Le député PS, Malek Boutih, a remis un rapport sur les dérives islamistes au sein de la jeunesse. Parmi les experts auditionnés, l’ancienne figure de "La Manif’ pour tous".

Le député socialiste de l’Essonne, Malek Boutih, a remis jeudi un rapport au Premier ministre faisant état des dérives d’une partie de la jeunesse vers le djihadisme et d'une certaine radicalisation de celle-ci, comme l’avait dévoilé Le Figaro.

Pour parfaire son rapport et "analyser avec lucidité la progression de la radicalité, en particulier djihadiste, dans notre société", l’ancien président de SOS Racisme s’est entouré de plusieurs intervenants et experts, tel Gilles Kepel, grand spécialiste de l’islam dans la société française.

"J’ai rencontré Malek Boutih une heure…"

Mais en fin de liste, deux noms interpellent : Frigide Barjot et Jean-Paul Ney.

La première, de son vrai nom Virginie Tellenne, a été l’égérie un temps de la "Manif pour tous" lors du vote du mariage homosexuel. Son intérêt pour le djihadisme est donc loin d’être établi et pose la question de sa pertinence dans un tel rapport.

Interrogée par le site d’informations BuzzFeed, elle s’est expliquée sur sa présence : "J’ai rencontré Malek Boutih une heure il y a quelques mois déjà, mais je ne pensais pas que son rapport ne portait que sur le djihad. J’ai expliqué l’importance du dialogue entre la société civile et la religion et le souci de ne pas manipuler la pensée religieuse. Je milite pour une laïcité respectueuse mais qui n’exclut pas la vision religieuse de l’humanité."

Un personnage controversé

S’agissant de Jean-Paul Ney, auteur de Génération Merah, Pourquoi font-ils le Djihad ? (sortie prévue le 3 septembre prochain), sa présence fait débat car il a suscité plusieurs polémiques. Notamment, en publiant le premier les noms présumés des terroristes de l’attaque de Charlie Hebdo, sauf que l’un d’eux n’était qu’un lycéen étranger à l’affaire.

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L’homme a lui aussi expliqué son intervention auprès de Métronews : "J'ai travaillé en banlieue, j'ai été professeur de boxe, éducateur. J'ai perdu des gamins, j'en ai sauvé aussi. J'ai vécu les émeutes de 2005 et travaille sur le sujet depuis une quinzaine d'années. J'ai répondu aux questions de Malek Boutih parce que la jeunesse est en danger. Il faut sauver la jeunesse du djihadisme et du grand banditisme."

Vidéo sur le même thème : Seize interpellations dans les milieux djihadistes tchétchènes en Belgique

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