pic.twitter.com/s5u5vHxpda- Agence France-Presse (@afpfr) 6 mars 2017 La ministre allemande de l'économie, Brigitte Zypries, a d'ailleurs fait savoir qu'elle suivait le dossier de près. 'Ce qui est important, à ce stade, est d'insister sur encore plus de transparence jusqu'à la clôture des négociations, pour impliquer les syndicats et la direction d'Opel afin de parvenir à un bon résultat pour Opel en Allemagne.' Le Brexit, une opportunité ? Les syndicats de Vauxhall, l'alter-ego britannique d'Opel, redoutent quant à eux la fermeture des usines de Lutton et d'Elsmere Port. Ils veulent des garanties pour les 4.500 employés des deux sites. 'Dans un an, peut-être au milieu de l'année prochaine, il nous faudra nous assurer que la direction confirme la production du nouveau modèle ici, c'est notre priorité, vraiment. Il est crucial que la production Vauxhall reste au Royaume-Uni,' a réagi Len McCluskey, secrétaire général du premier syndicat du secteur, Unite. Carlos Tavares a toutefois précisé exclure des fermetures d'usine, y compris dans la Grande-Bretagne de l'après-Brexit. 'Si c'est un Brexit dur, peut-être qu'en termes de stratégie, ce sera une belle opportunité pour vendre au Royaume-Uni des véhicules produits au Royaume-Uni,' a-t-il même précisé. Numéro 2 européen .Opel/Vauxhall rejoint le GroupePSA, faisant du Groupe le 2ème constructeur automobile en #Europe. https://t.co/dbg3Y6fKo0 pic.twitter.com/qiP6sOaSsa- Groupe PSA (GroupePSA) 6 mars 2017 L'acquisition d'Opel/Vauxhall propulsera PSA sur la deuxième marche du podium européen de l'industrie automobile avec une part de marché de 17%, toujours loin des 24% de l'Allemand Volkswagen. En rachetant Opel, PSA s'érige en géant européen https://t.co/3o7uMbKkEy pic.twitter.com/uj4oNuydDJ- Les Echos (@LesEchos) 6 mars 2017 PSA va également reprendre, conjointement avec la banque française BNP Paribas, la filiale financière de GM Europe pour 900 millions d'euros, ce qui porte la valeur totale de la transaction pour le groupe automobile français à 2,2 milliards d'euros.
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan ne mâche pas ses mots. Réagissant à l'annulation de meetings politiques organisés par ses soutiens en Allemagne, il a évoqué des " pratiques nazies ". S'exprimant à Istanbul à l'occasion d'un meeting en faveur du oui au référendum sur l'extension de ses propres pouvoirs, le président turc a ajouté : " Je pensais que l'Allemagne avait renoncé depuis longtemps à ces pratiques. Vous nous faites des leçons de démocratie puis vous empêchez les ministres de ce pays de s'exprimer là-bas. " Bravant les interdictions, le ministre turc de l'Économie doit prendre part aujourd'hui à deux rassemblements organisés par des groupes turcs à Cologne et Leverkusen.
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Imposer un visa aux citoyens voulant rentrer dans l'Union européenne, le Parlement européen y est favorable si les Etats-Unis continuent d'exiger un visa pour les ressortissants de cinq pays de l'Union, Bulgarie, Croatie, Chypre, Pologne et Roumanie. Le Parlement européen a voté une résolution non contraignante, demandant à la Commission européenne d'agir d'ici deux mois. 'Le commissaire européen Avramopoulos était récemment aux Etats-Unis, le 8 février, pour relancer ses efforts pour faire pression pour une réciprocité totale des visas avec la nouvelle administration américaine. Et notre évaluation de la situation n'a pas changé et nous continuerons de façon constructive nos discussions. ' Un rétablissement des visas pour les citoyens américains est cépendant peu probable car ses conséquences seraient préjudiciables dans de nombreux domaines comme le tourisme et l'activité commerciale.
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Deux entreprises britanniques, deux points de vue très différents sur le Brexit. Pro-brexit : un 'potentiel d'expansion énorme' Alors que Londres et Bruxelles s'apprêtent à négocier leur divorce, cette entreprise d'aéroglisseurs, basée dans le sud de l'Angleterre, se dit confiante pour l'avenir. Son activité est essentiellement tournée vers l'exportation. 80 % de ses produits partent vers l'étranger. Pour son directeur, le Brexit va offrir de nouvelles opportunités sur des marchés émergents, jusqu'ici difficiles d'accès, en raison d'un manque d'accords commerciaux européens. 'Nous travaillons déjà sur de nouveaux produits et nous sommes prêts aujourd'hui à réaliser des investissements. Nous n'avons quasiment pas fait d'affaires avec l'Union européenne au cours des cinq dernières années, seulement quelques petits contrats, mais rien de bien significatif. Presque toute notre production part déjà vers des nations étrangères. Donc le potentiel d'expansion, dès que les accords commerciaux seront conclus et les barrières tarifaires levées, est énorme. Pour l'entreprise, c'est très stimulant', explique Russ Pullen, le directeur de British Hovercraft Company. Peu d'entreprises envisagent de quitter le pays Damon Embling, euronews : 'Toutes les entreprises britanniques ne partagent pas cet optimisme. Si beaucoup se sont demandées s'il ne fallait pas quitter le Royaume-Uni à cause du Brexit, peu d'éléments à ce stade montrent que cette tendance se concrétise. Une étude récente, réalisée auprès de start-up britanniques, montre que seules 1 % d'entre elles ont la ferme intention de délocaliser leur siège sur le continent, alors que plus de 60 % des entreprises ont exclu d'ouvrir un avant-poste européen. Mais bien sûr, tout cela pourrait changer dès que les détails du Brexit seront plus clairs. Anti-Brexit : la crainte de ne plus pouvoir attirer les talents Nous sommes dans les bureaux de Scoota, une start-up spécialisée dans la publicité en ligne, basée à Londres. Son PDG est anti-Brexit, car il redoute en particulier de ne plus pouvoir compter sur le talent des informaticiens du continent. S'il s'est engagé à conserver son siège au Royaume-Uni, il n'exclut pas d'ouvrir d'autres antennes en Europe. 'J'espère que nous pourrons toujours travailler avec le marché unique européen et que nous allons garder une certaine liberté de circulation, car nous avons besoin des talents à Londres. Nous aimerions ouvrir des bureaux dans d'autres villes comme Berlin ou Lisbonne. Mais à l'heure actuelle, il est trop tôt pour dire si ce serait stratégique pour l'entreprise. Nous estimons que cela pourrait être plus intéressant pour l'entreprise dans un an ou deux. Les Etats-Unis représentent également un marché important. Donc, on verra bien. Nous allons surveiller de près les négociations sur le Brexit et nous verrons ce qu'elles nous réservent', souligne James Booth, le fondateur et PDG de Scoota. Un employé français : 'J'espère qu'on n'aura pas besoin de visas' La start-up compte parmi ses employés des ressortissants étrangers comme Facund, originaire d'Espagne, et Michael de France. Depuis le vote du Brexit, ils sont eux aussi dans l'expectative : 'On ne peut plus revenir en arrière maintenant, le Royaume-Uni doit quitter l'UE. Mais j'espère qu'à l'avenir on n'aura pas besoin de visas ou qu'on ne sera pas imposé davantage. Ce serait vraiment le pire. Mais, si je suis expulsé du pays, eh bien je pourrai probablement toujours travailler pour la même entreprise, à distance, comme free-lance ou en tant qu'entreprise privée', explique Michael Giuliano, un développeur de 37 ans, originaire du nord de la France. Les entreprises réclament des garanties Alors que Londres doit définir avec Bruxelles les termes du Brexit, les chefs d'entreprises, eux, naviguent dans l'incertitude. La Chambre de commerce britannique, qui représente quelque 70.000 membres, a des attentes cruciales : 'Elles ont trait notamment au commerce. Les entreprises veulent avoir un minimum de barrières tarifaires et non tarifaires dans leurs échanges avec l'Union européenne. Ces attentes concernent aussi le marché du travail et l'immigration : les entreprises veulent toujours avoir accès à des travailleurs hautement qualifiés et moins qualifiés de l'Union européenne pour pouvoir continuer à prospérer. Il y a un autre domaine crucial, c'est la réglementation : les entreprises veulent être sûres qu'il y aura toujours une équivalence de normes ce qui permet des échanges simplifiés et libres entre l'Union européenne et le Royaume-Uni', explique Marcus Mason de la Chambre britannique de commerce. La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est encore loin d'être effective. La pression est désormais sur le gouvernement britannique qui va tenter d'obtenir le meilleur accord possible pour les entreprises du pays.
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L'économie britannique a montré un signe de ralentissement. Le premier depuis le vote en faveur du Brexit en juin dernier. L'indice PMI sur les directeurs d'achat des entreprises indique que la croissance du secteur des services s'est poursuivie en février, mais à un rythme moins soutenu que les mois précédents. 'L'indice PMI est tombé à un plus bas sur cinq mois, mais n'oublions pas qu'il y avait eu une hausse après le vote du Brexit, parce qu'une livre sterling plus faible avait stimulé l'activité économique. Ce qui inquiète, c'est que le pic de croissance soit maintenant derrière nous, en tout cas en ce qui concerne le Royaume Uni.' Pour le moment, les entreprises restent optimistes. Le ralentissement de l'économie, s'il se confirme, était attendu par beaucoup d'économistes, ainsi que par le gouvernement. Après 1,8 % en 2016, Londres table en effet sur une croissance de 1,4 % cette année.
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C'est la première défaite parlementaire sur le Brexit pour le gouvernement de Theresa May. La chambre des Lords a approuvé, ce mercredi soir, un amendement visant à protéger les droits des trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Ce vote ne remet pas en cause le projet de loi autorisant l'activation de l'article 50 du Traité de Lisbonne, mais il freine le processus de plusieurs jours. Car désormais le texte doit repasser devant les députés de la Chambre des Communes pour être adopté. #BrexitBill update: #HouseofLords votes to continue rights of EU & EEA citizens resident in UK by 358-256. More https://t.co/ttemewMX16 pic.twitter.com/GJMX0OJTiG- House of Lords (@UKHouseofLords) 1 mars 2017 Pour les travaillistes à l'origine de l'amendement, les citoyens concernés ont besoin d'être fixés sur leur sort 'maintenant et pas dans deux ans ou dans 12 mois. Ils ne peuvent pas mettre leur vie entre parenthèses'. 'Voici ce que je veux dire au gouvernement : vous ne pouvez pas mener des négociations sur l'avenir des gens. Il est trop précieux pour être utilisé comme monnaie d'échange', a ainsi déclaré Dianne Hayter, baronne de Kentish Town. Theresa May refuse de garantir les droits des citoyens européens vivant au Royaume-Uni tant qu'elle n'aura pas obtenu la réciprocité pour les Britanniques vivant en Europe. Malgré cet acte de rébellion les Lords - qui ne sont pas élus mais nommés à vie par la reine - ont promis in fine de ne pas s'opposer à la volonté du peuple. Les Britanniques ont voté à 52% en juin dernier pour sortir de l'Union européenne. La Première ministre compte toujours déclencher la procédure du Brexit avant la fin mars. Avec AFP.
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Avec le Brexit certains États membres vont devoir augmenter leur contribution au budget européen. C'est l'avis du Commissaire en charge du Budget. Selon Günther Oettinger l'effort concernera principalement les contributeurs nets, autrement dit les États dont l'apport est supérieur à ce qu'il reçoivent en retour de l'Union européenne, comme la France et l'Allemagne. Le Brexit affectera le Royaume-Uni mais aussi d'autres pays, précise le Commissaire dans une interview dans un quotidien allemand. La perte de la contribution britannique se ressentira dans les fonds structurels européens. Cette diminution est évaluée à 9 milliards d'euros par an. Ces différents dispositifs ont pour objectif d'apporter un soutien économique aux États membres. Mais les efforts concerneront aussi un autre pilier de la politique européenne: la PAC, la Politique agricole commune. L' autre option est de réduire les dépenses. Mais là aussi les principaux bénéficiaires du budget européen risquent de grincer des dents.
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Avec Atlantico
"Beaucoup de pays devraient penser que leur avenir est d'abord dans l'Union européenne plutôt que d'imaginer je ne sais quelle relation bilatérale avec les États-Unis", prévient François Hollande.
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Avec Atlantico
Encore une fois, l’Union européenne demeure la grande absente de ce vaste processus mondial, engluée qu’elle est à la fois dans son moralisme irréaliste et dans son "impuissance volontaire." (Deuxième partie)
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Avec Atlantico
Selon Eurostat, la croissance de la population africaine a été 12 fois supérieure à celle de l’Europe au cours des 20 dernières années, rendant impossible toute capacité de faire vivre une telle population malgré des chiffres de croissance impressionnants.

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