Alors que de plus en plus de municipalités sont en train d'interdire le port de ce maillot de bain islamique sur les plages, des femmes ont commencé à être verbalisées.

Les municipalités désireuses d'interdire le port du burkini sur leurs plages sont de plus en plus nombreuses, de Corse jusqu'au Pas-de-Calais. Après Cannes, Mandelieu-la-Napoule, Villeneuve-Loubet, Sisco, Le Touquet, c'est au tour du maire de Leucate (Aude) de rédiger un arrêté interdisant le port de ce maillot de bain islamique qui recouvre tout le corps, mais laisse le visage apparent.

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Les premières amendes sont tombées à Cannes, rapporte Le Parisien. Trois femmes, âgées de 29, 32 et 57 ans, ont été verbalisées le week-end dernier sur les plages cannoises. Elles ont dû s'acquitter d'une amende de 38 euros, a indiqué au quotidien le cabinet du maire (LR) de Cannes, David Lisnard.

Six autres femmes rappelées à l'ordre

Six autres femmes se baignant en étant couvertes ont elles été rappelées à l'ordre, sans être verbalisées, et "ont quitté la plage sans faire de difficulté", a-t-on précisé de même source au journal. "Certaines ont préféré quitter la plage, d’autre se sont mises en maillot de bain", a précisé à Nice-matin Yves Daros, chef de la police municipale, qui souligne également les "retours positifs de la population". "Nous recevons depuis de nombreux témoignages de satisfaction de la part des gens", a-t-il déclaré.

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La mairie de Cannes est la première municipalité à s'être opposée cet été, le 27 juillet, à cette "tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse". "Toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité, respectant les règles d'hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime [...] sera punie de l'amende de 1ère catégorie, soit 38 euros", indique l'arrêté municipal.

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