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De Bruxelles à Washington, les réactions internationales au premier tour de la présidentielle sont nombreuses et diverses. Dans les institutions européennes, on ne cache pas sa satisfaction de voir Emmanuel Macron arriver en tête. Dans un tweet, la chef de la diplomatie Federica Mogherini estime que le candidat centriste représente l'espoir et le futur de notre génération. Le président de la Commission Jean-Claude Juncker a félicité le candidat d'En Marche ! pour son résultat au premier tour et lui a 'souhaité bon courage pour la suite'. Le gouvernement allemand, par l'intermédiaire du porte-parole de la chancelière Steffen Seibert, s'est également réjoui du score d'Emmanuel Macron en saluant sa position pour une Europe forte et une économie sociale de marché. De son côté, Moscou annonce respecter les résultats du premier tour et nie officiellement tout soutien à Marine Le Pen. Le Kremlin a dit souhaiter des relations 'mutuellement bénéfiques' entre la France et la Russie. Mais sur Facebook, le président de la commission des affaires étrangères de la Douma Konstantin Kosachev a clairement apporté son soutien à la candidate du Front National. Enfin, le président américain Donald Trump s'est contenté d'écrire, toujours sur Twitter, que 'l'élection qui se déroule en en ce moment en France est très intéressante.'
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Deux visions de l'économie radicalement opposées s'affrontent pour une place au sommet de l'Etat français. Emmanuel Macron, un ancien banquier qui croit aux bienfaits de la mondialisation fera face le 7 mai prochain à Marine Le Pen, ex-avocate chantre du 'patriotisme économique'. Le premier souhaite renforcer la zone euro et tirer le meilleur de l'économie de marché. La seconde veut sortir de l'UE, revenir au Franc et rétablir des barrières douanières. Le risque du repli 'Redonner à la France sa souveraineté économique', c'est le leitmotiv du Front National qui compte faire financer la dette française par une création monétaire massive de la Banque de France, après avoir abandonné l'euro suite à un référendum. En 2011 Marine Le Pen déclarait déjà : 'L'Euro est mort, il n'a pas fait ses preuves, il n'est pas viable. C'est tout. Et ce n'est pas dramatique, il faut l'accepter.' Un programme économique qui va doper la croissance (2,5% en 2022) et réduire le déficit public (1.3% du PIB en 2022), assurait la candidate d'extrême droite devant le syndicat patronal français, le MEDEF, fin mars. Pourtant les dépenses prévues par le Front National sont nombreuses : baisse de l'impôt sur le revenu, retraite à 60 ans, prime de pouvoir d'achat pour les bas revenus et embauches de fonctionnaires. 'Les mesures économiques que je propose permettront de créer 1,7M d'emplois.' #DemainPrésident Revoir l'émission https://t.co/ww52XcTTZG pic.twitter.com/A6OtKzJp6w- Marine Le Pen (@MLP_officiel) 18 avril 2017 Marine Le Pen compte opposer au libre-échange sa 'priorité nationale', dont les mesures phares sont une surtaxe sur les contrats des travailleurs étrangers(environ 10%) et une autre sur les importations (environ 3%). La suite sociale-libérale A l'inverse, Emmanuel Macron veut aller vers une harmonisation sociale de la zone euro. Il est en faveur du CETA, l'accord commercial avec le Canada. L'ancien ministre de l'Economie veut réformer l'assurance chômage, en l'ouvrant aux indépendants et aux démissionnaires. Il se fixe comme objectif de faire passer le taux de chômage sous la barre des 7%. J'assume d'aller vite sur certaines réformes, comme celle du droit du travail, pour être efficace. #le79inter- Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 21 avril 2017 Sur le marché du travail, il prône une 'flexi-sécurité' chère aux pays scandinaves, dans l'esprit des lois El-Khomri, et Macron, qualifiée à l'époque par le FN de 'feuille de route de Bruxelles'. 'Nous protégerons les individus mais nous devons être une terre de liberté pour l'innovation, pour la création, car c'est notre ADN' déclarait le candidat En Marche en meeting à Lyon pendant la campagne. En matière de finances, Emmanuel Macron est plutôt partisan de la rigueur : il promet 60 milliards d'euros d'économies sur le quinquennat en supprimant 120 000 fonctionnaires. En contrepartie il s'engage à baisser les impôts sur les entreprises, réformer l'impôt du la fortune (ISF) et lancer un plan d'investissement de 50 milliards d'euros. L'ISF pénalise le financement de notre économie. Nous avons besoin de financer des PME et des start-up. #15minutesPourConvaincre pic.twitter.com/swXchbo5HT- Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 20 avril 2017
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Devant ses partisans, Emmanuel Macron s'est félicité d'avoir 'changé le visage de la vie politique française'. A 39 ans, le candidat 'ni droite, ni gauche' veut incarner un nouveau souffle. Il entend rompre avec un système politique qui a, selon lui été, incapable de régler les problèmes de la France depuis trente ans, notamment le chômage de masse : 'Alors que notre pays traverse un moment inédit de son histoire, marqué par le terrorisme, les défis économiques, les souffrances sociales et l'urgence écologique, il y a répondu de la plus belle manière, en allant voter massivement. Il vous revient de poursuivre cet engagement vibrant jusqu'au bout et, au-delà, ne renoncez jamais, n'oubliez jamais ces mois durant lesquels vous avez changé le cours de notre pays et fait mentir les assis. Restez les courageux exigeants que vous êtes.' Face au programme d'inspiration social-libérale d'Emmanuel Macron, Marine Le Pen se pose comme la candidate anti-mondialisation, anti-Europe, anti-immigration. La leader du Front National entend redonner sa souveraineté monétaire, territoriale et institutionnelle, à la France pour relancer la croissance et garantir la sécurité : 'Le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage qui met en danger notre civilisation. Les Français ont un choix très simple : soit nous continuons sur la voix d'une dérégulation totale, sans frontières et sans protection, avec comme conséquences les délocalisations, la concurrence internationale déloyale, l'immigration de masse, la libre-circulation des terroristes. Ce règne, c'est celui de l'argent roi. Soit vous choisissez la France, des frontières qui protègent nos emplois, notre pouvoir d'achat, notre sécurité, notre identité nationale.' Marine Le Pen et Emmanuel Macron confronteront leurs idées lors du traditionnel débat d'entre deux-tours qui doit avoir lieu le 3 mai, soit quatre jours avant le second tour de l'élection présidentielle.
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Au Royaume de Belgique, plus de 46.000 français ont voté pour le candidat de leur choix. Ici, Emmanuel Macron l'emporte largement avec 35% des voix, devant François Fillon à 22% et Jean-Luc Mélenchon, 20%. Loin derrière, Benoît Hamon obtient 9% et Marine Le Pen ferme la marche avec 7%. Un résultat qui consterne cette fonctionnaire française: 'C'est un peu l'effondrement à l'idée que Marine Le Pen, même si elle est arrivée en deuxième position, a quand même glané plus de 7 millions des voix et que le deuxième tour va nous laisser quand même un choix entre contre le FN, mais certainement pas pour un projet de societé, car je ne me reconnais pas dans le projet de societé défendu par Macron.' Le taux de participation en Belgique atteint 56%, en hausse par rapport aux dernières présidentielles. Mais les Belges se passionnent eux aussi pour ces élections. 'Si deux pays majeurs comme la France et le Royaume-Uni quittaient l'UE, ce serait un retour en arrière et donc je pense que ça n'arrivera pas', explique cet ingénieur belge. 'Je suis plutôt content du résultat de ce premier tour.' Avec la qualification de Macron et Le Pen, c'est donc un match pro vs anti Europe qui va se jouer. 'Je pense que l'inquiétude est purement médiatique mais je ne crois pas que l'UE soit inquiète de ce qui va se passer en France', affirme ce Français expatrié. 'Je veux dire ça va être business as usual, on prend les mêmes et on recommence.' La qualification de Macron en vérité un soulagement pour les autorités européennes, heureuses de voir le candidat europhile en tête des sondages du second tour.
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Les chefs de la diplomatie de l'Union européenne et de la Russie, Federica Mogherini et Sergueï Lavrov, ont échoué lundi à Moscou à surmonter leurs désaccords en dépit d'appels à une coopération plus étroite. Pour sa première visite officielle en Russie depuis sa prise de fonction en 2014, Federica Mogherini a estimé que la coopération entre Bruxelles et Moscou n'est 'pas gelée' mais freinée par de profonds désaccords, notamment sur la Syrie et l'Ukraine. 'Ce serait surréaliste de nous considérer comme des partenaires stratégiques et d'avoir adopté des sanctions réciproques', a déclaré la chef de la diplomatie de l'UE après sa rencontre avec Sergueï Lavrov. 'Nous partageons l'intérêt commun d'améliorer nos relations', a-t-elle toutefois ajouté. L'UE a imposé des sanctions économiques à la Russie après l'annexion en 2014 par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée et le soutien qu'elle est accusée d'avoir apporté aux rebelles séparatistes de l'est de l'Ukraine. En rétorsion, la Russie a interdit l'importation de la plupart des produits alimentaires venant des pays occidentaux. Federica Mogherini a indiqué que les sanctions européennes 'ne sont pas une fin en soi' et qu'elles visent à aider à la résolution du conflit dans l'est de l'Ukraine, qui a fait plus de 10.000 morts en trois ans. De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que les deux parties avaient réitéré la nécessité d'appliquer les accords de paix de Minsk pour permettre de régler le conflit en Ukraine. Il a également appelé à 'une enquête approfondie, rapide et transparente' après la mort dimanche d'un observateur américain de l'OSCE dans l'est séparatiste de l'Ukraine, dont le véhicule a sauté sur une mine. Avec agence (AFP)
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L'économie de la zone euro entame le second trimestre sur des bases solides, à en croire les données PMI préliminaires de l'institut Markit. L'indice flash composite, qui combine les secteurs manufacturier et des services, est à son plus haut niveau en six ans à 56,7 en avril, après 56,4 en mars. Des niveaux conforme à une croissance trimestrielle de 0,7% dans les pays qui utilisent la monnaie unique. Une croissance supérieure à celle du premier trimestre et aux prévisions des analystes. Flash #Eurozone #PMI Composite Output Index at 72-month high of 56.7 in April (56.4 in March). https://t.co/hMy3d7H84N pic.twitter.com/T5DiJQJFhp- Markit Economics (@MarkitEconomics) 21 avril 2017 En Allemagne, l'activité dans le secteur des services a légèrement ralenti, ce qui suggère une croissance moins élevée à venir. L'indice composite recule de 57,1 en mars à 56,3 en avril. En France en revanche, le secteur privé a poursuivi son expansion, porté par la demande.L'indice composite est ressorti à 57,4 en progression de 1,4 point, malgré l'approche de la présidentielle. Là aussi à son plus haut depuis mai 2011. Latest data signals further strong growth in French private sector. Flash #France #PMI at 57.4 in Apr (56.8 - Mar). https://t.co/gcdrUPlpEP- Markit Economics (@MarkitEconomics) 21 avril 2017
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C'est sous les acclamations et les huées que le président du Conseil européen, Donald Tusk, est arrivé à Varsovie. L'ancien Premier ministre polonais doit être entendu par la justice en tant que témoin dans une enquête contre deux généraux. Les militaires auraient outrepassé leurs compétences après l'accident d'avion en 2010 qui a coûté la vie au président polonais. Mais cette affaire judiciaire est en fait au coeur d'une bataille politique entre Donald Tusk et Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau du président décédé et dirigeant du parti actuellement au pouvoir en Pologne. La formation nationaliste, Droit et Justice, accuse l'ancien Premier ministre d'avoir une responsabilité morale dans cette catastrophe. Les autorités polonaises ont ainsi essayé d'empêcher en mars dernier la reconduction du mandat de Donald Tusk à la présidence du Conseil européen. Ce dernier a finalement obtenu le soutien de tous les pays membres de l'Union européenne sauf celui de la Pologne.
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Les irrégularités constatées par les observateurs internationaux lors du référendum en Turquie inquiètent la Commission européenne. Son porte-parole demande aux autorités turques de lancer une enquête transparente après le scrutin de dimanche, favorable à un renforcement des pouvoirs du président en Turquie. 'Nous appelons les autorités turques à considérer avec attention les prochaines étapes et à chercher le consensus national le plus large possible dans le suivi du référendum', insiste Margaritis Schinas. Après ce succès électoral le président turc a aussi rapidement évoqué la possibilité de tenir un autre référendum, cette fois sur le rétablissement de la peine de mort. Pour Margaritis Schinas il s'agit d'une 'ligne rouge, mais c'est la plus rouge des lignes'. Sur le continent européen c'est en Belgique que le camp du oui a obtenu son meilleur résultat. 77% des électeurs turcs de Belgique soutiennent le principe d'un renforcement des compétences du président.
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Les manifestations se poursuivent en Hongrie. Ils étaient encore quelques milliers, place de la liberté, à Budapest, réunis pour manifester contre le gouvernement de Viktor Orban. Depuis dix jours, les manifestations se succèdent dans la capitale hongroise pour dénoncer la politique du gouvernement qui vise les ONG et la CEU, l'université financée par le milliardaire américain d'origine hongroise George Soros, Un étudiant Erasmus de Berlin participant à la manifestation explique : 'Ce qui se passe actuellement en Hongrie est démocratique dans une certaine mesure, mais en voyant toute la propagande dans les stations de métro, dans les autobus, ce n'est pas intelligent, c'est stupide de manipuler les électeurs et les gens.' Dans une ambiance festive, chantant, sifflant, accompagnés de musique, ils ont exprimé leur 'ras-le-bol' à l'égard du gouvernement souverainiste de Viktor Orban. Les manifestants dénoncent entre autres une loi à venir qui obligera les ONG à déclarer tout financement 'de l'étranger' de plus de 23 000 euros par an. Ce type de loi existe dans de nombreux pays à travers le monde. Et une autre Selon laquelle, les universités étrangères doivent avoir un campus à la fois dans la capitale hongroise et dans leur pays d'origine, ce que n'a pas pas la CEU, qui pourrait être forcée à fermer.
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Comment approfondir et renforcer l'Union économique et monétaire alors même qu'elle se bat pour sa survie ? Voyons quels sont les défis à relever, les doutes à dissiper et les options à envisager pour déterminer l'avenir de l'Europe, dans cette édition de Real Economy qui fait étape en Croatie et interroge le Commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici. Quel avenir pour l'Union économique et monétaire européenne (UEM) à l'heure où elle est critiquée de toutes parts ? Cette construction qui trouve son origine dans les années 50 a été concrétisée en 1992 par le Traité de Maastricht. L'introduction et la mise en circulation de l'euro l'ont gravé dans le marbre. Mais alors que le Royaume-Uni est en passe de quitter l'Union européenne, la dynamique d'intégration a du plomb dans l'aile. Commençons par voir plus clairement de quoi nous parlons dans notre cours accéléré : l'Union économique et monétaire a pour objectif d'intégrer Johan, Judith, Pierre et Nathalie originaires de différents pays dans un même club. Bien que leurs nations aient des économies et des politiques nationales différentes, cette Union leur donne une monnaie unique tant qu'ils respectent les règles pour en faire partie. Droits et obligations de l'UEM La Banque centrale européenne - institution-clé de l'UEM - fixe la politique monétaire, les taux d'intérêt et des objectifs d'inflation qui aident les Etats membres à se coordonner et un filet de sécurité prévoit que chacun apporte sa contribution quand les choses tournent mal. Cette Union permet aussi à Johan de vendre son fromage à travers l'Europe et donc, de se placer sur un plus grand marché. Sa cliente Nathalie ne supporte aucun coût de conversion. En lien avec eux, Judith crée des emplois comme celui de Pierre, goûteur de fromage dans la zone euro. Dix-neuf pays européens en sont membres. En dehors du Danemark qui dispose d'une clause de maintien en dehors de la monnaie unique et du cas du Royaume-Uni, il reste sept pays potentiellement éligibles à une adhésion. 'Construction UE ne sera pas otage du #Brexit. Relance UEM est notre priorité' EnricoLetta présent #StrenghtenEuro pic.twitter.com/41tp9rdmYr- Delors Institute (DelorsInstitute) 17 octobre 2016 Croatie : futur adhérent à l'euro ? L'Union économique et monétaire devait apporter la croissance en Europe, mais la crise financière a révélé ses défauts et mis en avant les défis qui se présentent à elle. Nous partons à Zagreb, capitale de la Croatie, le tout dernier pays à avoir rejoint l'Union européenne et peut-être, le prochain à rejoindre la zone euro. Forte de sa population de 4,2 millions d'habitants et d'un PIB pour 2015 de 48,7 milliards de dollars (d'après la Banque mondiale), la Croatie affiche de bonnes perspectives de croissance pour les prochaines années. Elle a encore sa propre monnaie, la Kuna. Allons rencontrer celui qui la pilote : le gouverneur de sa Banque centrale, Boris Vuj ić. Demandons-lui quel intérêt il voit dans l'UEM en termes de compétitivité. 'Il y a de la compétitivité parce que les gens peuvent faire mieux que d'autres, être moins chers que d'autres, etc. indique Boris Vuj ić. Bien sûr, le taux de change, c'est toujours quelque chose d'important dans le commerce international, mais bien souvent dans le commerce, il n'y a pas de taux de change,' affirme-t-il. Notre reporter Guillaume Desjardins l'interroge : 'L'UEM veut protéger les contribuables en déconnectant fonds publics et défaillances bancaires : est-ce que ce sera un obstacle à l'adhésion de la Croatie à la zone euro ?' Boris Vuj ić : 'Je ne crois pas, non. C'est assez courant de vouloir protéger l'argent des contribuables de toutes façons, concède-t-il avant d'ajouter : On doit être prudent sur les ressources que les banques devront avoir pour leur renflouement en interne, on doit être prudent dans la manière dont on va mettre ces mécanismes en place et je dirais que le cadre n'est pas encore totalement défini. Et la deuxième chose essentielle pour la zone euro - pour l'Union bancaire -, poursuit-il, c'est d'avoir une supervision vigilante et des règles efficaces.' Rassurer les investisseurs étrangers grâce à la monnaie unique Alors même qu'elle n'est pas dans le club 'euro', c'est en Croatie que le chômage a le plus reculé en Europe en 2016 (avec une baisse de 14,8%) et la chute devrait être encore forte cette année (elle est estimée à 11,3%). Ce pays comme la Pologne d'ailleurs ne semble pas avoir besoin de le rejoindre pour créer des emplois. In case of 2-speed union, #Croatia would fit in deeper one, says Boris Vuj ić, CNB, now the q is how deep does 'deeper' mean? #RealEconomy pic.twitter.com/IWwcgAvaF8- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) 30 mars 2017 Guillaume Desjardins poursuit son échange avec le gouverneur de la Banque centrale croate : 'Actuellement, vous utilisez des Kunas, vous voulez adopter l'euro : est-ce que cela va favoriser l'emploi ?' 'En baissant les taux d'intérêt, on promeut l'investissement, lui répond Boris Vuj ić. Tous les investisseurs étrangers regardent la situation d'un pays et l'un des principaux risques pour eux quand ils investissent, c'est que la monnaie baisse, dit-il. Si on avait l'euro, tous les investisseurs de la zone euro seraient rassurés, assure-t-il. On stimule aussi le commerce dans la même monnaie puisqu'il n'y a pas de risque de change ; tout cela encourage l'investissement et le commerce et donc, la création d'emplois.' Pierre Moscovici : 'Nous avons beaucoup de discipline, mais aussi beaucoup de divergences' On conviendra tous que de nombreux défis se posent et que l'Europe est aujourd'hui à un carrefour. Pour recueillir le point de vue institutionnel, nous interrogeons Pierre Moscovici, il est en charge de notre stabilité économique et financière et de l'euro à la Commission européenne. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Comment renouer le contact avec les citoyens et renforcer l'UEM vu ce contexte délicat ?' Pierre Moscovici, Commissaire aux Affaires économiques et financières, fiscalité et douanes : 'Je reconnais que la situation n'est pas idéale... Mais je leur dirais tout d'abord : regardons ce que nous avons. Nous avons la Banque centrale européenne, l'Eurogroupe : des décisions communes y sont prises, notamment sur des plans pour des pays en difficulté. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, nous avons beaucoup de discipline, mais aussi beaucoup de divergences. Si la situation est solide uniquement dans le nord de l'Europe et faible dans le sud, alors dans le nord, ils peuvent dire : 'Pourquoi paie-t-on pour ces gens paresseux ?' Dans le sud, ils peuvent voir que leur économie s'affaiblit par rapport à celles du nord. C'est pour ça que nous devons bâtir de la convergence. Certaines économies ont des efforts à faire, mais les autres pays qui disposent d'une marge de manoeuvre aussi bien du point de vue budgétaire qu'au niveau de leur excédent de balance courante peuvent contribuer davantage à l'investissement. Et on pourrait être 19 - et peut-être même plus - dans la zone euro - parce qu'une fois que le Royaume-Uni sera parti, seul un pays aura une clause de non-participation : le Danemark. Tous les autres peuvent la rejoindre s'ils le veulent et s'ils répondent aux critères':https://www.ecb.europa.eu/ecb/orga/escb/html/convergence-criteria.fr.html.' 'Je crois à une coalition des volontés' Maithreyi Seetharaman : 'Cela laisse supposer qu'il y aura une Europe à deux vitesses, voire à plusieurs vitesses dans l'avenir. Qu'est-ce que cela va signifier pour les citoyens ?' Pierre Moscovici : 'Parfois, ceux qui veulent aller plus vite doivent avoir la capacité de le faire. C'est ce que nous avons fait avec l'euro. C'est ce que nous avons fait également avec Schengen. Donc je ne pense pas à une Europe à deux vitesses, ce ne serait pas équitable. Mais je crois à une coalition des volontés.' Maithreyi Seetharaman : 'Mais quels sont les éléments concrets d'une Europe à plusieurs vitesses : concernant l'euro, il y aurait une première Ligue et une deuxième Ligue ?' Pierre Moscovici : 'Quand on crée l'Union bancaire, on s'assure que les intérêts de ceux qui ne sont pas dans la zone euro soient protégés. Donc une Europe à plusieurs vitesses, cela ne veut pas dire un euro à plusieurs vitesses. Autre exemple : la taxe sur les transactions financières : nous n'avons pas pu l'établir à 28, j'espère que nous pourrons le faire à 10. Nous devons donner la preuve par l'exemple : montrer que c'est bien d'en faire partie, que c'est mieux d'être dans le club plutôt qu'en dehors.' 'Défis intérieurs et extérieurs' Maithreyi Seetharaman : 'Nous avons vu aussi que des éléments centraux comme le partage des risques sont très contestés.' Pierre Moscovici : 'Le Brexit, c'est le principal défi intérieur que nous devons relever - de manière amicale également - parce que nous devons continuer d'avoir des relations avec le Royaume-Uni. Il y a aussi des défis extérieurs : Donald Trump en est un, en particulier quand on voit comment il gère le multilatéralisme ou le protectionnisme. Vladimir Poutine représente un autre défi extérieur. Il y a aussi le terrorisme, la question des réfugiés. Je crois que le statu quo n'est pas une option. Si nous maintenons la situation actuelle, je crois que les forces qui tendent à détricoter l'Union seront encore plus puissantes.' Maithreyi Seetharaman : 'Y a-t-il un risque que tout cela n'aboutisse à rien ?' Pierre Moscovici : 'Oui, c'est un grand risque. Il y a des gens comme dans mon pays avec Marine Le Pen qui veulent que la France sorte de l'Europe, de l'euro... Et franchement, une Europe et un Euro sans la France, cela n'a pas de sens. Donc je dis aux pro-Européens : Ne soyez pas si timides, n'ayez pas honte d'être Européens, soyez-en fiers, mais soyez fiers de ce que vous avez fait et de ce que vous pouvez faire.'
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Les négociations d''adhésion de la Turquie à l'Union européenne':https://ec.europa.eu/neighbourhood-enlargement/sites/near/files/near_fac... ont débuté en 2005. Mais cette candidature est actuellement au point mort. " D'un point de vue juridique la Turquie est toujours candidate, dans les faits ce n'est pas le cas ", explique le député européen allemand Alexander Lambsdorff. Il ajoute que " personne ne croit à Bruxelles et à Ankara que la Turquie rejoindra l'Union européenne ". Dans ce dossier l'eurodéputé libéral s'interroge aussi sur l'honnêteté de l'Union à propos de la candidature turque. " Nous, en tant qu'Européens, nous avons été malhonnêtes avec nos amis turcs en assurant qu'ils pourraient nous rejoindre un jour. Mais en fin de compte tout le monde savait qu'il n'y avait aucune majorité en interne pour cela ", souligne-t-il. Les dissensions se font aussi ressentir entre les institutions européennes. Le Parlement souhaite un gel des négociations. Les États membres ne veulent pas franchir cette limite. Alexander Lambsdorff les juge d'ailleurs " trop timorés, trop craintifs ". Dans ces conditions la Turquie souhaite-t-elle maintenir sa candidature ? Le président turc dit vouloir organiser un référendum sur la poursuite des discussions. L'eurodéputé rappelle " que la Turquie a emprisonné plus de journalistes que la Chine ou l'Iran. Cela en dit long sur l'état de la liberté d'expression dans ce pays ". Il estime " que la Turquie a déjà abandonné tout rapprochement avec l'Europe, ses standards, ses valeurs et sa politique "
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Le référendum de dimanche en Turquie sur l'extension des pouvoirs du président cristallise les tensions au sein de la communauté turque de Bruxelles. Les secousses liées à la tentative de coup d'État avorté en juillet dernier se font encore ressentir. La police a enregistré ces derniers mois 80 plaintes de menace de mort ou d'agression contre des membres de la communauté turque. Certains entrepreneurs ont fermé boutique car ils sont soupçonnés d'appartenir au mouvement de Fethullah Gülen, accusé par les autorités turques d'être à l'origine du putsch. Pour Kader Sevinç, la représentante du CHP, le principal parti d'opposition, il n'est pas possible de faire campagne dans ces conditions. " Aujourd'hui on constate qu'en Turquie il y a d'énormes pressions contre ceux qui font campagne pour le non. La même pression s'exerce sur les Turcs qui vivent au coeur de l'Europe ", explique-t-elle. Selon le représentant du parti au pouvoir en Turquie, l'AKP, ce référendum doit permettre de donner les rênes du pays à une seule personne, le président, et faciliter ainsi son action. " La Turquie avance de manière parallèle aux valeurs européennes ", assure Ruhi Açikgöz. Cet avis n'est pas partagé par Mustafa Kumral. Le représentant du HDP (parti pro-kurde) à Bruxelles juge que " le fossé se creuse entre les gens. Cela créera forcément de sérieux problèmes à l'avenir ". Le scrutin était ouvert jusqu'au 9 avril pour les 120 000 électeurs turcs de Belgique. Des incidents ont éclaté à la fin du mois de mars devant le consulat de Turquie à Bruxelles. Plusieurs personnes ont été blessées à l'arme blanche lors de ces échauffourées.
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Pas de resserrement monétaire à court terme en zone euro : Mario Draghi l'a clairement dit ce jeudi lors d'une conférence à l'université Goethe de Francfort. Pour le Président de la Banque centrale européenne, les statistiques économiques positives ne sont pas encore assez nombreuses pour justifier un changement de cap. 'Avant toute modification des composantes de notre politique - taux d'intérêt, rachats d'actifs et perspectives - nous devons encore acquérir suffisamment de confiance dans le fait que l'inflation convergera bien vers notre objectif (proche de, mais inférieur à 2%) à moyen terme et y restera, y compris dans des conditions de politique monétaire moins accommodantes,' a-t-il déclaré. Draghi: Before altering stance need sufficient confidence inflation will converge to our aim & remain even in less supportive conditions- ECB (@ecb) 6 avril 2017 De 2% en février, l'inflation est retombée à 1,5% en zone euro en mars. Au sein du conseil de la BCE, les gouverneurs autrichien, néerlandais, italien et français, se sont ralliés à leur homologue allemand, qui mercredi encore, martelait dans la presse la nécessité de mettre un terme aux rachats d'actifs d'ici un an. Account of the monetary policy meeting of the ECB Governing Council of 8-9 March 2017 https://t.co/KDznYrbuac- ECB (@ecb) 6 avril 2017 Les propos de Mario Draghi ont fait reculer l'euro face au dollar à son plus bas niveau depuis la mi-mars ce jeudi.
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Le Parlement européen se positionne à son tour sur le Brexit. Les députés ont adopté une résolution qui fixe les principes et les lignes rouges de l'hémicycle pour ces négociations. Les élus insistent sur le règlements des engagements financiers pris par le Royaume-Uni en tant que pays membre. Selon Guy Verhofstadt, coordinateur du Parlement dans ces pourparlers, cette question peut se révéler plus facile qu'il n'y paraît. " Si vous vous accordez sur les principes alors vous appliquez les principes et vous avez les chiffres ", explique-t-il. La position du Parlement européen sur le #Brexit exprimée dans une résolution adoptée à une très large majorité! pic.twitter.com/c392EKr4SV- Constance Le Grip (@ConstanceLeGrip) 5 avril 2017 Pour Nigel Farage, ancien dirigeant du parti britannique eurosceptique UKIP, la position de l'Union européenne est aberrante. " Ce sont des gangsters, des gangsters. Ils exigent 60 milliards d'euros sinon ils ne parleront pas avec nous. C'est un chiffre qui tombe du ciel ", s'emporte l'eurodéputé. Pour le Parlement il n'est pas non plus question de mener en parallèle les discussions de sortie du Royaume-Uni et les négociations du nouveau partenariat entre l'Union européenne et Londres.
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Il est inconcevable que les activités effectuées en euros restent à Londres, après le Brexit, prévient le chef du groupe du PPE (Parti Populaire Européen). '_J'ai le sentiment que certains politiciens à Londres n'ont toujours pas compris ce que signifie la sortie de l'Union européenne. Cela signifie être seul, tout seul _', déclare-t-il. Manfred Weber, membre du même courant politique que la chancelière allemande, Angela Merkel, au Parlement euroépen, explique que la City ne pourra plus être le centre financier de l'Europe. Après le Brexit, il estime que toutes les transactions financières libellées en euros devront être transférées de Londres à l'Union européenne. 'La Grande-Bretagne sera, après avoir quitté l'Union européenne, un pays tiers, alors il y a déjà une compétition sur qui peut gagner après ce processus', poursuit-il. Même s'il 'regrette que nous ayons tous ces sujets sur la table, mais c'est le résultat du vote des Britanniques', conclut-il. De nombreuses places boursières européennes sont sur les rangs, notamment Paris et le quartier d'affaires de la Défense ou encore Dublin, Amsterdam, Bruxelles ou le Luxembourg et surtout Francfort. Avec agences
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Près de 16 000 réfugiés ont bénéficié du système de relocalisation mis en place par l'Union européenne. Ali est Syrien, avec sa femme et deux de ses enfants, ils ont profité de ce dispositif pour arriver au mois de janvier au Luxembourg, après avoir passé un peu moins d'un an dans différents camps en Grèce. En Syrie Ali tenait un restaurant et sa femme était enseignante mais un drame les a poussé à partir. " Mon fils a été tué il y a trois ans et mon neveu huit mois après mon fils. Mon fils avait 16 ans et demi et mon neveu avait 21 ans ", explique-t-il en montrant une photo des deux garçons sur son téléphone. L'eurodéputée néerlandaise Kati Piri a rencontré Ali et sa famille en Grèce il y a un an. Elle demande à l'Union européenne de faire plus comme ouvrir des routes migratoires légales. " On peut faire toutes les identifications nécessaires en amont et montrer notre humanité, notre humanité en tant qu' Union européenne en accueillant les réfugiés les plus vulnérables ", plaide-t-elle. Le Luxembourg a accueilli jusqu'à maintenant 277 demandeurs d'asile dans le cadre du système de relocalisation.
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Devant les députés européens réunis à Strasbourg, le président allemand a exhorté l'Union européenne à rester unie. Pour son premier discours, en tant que président, hors de son pays, Frank-Walter Steinmeier a vanté la diversité et l'égalité du projet européen. " Nous voulons construire un futur commun en Europe, ensemble avec nos partenaires, grands et petits, avec des droits identiques et des engagements identiques ", explique-t-il. Sharing common vision with #Germany President #Steinmeier on a united EU that tackles challenges together for a better #FutureofEurope pic.twitter.com/QNlv1dhAgN- EP President Tajani (@EP_President) 4 avril 2017 Frank-Walter Steinmeier reconnaît les dangers qui menacent actuellement l'Union européenne. Le président allemand demande aux responsables européens de surmonter leurs divergences. C'est le compromis qui a permis à l'Union européenne de progresser, a-t-il insisté.
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Le secteur manufacturier se porte bien dans la zone euro. L'indice PMI des directeurs d'achat ressort à 56,2 en mars, presque un point de plus qu'en février, soit son plus haut niveau depuis avril 2011. Il est bien supérieur à la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction. Le secteur manufacturier est très dynamique, mais il doit faire face à une hausse des coûts et à des retards. Les entreprises industrielles ont eu du mal à faire face à la demande le mois dernier, car les commandes nouvelles ont bondi en dépit d'une hausse des prix qui n'a jamais été aussi forte depuis juin 2011. En France, la croissance de l'activité dans le secteur manufacturier a accéléré en mars après son ralentissement de février, portée par une nette poussée des nouvelles commandes.
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À la veille du grand débat qui aura lieu, mardi à 20h40, sur BFMTV et RMC, Jacques Cheminade était invité sur BFMTV, ce lundi. Le candidat à l'élection présidentielle s'est exprimé en faveur d'une sortie de la France de l'Union européenne et également d'une sortie de l'euro. "L'Union européenne, c'est une association de faux monnayeurs qui servent le système financier international (...) L'euro a été le vice de ce système de faux monnayeurs. Donc il faut que nous ayons nos propres monnaies mais en même temps, une monnaie commune. Un peu à l'image de ce qu'était l'écu", a-t-il déclaré.
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Londres ne cèdera 'jamais' la souveraineté de Gibraltar sans l'accord de sa population. Par cette déclaration, Theresa May a signifié une fin de non recevoir à l'UE qui avait annoncé vendredi que l'Espagne devrait donner son feu vert pour qu'un accord entre l'Union européenne et le Royaume Uni puisse s'appliquer à Gibraltar. L'annonce avait provoqué la colère des Gibraltariens qui accusent Madrid de chercher à rétablir sa souveraineté, cédée en 1713. Les conservateurs britanniques rappellent, comme un avertissement, la guerre des Malouines. 'Il y a trente-cinq ans cette semaine, une autre femme Premier ministre a envoyé une force navale à l'autre bout du monde pour défendre la liberté d'un autre petit groupe de Britanniques contre un autre pays hispanophone', a déclaré Michael Howard, ancien leader du parti conservateur britannique. Il a ajouté :'_ je suis absolument certain que notre premier ministre actuel montrera la même résolution pour le peuple de Gibraltar _'. Les habitants de Gibraltar se sont opposés au Brexit à 96%. Madrid avait proposé une souveraineté partagée avec Londres pour que le Rocher reste dans l'UE. Mais Gibraltar a rejeté cette proposition qu'elle avait déjà repoussée lors d'un référendum en 2002. Le ministre des affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis, a affirmé, dans une interview au quotidien El Pais, que Madrid n'avait 'pas l'intention de fermer la frontière' avec Gibraltar.
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Les responsables du Parti populaire européen se sont retrouvés à Malte au lendemain du déclenchement des négociations sur le Brexit. L'avenir de l'Union était évidemment à l'ordre du jour de cette rencontre des dirigeants de la droite européenne. Pour le président de la Commission européenne, la sortie du Royaume-Uni n'est pas la fin du projet européen. Jean-Claude Juncker s'est d'ailleurs permis une pique à l'égard de Washington. " Un président nouvellement élu était enthousiaste par le fait que les Britanniques quittent l'Union européenne et il a même demandé à d'autres pays de faire de même. Si cela continue je vais aussi demander l'indépendance de l'Ohio et le départ du Texas des États-Unis d'Amérique ", a-t-il ironisé. Jean-Claude assure que le Brexit marque en fait un nouveau commencement pour l'Union européenne.
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Au lendemain de la procédure de séparation et alors que la Première ministre britannique Theresa May a publié une tribune dans sept quotidiens européens pour expliquer le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, David Davis, ministre en charge du Brexit constate qu'il est urgent de prendre son temps : 'On ne peut pas juste changer 40 ans en deux années. Et il faut nous donner du temps ces prochaines années pour changer tout ce que nous voulons changer. De nombreux pans de la loi européenne sont bons, nous les approuvons mais il y a d'autres choses que nous voulons changer. Et nous prendrons le temps pour le faire. Et le Parlement aura du temps, principalement après que nous avons quitté l'Union européenne pour rectifier ce que nous voulons rectifier.' Le lancement du Brexit date tout juste d'une journée mais les grandes manoeuvres commencent déjà dans le secteur financier: le célèbre marché d'assurance du Lloyd's of London a annoncé qu'il allait ouvrir une filiale à Bruxelles. Quant à François Hollande il vient de demander à la Première ministre britannique de respecter les 'règles et intérêts de l'UE' lors des négociations de sortie.
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Le Parlement européen a réagi après le lancement officiel du Brexit. Dans une conférence de presse commune, Antonio Tajani le président du Parlement et Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement ont précisé les choses face à cette situation inédite. 'Nous ne voulons pas être ni méchants ni bons, nous voulons défendre les intérêts des citoyens. S'il faut être méchant pour défendre les intérêts des citoyens, nous serons méchants. Mais le but c'est seulement de défendre les intérêts des citoyens. Si on peut le faire sans être méchant, moi je le préfère (...) J'espère qu'on peut le faire avec politesse, avec élégance, en essayant d'etre le plus gentil possible, mais il faut voir', a déclaré Antonio Tajani. Not reaching a deal on the rights of citizens, means not reaching a deal at all #Brexit #Article50 pic.twitter.com/7t7IX6D7l5- EP President Tajani (@EP_President) 29 mars 2017 Les négociations sur les conditions de sortie de l'UE s'annoncent difficiles. Le Parlement veillera à ce que les annonces se traduisent dans la réalité et pourra user de son droit de veto. 'Si l'issue des négociations n'est pas conforme à ce qui a été dit, avec les conditions que nous avons rendues publiques aujourd'hui, oui, nous utiliserons notre droit de veto, c'est sûr', a déclaré Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement européen. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) 29 mars 2017
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Alors que Theresa May donnait le coup d'envoi officiel du Brexit mercredi, des manifestants faisaient entendre leurs voix devant le Parlement. On pouvait y voir une Première ministre en papier ou des citoyens muselés et attachés avec des laisses pour chiens. Certains de ces manifestants sont membres du groupe Avaaz. Ils contre un Brexit dur et demandent au gouvernement d'écouter le peuple pendant les deux années de négociations à venir.
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Le coeur en fête, ces pro-Brexit célèbrent dans un pub le divorce du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Le coup d'envoi a été donné mercredi, neuf mois après le réferendum sur la sortie de l'Europe. La première ministre britannique Theresa May a transmis la lettre officielle de départ à Donald Tusk le président du Conseil européen. 'Margaret Thatcher avait raison. Elle nous avait averti sur les dangers de cette union politique'. Mais la voix des anti-Brexit ne s'est pas éteinte pour autant. Quelques manifestations ont été organisées devant le Parlement à Westminster. Ils sont les 48% qui ne voulaient pas quitter l'Europe et ils comptent bien continuer à le faire savoir. Le déclenchement du Brexit ouvre une période de deux ans de négociations, qui d'ores et déjà s'annoncent difficiles. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) March 29, 2017
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'Le problème doit être réglé en priorité et la solution réciproque', c'est comme ça que Bruxelles et le gouvernement britannique considèrent le statut des trois millions de citoyens européens résidant en Grande-Bretagne et des 1,3 million de citoyens britanniques établis dans l'Union européenne. Car l'un des objectifs du Brexit est de couper court à la libre-circulation des personnes, européennes ou non, vers le Royaume-Uni. En Allemagne, 100 000 Britanniques sont installés. Avec l'Espagne, l'Irlande et la France, c'est là qu'ils sont le plus nombreux. Dans ce quartier berlinois de Kreuzberg, depuis 1996, se trouve une épicerie très 'British'. Sa propriétaire s'inquiète des éventuelles barrières douanières qui vont faire augmenter les prix des importations. Mais surtout, en tant que citoyenne britannique, Dale Carr cherche à obtenir un passeport allemand : 'Je serais beaucoup plus heureuse si nous l'obtenions parce qu'ici, je constate mes droits de citoyenne européenne. Je serai donc ainsi encore citoyenne européenne. Je trouve ça incroyablement important, pour mes enfants aussi.' Elizabeth Wood et son conjoint se sont installés à Berlin il y a 8 ans avec leurs filles. Elle se prépare à passer son examen de citoyenneté pour acquérir la nationalité allemande le 29 avril. La liste d'attente était de trois mois : 'J'ai décidé de faire comme ce que je faisais pour les examens à l'école et j'ai écrit les 300 questions, bon j'en suis à la moitié, des questions qui portent sur la Constitution et plus générales, on doit avoir un certain pourcentage de réussite, j'essaie juste de les apprendre par coeur !' Il faut résider depuis au moins 8 ans en Allemagne, passer un test d'allemand, démontrer qu'on ne dépend pas des aides sociales, jurer sur la Constitution, ne pas avoir de casier judiciaire, et donc potasser dur pour obtenir un passeport Allemand et ainsi conserver la citoyenneté européenne. Allemand, Dieter Wolke, l'est, mais lui habite au Royaume-Uni depuis 28 ans. Professeur de psychologie, il a une compagne britannique et des enfants. Mais il envisage de repartir en Allemagne plutôt que de continuer à se battre contre le ministère de l'Intérieur pour obtenir son statut de résident permanent : 'Soudainement, on vous dit en fait que vous êtes un citoyen de seconde zone, on vous traite comme quelqu'un dont on ne veut pas, vous n'avez plus le même statut.' Depuis 1989, Monica Obiols habite au Royaume-Uni. Espagnole, elle est mariée à un Hollandais, Jan-Diant Schreuder. Ensemble, ils ont eu deux enfants qui sont nés au Royaume-Uni. Pour eux, les démarches administratives britanniques ont été catastrophiques : 'Le formulaire est un cauchemar complet, c'était très compliqué et je l'ai eu finalement, mais malheureusement je n'ai pas donné assez d'information sur les enfants et donc leur droit de résidence permanente a été rejeté.' Depuis le référendum sur le Brexit, les demandes de résidence permanente au Royaume-Uni se sont multipliées par six. Sur les trois derniers mois de 2016, un tiers d'entre elles ont été rejetées ou déclarées nulles. Our letter sent to theresa_may about the #Article50. We cannot face another 2 years of uncertainty/anxiety, we're #EUcitizen and #UKisHome pic.twitter.com/zIszyu8uui- the3million (The3Million) 29 mars 2017
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Pour parler relations politiques et commerciales, il faudra d'abord négocier les conditions réelles du Brexit. C'est l'avertissement de la Chancelière allemande à Theresa May. Pas question en effet de mener des négociations parallèles ; les Britanniques devront attendre. Theresa May a réclamé ces jours-ci des pourparlers sur le futur accord entre le Royaume-Uni et l'UE. 'Il va falloir d'abord clarifier dans les négociations comment délier les étroites imbrications' qui lient aujourd'hui l'Union européenne au Royaume-Uni, a dit à Berlin la chancelière allemande, 'et seulement une fois cette question clarifiée nous pourrons ensuite, (...) si possible assez vite, parler de notre relation future'. Au niveau économique en effet, les implications du Brexit vont être très concrètes. Qu'en pensent les Allemands ? Prise de température à Berlin : 'Ca ne m'inquiète pas mais cela aura un impact sur l'économie, déclare un homme, même si l'économie allemande ainsi que l'Allemand moyen sont assez forts pour le supporter'.* 'Le Royaume Uni a toujours eu un statut spécial dans l'Union européenne, dit une femme, mais je pense que ça ne va pas être si dramatique pour nous. Pour eux, et j'ai des amis là-bas, et pour les Ecossais, ça va être plus difficile'. Le président des fédérations industrielles allemandes a appelé, lui, à une limitation maximum des dommages, estimant qu'il serait difficile d'éviter des conséquences négatives pour les sociétés, notamment celles implantées au Royaume Uni.
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Le Royaume-Uni vient de donner le coup d'envoi du Brexit. L'article 50 a été notifié et lance formellement les négociations de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Que va-t-il se passer? Comment ce divorce va-t-il se dérouler? Euronews a interrogé l'analyste Stefan Lehne de Carnegie Europe. *Euronews* : " Cela ne s'annonce pas comme un divorce facile ? " *Stefan Lehne* : " Tout d'abord la lettre donnera des indications sur les positions de négociation du Royaume-Uni, et maintenant l'Union européenne va préparer sa réponse. Il va y avoir des consultations entre les 27, il va y avoir dans quelques semaines un sommet et alors Londres aura une réponse. Les négociations en tant que telles vont commencer au début de l'été, disons en juin. Cela laisse vraiment peu de temps pour des négociations très complexes car l'article 50 définit clairement qu'elles doivent être conclues en deux ans. Donc dans deux ans le Royaume-Uni sera sorti. Mais il n'est pas certain que cela marche. Si Londres quitte sans accord, sera un désastre pour les deux parties. Et on parle seulement de la sortie. Les nouveaux partenariats, le nouvel accord commercial vont probablement prendre plus de temps, cela pourrait prendre entre 5 et 10 ans. " *Euronews* : " La Première ministre britannique a dit qu'elle négocierait chèrement le Brexit. Ici à Bruxelles et ailleurs au sein de l'Union européenne on entend des personnes qui assurent qu'il n'est pas question de choisir. Comment vont se dérouler ces discussions? " *Stefan Lehne* : " Cela va être incroyablement complexe et désordonné. Il est clair pour les États membres que le Royaume-Uni devra payer le prix de sa sortie. Avoir le beurre et l'argent du beurre sera inacceptable pour les 27. " Rester en bon terme *Euronews* : " Quel est aussi le message des institutions européennes dans ce contexte. S'agit-il de convaincre les pays de ne pas sortir de l'Union européenne? " *Stefan Lehne* : " Ce qui est intéressant c'est qu'au lendemain du référendum sur le Brexit, les enquêtes d'opinion ont montré que le soutien à l'Union européenne a progressé dans presque tous les États membres. Je crois que l'économie européenne se rétablit et je ne suis pas sûr que beaucoup de pays vont suivre le chemin de la sortie. " *Euronews* : " C'est un divorce, mais le Royaume-Uni et l'Union vont vouloir rester en bon terme? " *Stefan Lehne* : " A long terme absolument, il y a un profond intérêt. Le Royaume-Uni a beaucoup à offrir. C'est un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, il a une politique étrangère efficace, de très bons services de renseignements, il peut apporter beaucoup à l'Europe d'un point de vue économique mais aussi en terme de sécurité. Et il y a un grand intérêt des 27 pour que ce nouveau partenariat fonctionne des deux côtés. "
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En quittant l'Union europénne, les Britanniques doivent s'attendre à payer plus cher leurs fruits, légumes ou encore leur huile d'olive. Les économistes prédisent que la hausse des prix sur les produits alimentaires et agricoles importés pourrait aller jusqu'à 8%. Une inflation accentuée par la baisse de la livre sterling observée ces derniers mois. Pour autant, le ministre des Finances Philip Hammond tient un discours optimiste : 'nous sommes résolument attachés à obtenir les meilleures dispositions pour la relation future de la Grande Bretagne avec l'Union européenne. Cela fait partie de notre objectif de construction d'un avenir mondial pour la Grande Bretagne, en terme d'échanges et de partenariats commerciaux internationaux, ainsi que dans le cadre de nos plans ambitieux pour réformer notre économie et notre société.' En 2016, le Royaume Uni a importé l'équivalent de 55 milliards d'euros de produits alimentaires et agricoles, dont 71 % provenaient de pays membres de l'Union européenne.
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C'est un jour historique pour le Royaume-Uni. Londres a officialisé aujourd'hui son intention de sortir de l'Union européenne, neuf mois après le référendum sur le Brexit, qui a profondément divisé les Britanniques. La Première ministre Theresa May a signé la lettre activant l'article 50 du Traité de Lisbonne. Lettre qui a été remise par l'ambassadeur britannique à Bruxelles, à Donald Tusk, le président du Conseil européen. The Prime Minister has triggered Article 50 and started the process of leaving the EU. Read the letter: https://t.co/4CfCle4BP1 pic.twitter.com/Gf4DIudIMH- UK Prime Minister (@Number10gov) 29 mars 2017 The Article 50 letter. #Brexit pic.twitter.com/SO5R5BTvhw- Donald Tusk (@eucopresident) 29 mars 2017 Le divorce officialisé, les négociations avec l'Union européenne commencent, et elles pourraient durer au moins deux ans. Des négociations longues et difficiles, pour définir les futures relations entre Londres et le marché unique européen, notamment en matière de commerce et d'immigration.

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