Stephan Turk, le bijoutier niçois mis en examen pour homicide volontaire après avoir tiré sur l’un de ses braqueurs, s’est exprimé ce mercredi sur Europe 1. Il a expliqué regretter la mort du jeune homme mais ne pas se sentir coupable de s’être défendu.

Mis en examen pour homicide involontaire, Stephan Turk est aujourd’hui assigné à résidence. Discret depuis le drame du braquage de sa boutique, le bijoutier niçois a répondu ce mercredi matin aux questions d’Europe 1. Il a expliqué regretter la mort du jeune braqueur, mais a indiqué avoir agi pour se défendre. « Je suis la victime, avant lui ». Le bijoutier a donc avoué ne pas se sentir coupable. « Pourquoi coupable ? Je me défends. C’est lui qui décide de venir chez moi avec des armes et m’agresser » a-t-il déclaré.

« Je ne voulais toucher persone »« Il a violé mes droits au magasin. Il a pris mes marchandises. C’est un accident. J’ai vraiment tenté d’arrêter le scooter. J’ai tiré sur le scooter. J'étais dans le magasin, après j’ai couru avec la carabine sur moi. Je saute sur le trottoir, ça a duré une minute, quelques secondes. J’étais tout seul avec les deux voleurs agressifs. Je voulais arrêter le scooter, c’est tout. Je ne voulais toucher personne. Si j’avais voulu tirer sur lui, j’en avais l’occasion. Il était devant moi à un mètre » a ajouté Stephan Turk.

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« Ce n’est pas lui le responsable, c’est son père ! »Mais s’il regrette les conséquences tragiques de son geste, le bijoutier pose aussi la question de la vraie responsabilité des actes du jeune homme. « Oui, bien sûr, j’ai regretté pour lui, pour sa famille. Ce n’est pas lui le responsable, mais c’est son père ! Le jeune homme avait déjà été impliqué dans 14 affaires. Où est sa famille ? » s’est-il interrogé. « Où est son père ? Qu’est-ce qu’il dit, son père, au journal ? « Mon fils avait besoin d’argent ». Mais ça ne va pas ça ! » Quant au fait qu’il possédait une arme dans son magasin, le commerçant justifie la nécessité de pouvoir se défendre. « J’ai une bijouterie dans un quartier très très sensible. Pourquoi je détenais une arme ? Pour me défendre, c’est très simple. Regardez ce qu'il se passe ! » a-t-il lancé. Il attend maintenant que la justice fasse son travail. « On attend la justice. J’ai grande confiance en la justice. Je ne suis pas un justicier » a-t-il réaffirmé.

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