Le budget colossal du Fonds d’aide aux victimes des attentats pourrait ne pas suffire face à l’afflux de demandes constaté après l’attaque du 14 juillet.

RTL s’inquiétait lundi du budget alloué au Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI). Il s’élèverait à 1,3 milliard d’euros, mais devrait être fortement entamé par les victimes des attaques du 13 novembre 2015 : leur indemnisation est estimée à 350 millions d’euros. Il faudra ensuite allouer une somme destinée aux proches, ce qui pourrait doubler le chiffre, selon les associations des victimes.

Il ne resterait alors que 600 millions d’euros environ pour dédommager les 30 000 passants présents sur la promenade des Anglais le 14 juillet ainsi que leurs proches, considérés comme de potentiels bénéficiaires. À cette compensation s’ajoute le remboursement des obsèques pour les familles des morts, et l’accompagnement médical (parfois sur plusieurs années, sinon à vie) pour les blessés.

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Une assurance pour les victimes ?

Interrogée sur le plateau de RTL par Jérôme Chapuis, la ministre de la Santé Marisol Touraine a pourtant affirmé : "Les soins seront pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale" et agrémentés d’un "accompagnement psychologique des victimes". La ministre a même insisté sur le fait que "toutes les personnes ayant besoin d’être indemnisées seront indemnisées".

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Au vu du nombre de personnes à dédommager et de la continuité probable des dépenses nécessaires, le Fonds aurait deux solutions selon la radio : augmenter la cotisation qu'il subtilise sur les contrats d'assurance de biens, sa source principale de revenus... ou demander de l'aide au gouvernement.

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