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A l'issue d'une première session de travail à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont convenu de mettre en place une coopération permanente en matière de défense. Le président de la Commission européenne a d'ailleurs rappelé que son institution propose la création d'un fonds pour la défense. Selon Jean-Claude Juncker cet outil est nécessaire car 'en Europe nous avons 178 systèmes d'armes différents quand les Etats-Unis en ont 30. Nous avons en Europe 17 types de chars quand les Etats-Unis en ont un'. .JunckerEU 'I said in my 2014 election campaign we should wake Sleeping Beauty of enhanced cooperation on #defence. Now we do it' #EUCO pic.twitter.com/hHbrpGV1Kb- Natasha Bertaud (NatashaBertaud) 22 juin 2017 Les 28 ont aussi réaffirmé leur volonté de protéger les citoyens face à la menace terroriste. Ils souhaitent que les réseaux sociaux et l'industrie du net soient plus impliqués dans la lutte contre la radicalisation. La politique étrangère est aussi à l'ordre du jour de cette réunion et en particulier les relations avec Moscou. Le président du Conseil européen, Donald Tusk envisage d'ailleurs 'une prolongation de six mois des sanctions contre la Russie'. Pour son premier sommet européen, le président français a salué la décision du Royaume-Uni de présenter, dans le cadre du Brexit, ses propositions sur le droit des citoyens. 'C'est en tout cas un bon signal d'ouvrir les échanges par ce sujet-là qui est un sujet d'anxiété pour nombre de nos ressortissants (...). Donc je le prends plutôt comme une volonté de pragmatisme', juge Emmanuel Macron.
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A l'aube de 2017, Brendan Cox mettait en garde ses compatriotes contre les dangers de la division menaçant à la fois la Grande-Bretagne et la démocratie. L'actualité récente met ses mots en lumière à l'image des attaques terroristes de Londres et Manchester qui divisent les communautés, de l'incendie meurtrier de Londres qui divise les classes sociales ou du choix politique en faveur du Brexit qui divise les citoyens. Brendan Cox a payé un lourd tribut à l'extrémisme. Il est le mari de Jo Cox, la députée assassinée il y a un an parce qu'elle faisait campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE. Depuis, Brendan Cox mène un combat national en faveur de la tolérance, il s'est inspiré des mots de sa femme 'Nous avons plus de choses en commun que de choses qui nous divisent'. Isabelle Kumar, Euronews:'Parlons des problèmes que je viens tout juste d'évoquer. Notamment, de ces attaques terroristes à Londres et plus précisément de l'attentat qui visait la communauté musulmane. J'ai personnellement grandi à Londres et je me souviens d'une ville tolérante, ce n'est plus le cas aujourd'hui?' Brendan Cox: 'Non, au contraire, on constate de plus en plus de tolérance. A Londres et dans le pays tout entier: Tous les signaux indiquent une augmentation de la tolérance. Les gens sont plus tolérants sur les différences, qu'elles soient d'ordre racial, religieux ou sexuel. Je ne pense pas que les évènements récents auxquels nous avons été confrontés soient la conséquence d'une augmentation du nombre de personnes portant des idées extrémistes, je pense même qu'il y en a de moins en moins. En fait, tout ça est dû à la banalisation de certains discours...Je pense à des personnes comme Trump, comme Le Pen, Wilders, Farage et d'autres qui ont toutes banalisé un langage de haine. Bien sûr, elles ne sont pas directement responsables de toutes ces atrocités. L'attentat contre des musulmans aujourd'hui, les attaques haineuses pendant le réferendum hier. Non, ils sont responsables d'avoir instauré un climat qui favorise le passage à l'acte de certains, au nom de leurs opinions extrêmes.' The trend is towards tolerance, says MrBrendanCox husband of murdered UK MP https://t.co/BUFYomLUDv euronews full interview on Weds- Isabelle Kumar (@Isabelle_kumar) June 20, 2017 Isabelle Kumar: 'Donc, ce que vous dites, c'est que ces personnalités politiques d'extrême-droite ont permis à cette haine de s'installer. Mais où est née cette haine alors? Brendan Cox: 'Je pense que la haine a toujours été présente. Il y a toujours une petite minorité de personnes qui restent guidées par la haine, pour des raisons personnelles: un avenir incertain, un manque de perspectives ou un manque d'amour, ou même un lavage de cerveau parfois. Ces personnes finissent par adhérer à des idéologies extrêmes pour essayer de trouver un sens à leur vie. C'est vrai pour l'extrémisme islamiste ou l'extrémisme fasciste. Ce que je trouve très intéressant, c'est que les politiques haineuses menées par ces groupes sont quasiment identiques si vous les comparez. Tous deux croient en un monde épuré, une pureté religieuse ou une pureté ethnique, tous deux pensent qu'ils est légitime de s'en prendre à des civils pour arriver à ses fins, que des personnes différentes ne devraient pas vivre ensemble et ne devraient pas vivre dans des pays tolérants.' Isabelle Kumar: 'Vous militez activement pour tenter de rapprocher les gens, de ramener de la convivialité, cela va plus loin que le militant, que l'homme. Êtes-vous satisfait de la réponse politique apportée suite à cette vague d'attentats ?' Brendan Cox:'Je pense que le gouvernement prend les choses très au sérieux. A un niveau plus communautaire, la question est de savoir comment sortir de cette spirale de haine. On passe beaucoup de notre temps à répondre à des attaques comme le 7 juillet, le 11 septembre, le Bataclan, etc..., à essayer de comprendre d'où provient cette haine. Et souvent, on trouve des prédicateurs de haine, et souvent le même schéma. Des personnes, souvent des médias puissants, relaient un discours profondément islamophobe, parfois à la limite de l'incitation à la violence contre les musulmans. En même temps, on doit s'attaquer, de la même manière, au discours de haine provenant des islamistes et au message de haine qui, lui, vise directement la communauté musulmane toute entière.' Far right facists&Islamist terrorists are driven by same hatred of difference, same ideology of supremacy&use same tactics.We'll defeat both- Brendan Cox (@MrBrendanCox) June 19, 2017 Isabelle Kumar: 'Parlons du problème de l'inégalité des richesses et de ce terrible incendie dans l'ouest de Londres. Car bon nombre des habitants de ces tours viennent d'arriver à Londres ou bien sont des laissés-pour-compte des quartiers plus riches de la ville. Sur ces questions d'intégration sociale, les problèmes ne sont-ils pas accentués par les inégalités de richesse ?' Brendan Cox: 'Je pense vraiment que l'on doit s'inquiéter de la stratification sociale qui s'est produite. L'incendie de l'immeuble ne fait que mettre à jour un problème bien plus profond. Un problème qui ne touche pas seulement la capitale mais qui est encore plus réel dans la capitale. Il existe une colère compréhensible parce que nous vivons dans une société de plus en plus divisée, où le gouvernement doit chercher à jouer un rôle, parce que les rapports de forces économiques sont en train d'éloigner les communautés. Comme je l'ai dit, il y a une réponse gouvernementale à apporter, mais j'attends également une réponse communautaire.' Isabelle Kumar: 'Nous devons aussi appréhender le Brexit. Vous avez évoqué certaines personnalités politiques européennes qui prônaient une politique de division. Evidemment, elles n'ont pas été élues. L'Europe reste donc soudée et la Grande-Bretagne, elle, semble être, progressivement, poussée vers la sortie. Qu'en pensez-vous ?' Brendan Cox: 'Ce qui s'est passé ces dernières années, c'est un excès de complaisance. Il a fallu les élections, en Autriche, en France, l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, pour secouer notre conscience collective quant au sérieux des menaces qui pesaient sur nos valeurs. Cela serait une grosse erreur si c'était l'Europe en tant qu'entité ou un pays tout entier qui pensait que nous avions, quelque part, résisté à la tempête. La tempête va continuer, elle va s'amplifier et c'est pourquoi devons penser à construire nos communautés, à construire un discours pour rapprocher les communautés, nous rapprocher physiquement, là où nous avons échoué ces dernières années.' Isabelle Kumar: 'Je voudrais finir sur une question plus personnelle. Vous appelez à la tolérance et à l'unité mais par rapport à votre propre histoire, quelle place accordez-vous au pardon ?' Brendan Cox: 'Pour moi, le pardon serait quelque chose d'envisageable si il y avait des remords. Tant qu'il n'y a pas ces remords, il ne peut y avoir de pardon. Je l'ai dit plusieurs fois, je fais une fixation sur Jo. La façon dont elle a vécu sa vie, les valeurs pour lesquelles elle se battait, les croyances qui la guidait, les causes qu'elle défendait. La façon dont elle a vécu sa vie avec énergie et enthousiasme. Je ne vais pas laisser mes souvenirs de Jo, salis par les actes d'un horrible et diabolique extrémiste. Je vais rester focalisé sur la façon dont elle a vécu et non pas la façon dont elle est morte.'
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Au Portugal, après l'émotion, les premières critiques. Face à l'ampleur de la tragédie, la gestion de l'incendie est dénoncée par une partie de la population et par certains médias. L'association environnementaliste Quercus a critiqué le 'laxisme total' des autorités en matière de politique forestière et de débroussaillage - un débat récurrent au Portugal -, ainsi que l'accélération des plantations d'eucalyptus, arbres hautement inflammables. Pour le père José Gomes, curé de Figueiro dos Vinhos, 'les gens sont désespérés. Ils ont manqué de soutien des pompiers, et parfois même d'eau. Il y a un esprit de révolte envers les services de secours'. Des critiques viennent aussi des pompiers. 'On a été oublié ici. On ne disposait d'aucun moyen aérien. Les corps sont restés au sol pendant trop longtemps avant d'être enlevés. Après cette catastrophe, il faudra sérieusement réfléchir et changer les autorités en charge de la protection civile', explique Baltazar Lopes, président de la direction des pompiers volontaires de Castanheira da Pêra. De son côté le gouvernement se défend en expliquant que la réponse des services d'urgence a été 'rapide et adéquate'. Avec agence (AFP, Reuters)
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Le ministre britannique chargé du Brexit et le négociateur de l'Union européenne ont lancé à Bruxelles les discussions formelles sur la sortie du Royaume-Uni. David Davis et Michel Barnier ont établi la méthode de travail et le calendrier des pourparlers. L'Union européenne et Londres ont aussi confirmé les priorités de ces discussions. Les deux parties veulent s'accorder sur les droits des citoyens de l'Union au Royaume-Uni et ceux des ressortissants britanniques présents dans les Etats membres. Autre point important : le règlement financier, autrement dit la facture de la sortie du Royaume-Uni de l'Union. Les négociateurs veulent aussi trouver un compromis à propos de la frontière entre la république d'Irlande et l'Irlande du Nord. First formal meeting between EU_Commission and DExEUgov. #Brexit #hiking pic.twitter.com/qDRF3OLTSu- European Commission (@EU_Commission) 19 juin 2017 Le ministre britannique assure que la position de Londres dans ces discussions est toujours la même. 'Le Royaume-Uni doit retrouver le contrôle de ses lois et de ses frontières ', explique David Davis. Il espère conclure à l'issue des négociations un accord de libre-échange et un accord douanier avec les 27. Michel Barnier souhaite un Brexit ordonné dans l'intérêt des deux parties. 'Je suis convaincu que ce partenariat peut contribuer à la stabilité durable de notre continent. Nous sommes à 27, avec les institutions, unis pour cette négociation', précise le Français. Le négociateur de l'Union européenne veut conclure les discussions en octobre 2018.
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L'Europe pleure l'un de ses pères fondateurs avec la mort de l'ancien chancelier père de la réunification allemande Helmut Kohl vendredi à l'âge de 87 ans. Elle a suscité de nombreuses réactions à travers le monde. Depuis Rome, la chancelière Angela Merkel a rendu hommage à celui qui fut son mentor en politique en déclarant qu'il avait changé sa vie, et celle des Allemands, de manière décisive. 'Helmut Kohl était un fervent Allemand et un fervent européen. En fait, l'héritage d'Helmut Kohl a déterminé les deux tâches les plus importantes de la politique allemande de ces dernières décennies : la réunification de notre pays, et l'unification de l'Europe. Helmut Kohl avait compris que les deux choses sont inséparables', a-t-elle déclaré. Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré qu'il était l'essence-même de l'Europe et annoncé que les drapeaux des institutions seraient mis en berne. 'Helmut Kohl était historien et c'est pourquoi il savait faire preuve de prévoyance et avait une vision que les autres n'avaient pas à ce point. Il a le mérite d'avoir convaincu tout le monde que la nouvelle Allemagne est différente de l'Allemagne des années 1930 et du début des années 1940. Il réunissait, c'était un rassembleur à de nombreux égards', a-t-il affirmé. Helmut Kohl était en mauvaise santé depuis des années. L'ex-chancelier restera notamment dans l'histoire pour avoir forcé la main des dirigeants soviétiques, américains et européens pour la RDA rejoigne la RFA en 1990. Mikhaïl Gorbatchev a notamment salué 'une personnalité exceptionnelle'.
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Fini les factures de mobile qui plombent votre budget. Cette fois, les frais d'itinérance en Europe, c'est bien fini. Une bonne nouvelle relayée par la Commission européenne dans un clip promotionnel. Mais à y regarder de plus près, il faudra tout de même rester vigilant. La gratuité, ce sera pour les appels et les messages émis avec votre forfait national depuis un autre pays de l'UE, la Norvège, l'Islande ou le Liechtenstein. En revanche, les appels depuis votre pays vers l'étranger resteront soumis aux frais de roaming. Pour les données, c'est plus compliqué. La quantité de giga octets utilisables à l'étranger dépendra de votre forfait. Mieux vaut vérifier auprès de l'opérateur. L'idée de supprimer les frais d'itinérance n'est pas nouvelle. Depuis 2007, sous la pression de Bruxelles, les opérateurs les ont progressivement abaissé, mais il aura fallu attendre 10 ans pour les abolir. Sachant que d'un pays européen à l'autre, les prix des forfaits peuvent être multipliés par huit, les plus malins seront peut-être tentés de prendre un abonnement là où il est moins cher. Mais attention, au bout de quatre mois, l'opérateur pourra vous facturer le roaming si vous appelez toujours depuis un autre pays. Revue de : 'L'itinérance enfin gratuite dans l'UE' https://t.co/2OfhvxQbHn #roaming #itinerance #UEcamarche pic.twitter.com/IRWlLrjj6y- CommissionEuropéenne (@UEfrance) June 12, 2017
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Le système européen de relocalisation des réfugiés annonce de nouvelles tensions au sein de l'Union européenne. La Commission européenne a décidé de lancer des procédures d'infraction contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. Ces trois pays membres refusent d'accueillir des demandeurs d'asile. Pour le Commissaire chargé de la Migration il s'agit avant tout de respecter les règles européennes. 'Il est obligatoire et contraignant pour tous les Etats membres de se conformer et de mettre en oeuvre les promesses faites', explique Dimitris Avramopoulos. Relocalisations : l'UE engage des procédures d'infraction contre la République Tchèque, la Hongrie et la Pologne. https://t.co/rqLiJgY1hH pic.twitter.com/Qq8sLoYl8x- CommissionEuropéenne (@UEfrance) 13 juin 2017 Pour l'eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski la méthode employée sur cette question migratoire n'est pas la bonne. 'Je pense que nous devons nous asseoir ensemble et nous entendre de façon plus consensuelle plutôt que de pousser sur certains Etats membres les décisions d'autres pays membres qui veulent se débarrasser de leurs problèmes sans reconnaître ni respecter les difficultés des uns et des autres', ajoute-t-il. L'Union a décidé en 2015 de relocaliser en deux ans 160 000 demandeurs d'asile arrivés en Grèce et en Italie. Mais actuellement un peu plus de 20 000 personnes ont bénéficié de ce dispositif.
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L'Union européenne célèbre le 15 juin les 30 ans du programme Erasmus. Avec un peu d'avance trois anciens étudiants ont reçu un prix des mains des responsables européens pour célébrer cette anniversaire. Lancé en 1987, Erasmus a permis à 9 millions de personnes d'enrichir leur parcours universitaire à l'étranger. Le programme a changé de nom en 2014 pour devenir Erasmus +. Il rassemble désormais plusieurs dispositifs européens en faveur de la mobilité: l'éducation, le bénévolat, la formation et le sport. Chaque euro que nous investissons dans #ErasmusPlus est un investissement dans l'avenir - l'avenir d'un jeune et de notre idée européenne. pic.twitter.com/MvXmLybVkA- Jean-Claude Juncker (@JunckerEU) 13 juin 2017 33 pays européens participent actuellement à Erasmus +, contre 11 au lancement du projet. L'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni demeurent les destinations privilégiées. Toutefois le Brexit soulève de nombreuses questions sur l'avenir du programme avec les universités britanniques.
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À partir du 15 juin prochain, les Français n'auront plus à payer de surcoût pour utiliser leur mobile en Europe, en sortant de l'Hexagone. Mais le diable se niche dans les détails et les exceptions géographiques ou tarifaires.
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La Première ministre britannique Theresa May, affaiblie par son revers aux élections législatives, était toujours à la recherche d'une majorité au Parlement dimanche alors que les discussions se poursuivent avec le parti nord-irlandais DUP en vue d'un accord. Dans une séquence symbolisant le chaos politique dans lequel est plongé le Royaume-Uni depuis jeudi, Downing Street a d'abord annoncé samedi qu'un accord de principe avait été trouvé avec le DUP, petit parti protestant ultra-conservateur devenu indispensable aux conservateurs pour avoir une majorité au Parlement. Avant de rectifier sa position dans la nuit, indiquant que Mme May avait 'discuté avec le DUP pour évoquer la finalisation d'un accord lorsque le parlement reprendra ses travaux la semaine prochaine'. 'Les discussions ont été positives jusque-là. Elles continueront la semaine prochaine pour peaufiner les détails et trouver un accord', a également indiqué le DUP, dont les dix élus permettraient aux Tories (318 députés) d'atteindre les 326 sièges requis pour avoir la majorité absolue. Le nouveau Parlement siégera une première fois mardi, avant d'accorder ou non sa confiance au nouveau gouvernement le lundi 19 juin, le jour prévu pour lancer les négociations sur le Brexit. Après le cuisant revers qu'elle a subi au scrutin anticipé de jeudi, la pression était toujours aussi forte sur Theresa May. Arguant d'un besoin de 'stabilité' face à l'urgence du Brexit, la Première ministre a refusé de démissionner et a reconduit dès vendredi les poids lourds de son gouvernement, Philip Hammond (Finances), Boris Johnson (Affaires étrangères), David Davis (Brexit), Amber Rudd (Intérieur), Michael Fallon (Défense). Samedi, lors d'une conversation téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, elle a d'ailleurs 'confirmé son intention de débuter comme prévu les discussions sur le Brexit dans les deux semaines'. Mais la presse britannique indique dimanche que Boris Johnson se prépare à lui contester sa place, appuyé selon le Sunday Times par cinq ministres de premier plan. L'ancien maire de Londres a démenti en assurant qu'il était 'à 100% derrière Theresa May'. Mme May a déjà dû lâcher du lest avec le départ de ses deux chefs de cabinet, Fiona Hill et Nick Timothy, fidèles parmi les fidèles. D'après plusieurs médias britanniques, des poids lourds du parti tory ont réclamé leur tête à la Première ministre si celle-ci ne voulait pas risquer d'être mise elle-même sur la sellette. Les deux chefs de cabinet de Mme May, qui la conseillaient déjà lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur entre 2010 et 2016, étaient accusés d'avoir supervisé une campagne 'catastrophique'. 'Discréditée, humiliée, diminuée. Theresa May a perdu sa crédibilité et son influence dans son parti, dans son pays et en Europe', tranche dimanche l'hebdomadaire The Observer. Le leader travailliste Jeremy Corbyn, dont le parti est arrivé deuxième au nombre de voix jeudi après une forte percée, a déclaré au Sunday Mirror qu'il y avait toujours une chance que ce soit lui le prochain Premier ministre si Mme May échoue à former un gouvernement. Le projet d'alliance entre les conservateurs et le DUP fait lever des sourcils, notamment à cause du conservatisme du parti nord-irlandais, opposé au mariage des homosexuels et à l'avortement. Une pétition dénonçant 'une tentative désespérée et choquante pour rester au pouvoir' a déjà recueilli 600.000 signatures. Quelques centaines de personnes ont aussi manifesté près de Downing Street samedi en scandant 'Raciste, sexiste, anti-gay, le DUP doit partir'. Au sein même du parti tory, Ruth Davidson, à la tête des conservateurs écossais, a posé ses conditions. 'J'ai demandé à Theresa May l'assurance catégorique qu'en cas d'accord avec le DUP les droits de la communauté LGBT continuent à être respectés dans le reste du Royaume-Uni', a prévenu celle qui a prévu de se marier prochainement avec sa compagne irlandaise. La dépendance vis-à-vis du DUP pose également la question de la neutralité du gouvernement britannique en Irlande du Nord, une région toujours soumise à de fortes tensions, vingt ans après la fin des 'Troubles'. Avec agence (AFP)
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En France, les électeurs de Guadeloupe, de Saint-Pierre et Miquelon, de Martinique, de Guyane, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy ont voté samedi pour le premier tour des élections législatives. Ils ont pris le relai des Français de l'étranger et de Polynésie qui ont voté les 3 et 4 juin derniers. Ce dimanche, c'est au tour des métropolitains de se rendre aux urnes pour élire les 577 députés qui les représenteront à l'Assemblée nationale. Les Français de Nouvelle-Calédonie, de La Réunion, de Wallis et Futuna et de Mayotte votent aussi ce dimanche. Au total, plus de 47 millions d'électeurs sont appelés à élire leurs députés parmi 7877 candidats, âgés en moyenne de 48 ans et demi, dont un peu plus de 42% sont des femmes. Les premiers résultats seront connus à partir de 20 heures. En métropole, les bureaux de vote ouvriront dimanche à 08h00 et fermeront à 18h00, une heure plus tôt que lors de la présidentielle, à l'exception des grandes villes où l'on pourra voter jusqu'à 20h00. Comme pour la présidentielle, 50 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dimanche et le 18 juin, pour le second tour, dans le cadre d'un dispositif sécuritaire renforcé sur fond de menace terroriste, selon le ministère de l'Intérieur. Avec agence (AFP)
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Vingt pays membres de l'Union européenne donnent leur accord à la création d'un parquet européen. Toutefois pour la Commissaire chargée de la Justice, Vera Jourova, 'il faudra deux à trois ans de préparation après l'adoption pour la mise en oeuvre complète du parquet européen'. Fraud of EU money affects all #EUCitizens! Learn how the #EPPO fights crimes affecting the EU's financial interests https://t.co/JkzDHUZ55X pic.twitter.com/1O3CwYMiBS- V ra Jourová (@VeraJourova) 8 juin 2017 Ce nouvel instrument s'attachera à lutter contre les infractions qui portent atteinte aux intérêts financiers de l'Union. Il s'agit par exemple des cas de corruption ou des escroqueries liées aux fonds européens. Il aura aussi l'autorité pour enquêter et poursuivre les cas de fraude transfrontalière à la TVA. Selon la Commission européenne, 50 milliards d'euros par an de recettes de la TVA échapperaient ainsi aux budgets nationaux européens.
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Améliorer la recherche et le développement des technologies militaires pour assurer la sécurité de l'Union européenne, voilà l'objectif du Fonds européen de défense présenté par la Commission européenne. La cheffe de la diplomatie des 28 précise cependant que ces propositions n'ont pas pour objectif de créer une alliance militaire entre les pays membres. 'L'enjeu est de maximiser la valeur ajoutée que l'Union européenne peut apporter aux Etats membres en matière de sécurité et de défense', insiste Federica Mogherini. Inefficacité et fragmentation nous coûtent cher. Voilà pourquoi nous proposons un Fonds européen de la #défense https://t.co/rfgoXheQFK pic.twitter.com/ebLar7EFKx- Jean-Claude Juncker (@JunckerEU) 7 juin 2017 Le volet recherche de ce fonds prévoit jusqu'en 2019 une enveloppe de 90 millions d'euros. Après 2020 la Commission prévoit un budget de 500 millions d'euros par an. Pour le vice-président de la Commission chargé des Investissements, il s'agit aussi de mutualiser les efforts. 'Nous utiliserons le budget européen pour le financement de prototypes. Il doit y avoir trois entreprises au minimum, de deux pays minimum pour postuler à ces ressources', explique Jyrki Katainen. Le Brexit et les interrogations sur le soutien militaire des Etats-Unis sont perçus comme une opportunité pour faire progresser la politique de défense entre les pays membres.
Politique
L'élue frontiste, qui est à l'origine de l'ouverture d'une enquête sur une vingtaine de collaborateurs d'eurodéputés, ne veut pas que le Front national soit le seul parti à pâtir de soupçons d'emplois fictifs.
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Le milliardaire américain d'origine hongroise, George Soros, a saisi l'occasion d'une rencontre devant les acteurs économiques européens pour dénoncer la politique menée par la Hongrie. 'J'ai une profonde admiration pour le courage du peuple hongrois qui a résisté à la déception et à la corruption de l'État mafieux, mis en place par Viktor Orban', le Premier ministre hongrois, explique-t-il. Les autorités hongroises ont adopté ces derniers mois plusieurs lois controversées. L'une d'entre elles pourrait ainsi entraîner la fermeture de l'Université d'Europe centrale à Budapest, fondée par George Soros. Le milliardaire est la bête noire de Viktor Orban. Le dirigeant hongrois l'accuse régulièrement d'agir contre les intérêts nationaux de la Hongrie. Dans le contexte du Brexit, George Soros a aussi appelé l'Union européenne à se réinventer. Il souligne que le projet européen est de rapprocher volontairement les États membres malgré des intérêts divergents.
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Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a rencontré à Bruxelles son homologue du Venezuela pour évoquer la crise politique qui secoue le pays. Julio Borges a fait le déplacement en Europe pour 'demander l'aide du Parlement européen mais aussi celle de la Commission et du Conseil afin que ceux qui ont violé les droits fondamentaux subissent les sanctions de l'Union européenne'. Pour le président du Parlement européen, l'Union pourrait s'inspirer de la position américaine. 'Les États-Unis ont décidé d'imposer une série de sanctions contre les magistrats de la Cour suprême. Nous devrions songer à des mesures similaires. Dans ce contexte, j'ai décidé d'envoyer une lettre au président Tusk et au président Juncker pour qu'ils se penchent sur la question', explique Antonio Tajani Les opposants au président vénézuélien se mobilisent dans la rue depuis deux mois. La répression de ce mouvement de contestation a entraîné la mort de plusieurs dizaines de personnes et blessé de nombreuses autres.
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La Commission européenne présente ses propositions pour approfondir l'Union économique et monétaire. L'institution suggère entre autre la fusion du poste de Commissaire chargé des Affaires économiques avec celui de président de l'Eurogroupe. Mais toutes ces mesures de renforcement doivent nécessairement s'accompagner d'une transparence accrue explique le Commissaire en charge des Affaires financières. 'La gouvernance de la zone euro ne peut pas rester à côté de l'exigence démocratique, que nous avons besoin d'un contrôle démocratique, que nous avons besoin du renforcement du rôle du Parlement européen pour jouer cette fonction', explique Pierre Moscovici. Ce dernier estime d'ailleurs que ces pistes doivent faire avancer ensemble les pays membres de la monnaie unique. 'Nous ne pouvons pas avoir ni une Europe à deux vitesses, et surtout pas un euro à deux vitesses. Qui dit monnaie unique dit réduction des divergences', précise-t-il. L'euro est utilisé dans 19 pays membres de l'Union européenne et concerne près de 340 millions de personnes. Pour la Commission ces propositions ne servent pas de feuille de route mais de base de discussion avec les États membres et les institutions européennes.
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Après avoir vécu un sommet du G7 compliqué à Taormine, en Italie, Angela Merkel a tiré les conséquences du fossé qui sépare désormais les États-Unis de l'Europe. La chancelière allemande s'est exprimée devant des militants alliés de son parti, le CDU, à Munich ce dimanche: "L'époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C'est mon expérience de ces derniers jours. Nous, Européens, devons prendre notre destin en main", a-t-elle déclaré.
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Meeting de la CSU en Bavière pour Angela Merkel. La chancelière a fait le déplacement à Munich où elle a été accueillie par des centaines de personnes. Elle vient de passer deux jours au sommet du G7 à Taormina en Itallie. Une rencontre qui n'a pas permis de trouver un consensus sur le climat. Donald Trump se réserve encore la possibilité de revenir sur les accords de Paris. Le signe d'une nouvelle époque pour la chancelière. 'Les temps où nous pouvions compter les uns sur les autres sont quasiment finis. Je viens d'en faire l'expérience ces derniers jours. C'est pourquoi je ne peux que dire qu'il faut que les Européens prennent leur destin en main, bien sûr en toute amitié avec les Etats Unis et la Grande-Bretagne et comme bons voisins même avec des pays comme la Russie. Mais nous devons savoir que nous devons nous battre pour notre futur nous même, pour notre destinée en tant qu'Européens et c'est ce que je veux faire avec vous' Mais il n'y pas que les négociations sur le climat qui ont pesé sur les discussions, les exigences du président américain concernant le financement de l'OTAN ont aussi marqué les esprits. Pour ne rien arranger, lors de sa tournée en Europe, 'Donald Trump aurait qualifié, selon la presse, la politique économique allemande de très mauvaise.'http://fr.euronews.com/2017/05/26/trump-les-allemands-sont-tres-mauvais
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Donald Trump aurait qualifié de 'très mauvaise' la politique commerciale de l'Allemagne, lors de sa rencontre à Bruxelles avec les dirigeants des institutions européennes. Selon l'hebdomadaire 'Der Spiegel', le président américain aurait déclaré : 'Regardez les millions de voitures qu'ils vendent aux Etats-Unis. Horrible. Nous allons arrêter ça'. Fin de citation Interrogé sur l'exactitude de ces propos, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a tenu à nuancer : 'Ce n'est pas exact que le président Trump a eu une approche agressive concernant l'excédent commercial allemand. Je crois vraiment que c'est un problème de traduction. Il n'a pas dit que les Allemands se comportaient mal, il a dit qu'il y avait un problème avec l'excédent commercial allemand. Ce n'était pas agressif.' L'excédent commercial 'n'est ni bon, ni mauvais' a réagi de son côté le porte-parole du gouvernement allemand. C'est n'est pas la première fois que Trump s'en prend à la politique économique de Berlin. Il avait menacé d'instaurer une taxe de 35 % sur les importations de véhicules produits par des constructeurs allemands, hors des Etats-Unis. Avec AFP Automobile : 'Les Allemands sont mauvais', assène Trump https://t.co/kzubc7raxo- LaTribune (@LaTribune) 26 mai 2017
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L'attentat de Manchester a fourni une nouvelle illustration d'une violence aveugle, qui vise les plus vulnérables, en prenant pour cible des enfants et des adolescents. Il a souligné, une fois de plus, les défis majeurs auxquels doivent faire face les services de sécurité qui tentent de prévenir la radicalisation en Europe, avant qu'elle ne mène à des attaques d'ampleur. Isabelle Kumar a rencontré le commissaire européen à la sécurité Julian King avant l'attentat de Manchester, alors qu'il participait au sommet européen des affaires à Bruxelles, afin d'aborder le thème de la cybersécurité. Elle a aussi évoqué avec lui le terrorisme islamiste, la radicalisation et les conséquences du Brexit sur la sécurité européenne. Ses déclarations trouvent une résonance particulière, au vu de la dernière attaque terroriste. Julian King, commissaire européen à la sécurité - C'est très difficile. Il faut être clair. Nous avons fait différentes choses au cours des douze derniers mois pour réduire le champ d'action des terroristes et d'autres personnes qui voudraient nous causer du mal mais aussi pour renforcer notre résistance pour être plus difficiles à cibler. Ce travail va se poursuivre, mais il y aura toujours un certain niveau de risque. Il faut être franc. Il ne peut pas y avoir de risque zéro. Quand on voit que des gens se sont radicalisés tous seuls, il faut mener un travail pour combattre cette radicalisation, essayer d'atteindre des gens qui seraient tentés de sombrer dans la violence et les freiner sur cette voie. Isabelle Kumar, Euronews - La radicalisation s'effectue souvent via les réseaux sociaux; la coopération que vous menez avec ces sites en question est-elle à la hauteur de vos attentes ? Julian King, commissaire européen à la sécurité - Il faut encore l'améliorer, mais maintenant nous avons une bonne coopération à travers un réseau de plateformes, plus d'une cinquantaine d'entre elles travaillent aujourd'hui avec nous. Il ne faut pas oublier un autre élément : c'est de travailler sur nos propres communautés. Il y a malheureusement des gens qui veulent inciter des individus vulnérables à sombrer dans la violence. Là, nous devons compter sur nos réseaux de proximité, souvent des acteurs de la société civile, des gens qui connaissent leur communauté. Nous travaillons avec eux pour essayer d'atteindre les personnes vulnérables, qu'elles soient jeunes, scolarisées ou pas, des personnes qui ont commis des petits délits ou qui sont sorties de prison... Et nous nous appuyons sur des citoyens sur le terrain dans toute l'Union européenne pour comparer les méthodes, partager les meilleures pratiques ou simplement se soutenir, car c'est parfois un combat très solitaire dans certaines communautés. Quelle est votre méthode d'évaluation de ce travail ? C'est difficile d'évaluer les résultats. Nous avons bien travaillé avec les fournisseurs d'accès. Quand on détecte un contenu anormal ou qu'il est signalé, dans huit ou neuf cas sur dix, il sera retiré. Je suis fier de cela, et ce sont des dizaines de milliers de contenus que nous avons fait retirer. Le problème, c'est que nous parlons de centaines et de milliers de contenus que nous devrions tenter de supprimer, c'est donc un défi énorme à grande échelle. Dans les communautés, on doit parler à ceux qui sont en première ligne. Si on parle à certains maires ou à certains responsables de ces programmes citoyens avec lesquels on travaille, ils vous diront que même quand une, deux ou trois personnes ont été détournées d'un chemin qui mène à la violence, cela vaut le coup de faire des efforts. Et les contrôles aux frontières ? En faut-il davantage ? Doit-on tirer un trait sur Schengen ? Comme vous le savez, ce n'est pas le but de la commission. Son objectif est de revenir à une application totale des accords de Schengen, mais pour cela nous avons besoin de contrôles efficaces à nos frontières extérieures, et récemment nous avons accompli des progrès considérables en ce sens. Mais n'est-ce pas incroyable de parler encore de cela aujourd'hui ? J'ai l'impression qu'on en parle depuis des années, quand il s'agit de ces relations transfrontalières, et de ne pas laisser les criminels franchir les frontières pour échapper aux forces de police ?... C'est parfois un travail difficile, mais nous avons fait de gros progrès. Si on prend la question du partage des informations, il y a encore des problèmes ponctuels. Ils sont en général le fruit d'un terrible concours de circonstances. Mais l'an dernier, le Système d'Information Schengen, notre principal système transfrontalier d'échange d'informations en matière répressive, a été utilisé à quatre milliards de reprises. La somme d'informations mises en commun dans ce fichier par les états membres a augmenté de 40 % en une seule année, donc l'engagement des états membres pour coopérer efficacement, y compris à travers l'échange de renseignements, est tout à fait significatif et en augmentation. La cyberattaque qui a fait trembler le web du monde entier ce mois-ci a montré à quel point nous étions exposés. N'est-ce pas qu'une question de temps, avant que cela ne devienne une nouvelle arme des terroristes ? J'espère que cela aura au moins été une prise de conscience, mais en fait, nous aurions dû être alertés beaucoup plus tôt par ces questions. La cybercriminalité est un secteur en plein essor. Si vous faites une étude auprès des entreprises nous sommes ici au sommet européen des affaires plus de la moitié d'entre elles disent avoir été touchées par une cyberattaque d'une manière ou d'une autre en Europe. Et en France, ce chiffre monte à 80 %. Les entreprises sont donc conscientes depuis longtemps qu'il faut combattre la cybercriminalité. Et qu'en est-il des états membres de l'Union Européenne ? Parce qu'ils semblent plutôt récalcitrants quand il s'agit d'échanger des données en matière de renseignement. On dirait que c'est une chose qu'ils veulent plutôt garder pour eux. Sur certaines questions, cela peut être vrai, bien que je pense que nous ayons réalisé des progrès. Mais pour ce qui est de la cybercriminalité, nous avons déjà un réseau très développé au sein de l'Union. Nous avons un réseau de coopération formidable, qui s'appuie sur Europol pour combattre le cybercrime et la cybercriminalité. Et il bénéficie d'une reconnaissance internationale dans ce domaine; il y a donc déjà de la coopération, mais nous devons la renforcer. Le Royaume-Uni est l'un des contributeurs les plus importants pour le partage de renseignement en Europe. Aujourd'hui, avec le Brexit, il y a une forte probabilité pour que, vu la façon dont cela fonctionne, de nombreuses informations ne soient plus accessibles... Dans le domaine de la sécurité, je pense que nous savons tous, côté européen mais aussi côté britannique, quand vous écoutez le Premier ministre Teresa May, que nous combattons mieux ces menaces ensemble, que ce soit pour le terrorisme, la cybercriminalité ou le crime organisé. Mais cela a été utilisé comme un objet de marchandage... Non, cela n'a pas été utilisé comme un objet de marchandage. Si les Britanniques disent, comme ils l'ont fait dans le passé, qu'ils veulent poursuivre la coopération dans ce domaine, dans le domaine répressif et du contre-terrorisme, alors, côté européen, nous serons prêts à y répondre. Si on regarde la situation du Brexit dans l'ensemble, et s'il n'y a pas d'accord de trouvé, ce qui est possible, quel impact cela aura-t-il sur la sécurité ? Dans le domaine de la sécurité, ce serait mieux si nous parvenions à un moyen de poursuivre notre travail en commun, et je pense que cela est connu de part et d'autre. Nous acceptons que cela fasse inévitablement partie de nos vies. Comme vous le disiez précédemment, il faut vivre avec le terrorisme ? Actuellement, cela fait partie de nos vies. Je ne suis pas sûr que nous parvenions un jour à éliminer complètement la cybercriminalité, parce que c'est une composante de notre société moderne. Nous avons tellement d'interactions avec la technologie... Et à côté de tous les avantages liés à une connectivité toujours plus importante, on doit faire face à une part de risque, car d'autres personnes, qui nous veulent du mal, essaient de l'utiliser contre nous.
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L'Union européenne partage le deuil du Royaume-Uni après l'attaque terroriste de Manchester. Les drapeaux européens sont en berne à Bruxelles. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a immédiatement écrit à la Première ministre britannique pour exprimer sa tristesse et le choc ressenti après ce nouvel attentat. Pour la cheffe de la diplomatie européenne 'c'est une journée très triste pour l'Europe'. Federica Mogherini a offert tout le soutien des institutions européennes 'qui pourrait être considéré comme utile par les autorités britanniques'. Flags at half-mast-Today we mourn with you.Tomorrow we'll work side by side 2 fight back.They underestimate ours&your resilience #Manchester pic.twitter.com/M5FvtIbcob- European Commission (@EU_Commission) 23 mai 2017 A son arrivée au Conseil à Bruxelles, le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, a fait part du soutien de la France. 'Je pense que nous savons tous qu'il faudra du temps pour se débarrasser de la menace terroriste, et que c'est ensemble et unis que nous nous battrons et que nous l'emporterons', a-t-il ajouté. La Commission européenne a promis de travailler main dans la main avec le Royaume-Uni pour punir ceux qui souhaitent détruire la société européenne. Pour l'institution cette attaque ne fera que renforcer la solidarité au sein de l'Union.
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Après le vote par le Parlement de nouvelles mesures d'austérité, la Grèce attend désormais le déblocage d'une nouvelle tranche de prêts et un geste des créanciers sur l'allégement de la dette. Les Grecs vont être confrontés à de nouvelles hausses d'impôts et à des coupes dans les retraites. Dans les rues d'Athènes, la colère gronde. 'Qu'on ne vienne pas me dire qu'on est sur la voie de la croissance, des réformes, alors qu'en même temps les prix augmentent, les salaires sont réduits et les pensions de retraite aussi. Où est la croissance ? Tous les magasins ici sont fermés', s'insurge cet homme. Ce nouveau paquet de mesures était réclamé par l'UE et le FMI pour qu'Athènes puisse rembourser notamment quatre milliards d'euros à la BCE en juillet et deux milliards à des investisseurs privés. 'Il faut trouver un moyen de résoudre le problème de la dette, obtenir une promesse sur la manière de le résoudre et ensuite, en fonction de cela, la Banque centrale européenne pourra nous inclure dans l'assouplissement quantitatif. Avec cette base, et peut-être une ligne de crédit préventive, la Grèce pourra revenir progressivement sur les marchés' estime Kostas Melas, professeur à l'Université Panteion. Depuis le début de la crise, il y a sept ans, l'économie du pays peine à sortir de la récession. Après une croissance nulle l'an passé, le PIB s'est de nouveau contracté au premier trimestre. 'Les nouvelles mesures sont désormais incluses dans la loi. Le gouvernement grec souligne les contre-mesures qui ont été votées et affirme que c'est le début de la fin de la crise. La population, cependant, redoutent encore plus d'austérité', explique notre correspondante à Athènes, Nikoleta Drougka.
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La Commission européenne a infligé une amende de 110 millions d'euros à Facebook en raison des 'renseignements inexacts' fournis par la compagnie américaine lors de l'enquête sur son rachat de l'application mobile Whatsapp.
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Le président du Parlement européen a signé le règlement qui prévoit une exemption de visa pour les ressortissants ukrainiens qui se rendent dans l'Union européenne. Cette mesure ne concerne cependant que les courts séjours. Mais pour le président de l'Ukraine c'est une page de l'histoire de son pays qui se tourne. 'L'Ukraine retourne dans la famille européenne. L'Ukraine dit un dernier au revoir à l'empire soviétique et russe', se félicite Petro Poroshenko. Congratulations to #Ukraine people for their efforts for #visafree travel to EU. We need to work together for peace&stability in the region pic.twitter.com/lWAG4aP6Mh- EP President Tajani (@EP_President) 17 mai 2017 Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, lui a répondu qu'avec 'cette décision positive les relations entre votre pays et l'Union européenne seront plus simples'. Cette exemption de visa ne concerne cependant que les séjours de 90 jours maximum et il faudra posséder un passeport biométrique.
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Le Parlement européen dénonce la dégradation de l'état de droit en Hongrie. Les députés ont adopté une résolution qui ouvre la voie au déclenchement de l'article 7 du traité de Lisbonne. Cette procédure évalue le risque de violation des valeurs de l'Union européenne. Mené à son terme, ce processus peut entraîner une suspension du droit de vote au Conseil, l'institution qui représente les États membres. Pour l'eurodéputée de centre droit,'Viviane Reding':http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/1185/VIVIANE_REDING_home.html, il est temps d'agir. 'De plus en plus de personnes en ont assez, ce n'est pas l'une ou l'autre décision mais c'est une violation systématique des valeurs qui forment le socle non seulement de l'Union européenne mais aussi et surtout de notre parti commun', explique l'ancienne Commissaire européenne. Droits fondamentaux en Hongrie : le Parlement demande que les fonds de l'UE soient placés sous surveillance https://t.co/iRCX7uoxnY pic.twitter.com/a3HRvT9H8p- Parlement européen (@Europarl_FR) 17 mai 2017 Pour les partisans du Premier ministre hongrois au Parlement cette résolution a pour objectif de perturber les élections législatives, prévues l'année prochaine en Hongrie. 'Notre position est claire: nous dénonçons cette résolution basée sur des mensonges et des informations déformées', rétorque le parlementaire hongrois pro-gouvernemental Tamás Deutsch. Budapest a déjà mené plusieurs batailles politiques avec les institutions européennes. Mais cette résolution pourrait être un tournant. Pour la première fois les alliés du Premier ministre hongrois au Parlement européen ne cachent plus leur agacement.
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Le président français Emmanuel Macron a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel ce lundi à Berlin, pour son premier déplacement officiel à l'étranger au lendemain de sa prise de fonction. Les deux dirigeants ont plaidé pour une refondation historique de l'Europe, face au risque de la montée des populismes et de la désintégration. 'Pour les perspectives à moyen terme de l'Union européenne, nous sommes d'accord pour établir une feuille de route. Ce type de projet ne peut se réaliser du jour au lendemain, mais il y a la conviction commune que l'on ne peut pas se contenter de gérer la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, mais qu'il faut aussi penser à renforcer l'Union telle qu'elle existe et en particulier la zone euro', a estimé la chancelière allemande. 'Le couple franco allemand a besoin de réimprimer beaucoup de pragmatisme et de volontarisme de court terme, mais aussi de moyen terme pour l Union europeenne et la zone euro, et c est dans cet esprit la que nous allons travailler ensemble. Je serai en tout cas pour ma part toujours un partenaire franc direct et constructif', a déclaré le président français. Les deux dirigeants se sont dits prêts pour réformer en profondeur la zone euro à modifier les traités, si nécessaire. La chancelière y était, jusqu'ici, très réticente.
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Le président français Emmanuel Macron a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel ce lundi à Berlin, pour son premier déplacement officiel à l'étranger au lendemain de sa prise de fonction. Les deux dirigeants ont plaidé pour une refondation historique de l'Europe, face au risque de la montée des populismes et de la désintégration. Les deux dirigeants se sont dit prêts pour réformer en profondeur la zone euro à modifier les traités, si nécessaire. Du point de vue allemand, c'est tout à fait possible à déclaré Angela Merkel, alors qu'Emmanuel Macron assure qu'il n'y aura pas de tabou en la matière. Pour le nouveau président français, l'axe franco-allemand est crucial pour cette refondation du projet européen, et il doit être revitalisé pour parvenir à ses transformations. Les deux dirigeants se sont engagé à présenter des résultats dans quelques mois et ils ont annoncé qu'ils allaient prochainement élaborer une feuille de route pour le futur de l'Union et de la zone euro.
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En déplacement en Irlande, le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit a apporté son soutien à Dublin. Michel Barnier dit vouloir travailler pour éviter la réintroduction d'une frontière 'dure' entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord. 'Je veux rassurer les Irlandais, dans ces négociations l'intérêt irlandais sera l'intérêt de l'Union européenne', précise-t-il Michel Barnier a rappelé que cette question était l'une de ses priorités lors des négociations à venir avec le Royaume-Uni. Une réintroduction des contrôles pourrait raviver les tensions dans la région. Le Premier ministre irlandais plaide donc pour le maintien de l'actuelle zone commune de circulation.
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ONG et experts britanniques demandent aux institutions européennes de défendre les droits des citoyens dans le cadre du Brexit. Les discriminations contre les ressortissants de l'Union progressent au Royaume-Uni, explique Anne-Laure Donskoy, membre de l'organisation the3million. 'Nous avons vu quelques offres d'emplois qui stipulent: ressortissant britannique uniquement (...), par exemple ouvrir un compte bancaire devient plus difficile, ou obtenir un prêt, parce que les banques veulent savoir si cette personne pourra rester ou non au Royaume-Uni', explique-t-elle. A travers son organisation elle demande un accord sur la citoyenneté, qui ne serait pas lié aux restes des négociations sur le Brexit. Les avocats montent aussi au créneau pour aider les ressortissants de l'Union. Jan Doerfel conseille ainsi à ses clients 'd'obtenir toutes les informations nécessaires pour savoir s'ils peuvent déjà bénéficier d'un permis de résidence permanent selon les règles européennes'. Une politique migratoire restrictive pourrait avoir un impact lourd sur l'économie britannique. Le secteur du bâtiment pourrait connaître une hémorragie de main d'oeuvre prochainement, selon Julia Onslow-Cole de PwC. Selon elle, 'le déficit de compétence va arriver d'ici cinq ans avec un manque de 230 000 personnes' pour cette activité. Ces interrogations sont identiques pour les citoyens britanniques présents dans les États membres. Ils pourraient donc bénéficier des mêmes droits que les ressortissants de l'Union.

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