Selon une enquête du Monde, l’"effet Sarkozy" ne jouerait plus auprès des lecteurs d’hebdomadaires. Mais plus que l’ancien président, c’est la politique en général qui serait boudée par les Français.

"Qu’on en dise du bien ou du mal, il a toujours bien vendu, jusqu’en septembre 2011. Depuis, c’est très variable.", reconnaît Etienne Grenelle, directeur de la rédaction du Point, aux journalistes du Monde.

"Le retour de Sarkozy à l’automne dernier n’a pas fonctionné en kiosques, fait savoir Christophe Barbier, patron de L’Express. L’intérêt des lecteurs est faible." Une tendance confirmée par le directeur de Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel : "Les sujets récents sur la droite et Nicolas Sarkozy ne vendent pas bien. Il y a eu un décrochage à l’automne."

Pire encore pour l’actuel président de l’UMP, son probable futur concurrent pour la primaire interne au parti, Alain Juppé, fait de bons scores à la "une" de certains hebdomadaires comme L’Express ou Le Point.

A lire aussiRoyal, Sarkozy, Hollande… : quand les magazines people publient des photos d’eux en maillots de bain

Le Front national fait vendre

Par ailleurs, le quotidien du soir nous apprend que François Hollande et son gouvernement ne feraient pas les choux gras des magazines. Toutefois, le "Hollande bashing" continue à fonctionner pour la presse de droite, selon le patron de Valeurs actuelles, qui attaque régulièrement François Hollande sur sa politique.

Il faut dire que les "unes" consacrées par les magazines en général sur le président de la République sont loin d’être flatteuses. Ainsi, les mots-clés les plus utilisés pour parler du mandat de Hollande sont : "faillite", "trahison", "sieste", "fainéant"…

Toutefois, la classe politique dans son ensemble serait concernée par ce déclin des ventes. "Mais il y a des cycles et en ce moment, la politique n’intéresse pas beaucoup les lecteurs, si l’on se fie aux ventes", indique le directeur de la rédaction du Point.

Publicité
Toute la classe politique ? Il semblerait que dans le déclinisme du thème politique, le Front national soit salvateur pour les principaux hebdomadaires français. "Marine Le Pen n’a jamais fait vendre autant de journaux que son père. Mais les couvertures sur la thématique du FN font des scores stables", raconte Christophe Barbier dont la "une" montrant Marine Le Pen avec ce titre "Présidente en 2017 ? Pourquoi le pire est possible" avait valu à L’Express de se vendre 10 % au-dessus de la moyenne cette semaine-là.

Vidéo sur le même thème : Sur RTL, Nicolas Sarkozy oublie qu'il est filmé !