Samedi soir à Angers, des étudiants étaient en train de pendre une crémaillère dans un appartement lorsque le balcon s’est effondré. Quatre jeunes sont morts et quatorze autres ont été blessés. Les voisins ont entendu "un énorme bruit sourd puis des hurlements".

Un drame s’est déroulé à Angers dans la nuit de samedi à dimanche. Des étudiants étaient en train de pendre une crémaillère dans un appartement au troisième étage d’un immeuble récent du centre-ville lorsque le balcon s’est effondré. En tout, quatre jeunes sont décédés – trois garçons de 21, 23 et 25 ans et une fille de 18 ans – et quatorze autres ont été blessés. Sept d’entre eux sont toujours hospitalisés au CHU d’Angers et à la clinique d’Angers, mais leurs jours ne sont plus en danger, a précisé la préfecture du Maine-et-Loire.

Selon les premières éléments réunis, quinze personnes se trouvaient sur le balcon lorsqu’il s’est décroché de la façade et s’est écroulé. "Il y avait des gens qui étaient en train de parler, ou de fumer, a raconté Mathilda* sur RMC. C'était plutôt calme, il n'y avait personne qui dansait dessus, donc je ne vois pas les raisons pour lesquelles ça a pu tomber".

"Un énorme bruit sourd puis des hurlements"

Encore choquée par le drame qui s’est déroulé devant ses yeux, la jeune femme a poursuivi : "Et au moment où j’ai voulu monter sur le balcon, ça s’est effondré devant moi, d’un seul coup. C’était brutal, il n’y avait de graduation, c’était vraiment d’un coup". Sur le moment, l’étudiante a été incapable de réagir. "Quand je l’ai vu tomber, je n’ai pas du tout réalisé, j’étais complètement tétanisée, a-t-elle confié à la radio. Je n’ai pas pleuré tout de suite, j’étais juste paralysée. Je ne comprends pas, je me demande encore comment cela a pu se passer".

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Selon le quotidien Ouest-France, l’immeuble avait été construit en 2000. Lorsque le balcon s’est effondré, il a entraîné dans sa chute ceux du deuxième et du premier étage, ajoute le journal qui écrit que "les voisins ont entendu un énorme bruit sourd puis des hurlements".

Le parquet d’Angers a ouvert une enquête pour homicide et blessures involontaires et mis en place une cellule psychologique pour les rescapés.

*Son nom a été changé