Alors que le projet de loi sur l’emploi doit être présenté mercredi en Conseil des ministres, quatre syndicats ont décidé de descendre dans les rues ce mardi pour manifester. Des mouvements de grève sont prévus dans toute la France.

Ils descendent dans la rue. Opposés au projet de loi sur le travail qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres, deux syndicats (CGT et FO) ont appelé à manifester et à faire grève ce mardi pour empêcher son adoption. Soutenus par le Front de gauche et quelques parlementaires PS, en tout quatre syndicats vont battre le pavé : CGT, FO, FSU et Solidaires. Tous sont soutenus par le Front de gauche et par certains parlementaires PS. "Nous recensons 174 manifestations et rassemblements" pour cette journée "interprofessionnelle unitaire", a indiqué la CGT. Les syndicats étudiant UNEF et lycéen UNEL se sont même associés au mouvement dans certains départements.

"Non à l’accord et à sa transposition"Malgré des préavis de grève déposés dans de nombreux secteurs, la SNCF et la RATP n’ont, quant à elles, prévu aucune perturbations. Et alors qu’à Paris les numéros un de la CGT, Bernard Thibault, et de Fo, Jean-Claude Mailly vont défiler ensemble dans le cortège qui partira en début d’après-midi du Châtelet en direction de l’Assemblée nationale, Bernard Thibault a souligné que ces deux syndicats "frère ennemis (…) main dans la main, c’est en soi un évènement". Le syndicaliste, Jean-Claud Mailly a, quant à lui, prévenu : "il faut accroître la pression. Nous allons continuer sur notre ligne : non à l’accord et à sa transposition".

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Une erreur de la CGT et FO ?Alors que l'accord des partenaires sociaux a été transposé sans grande modification par le gouvernement,  le projet sera sur la table du Conseil des ministres mercredi. Il sera ensuite en débat, début avril, à l'Assemblée nationale en procédure d'urgence, et au Sénat fin avril. "Début mai ce texte sera applicable", a affirmé Michel Sapin, le ministre du Travail. "Il faut sauver des emplois le plus rapidement possible, il y a urgence, donc on agit dans l'urgence", a-t-il dit. De son côté, la CFDT a appelé dans un tract les salariés à ne pas être victimes d'une "vaste opération d'intox" dont elle accuse la CGT et FO. "C'est une erreur de croire que ce texte ferait la part belle aux entreprises; il fait la part belle aux emplois et aux salariés", a assuré son secrétaire général, Laurent Berger. 

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4 commentaires

Je ne vois pas pourquoi vous

Portrait de Tiro liro liro

"N'oublie pas de danser, même si tu es triste"...

 Je ne vois pas pourquoi vous écrivez UMPS ! 

Soit ce sont des syndicats de gauche, soit ce sont des syndicats de droite ! 

 

Ou alors  c'est vous ne savez rien... et critiquez pour critiquer !  

 

Mais il serait intéressante de savoir ce qui pensent les forumeurs  de gauche de cette manifestation contre un accord fait par gouvernement avec le patronat et d'autres syndicats ? 

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Marilisa. a dit : Je ne vois

Portrait de penkayak

 dourven

Marilisa. a dit :

 Je ne vois pas pourquoi vous écrivez UMPS ! 

Soit ce sont des syndicats de gauche, soit ce sont des syndicats de droite ! 

 

Ou alors  c'est vous ne savez rien... et critiquez pour critiquer !  

 

Mais il serait intéressante de savoir ce qui pensent les forumeurs  de gauche de cette manifestation contre un accord fait par gouvernement avec le patronat et d'autres syndicats ? 

 

marilisa c'est vrai avec le virage de sarko ce serait plus  ump fn  car il travaille sur le même registre

 

les syndicats doivent  mettre la pression sur le gouvernement pour   contrebalancer la pression que lui met le medef

 contreairement   a ce que la sarkozette  pense une manif de syndicats c'est constructif  cela participe a la creation d'equilibre

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ces syndicats gaucho umps ne

Portrait de jpvpvp

 jp

ces syndicats gaucho umps ne sont plus crédible et ils ne représente plus du tout les travailleurs c'est eux qui foutent la merde

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Va-t-on amnistier les escrocs

Portrait de cp01

"Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s'ils n'étaient dupes les uns des autres"

La Rochefoucauld

Va-t-on amnistier les escrocs de la CGT ? (par Marie Delarue)

Le 27 février dernier, le Sénat adoptait une« proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives ».

Perçue comme un grand élan de générosité envers les acteurs syndicaux et autres brûleurs de pneus des derniers conflits sur le front de l’automobile ou de la sidérurgie, la mansuétude passée et à venir des parlementaires – l’amnistie porterait sur les faits commis entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013 – apparaît comme un baume bienfaisant sur les plaies creusées par le chômage.

La tactique est connue : si le gouvernement précédant tenait à s’afficher comme « décomplexé » vis-à-vis de l’argent et de ses puissances, l’actuel n’a de cesse de désigner « les riches » à la vindicte populaire. Dès lors, toute mesure qui fait couiner le patronat est bonne à prendre. Celle-là en particulier qui prétend faire la part belle au prolétariat souffrant face aux ventrus en gilet rayé. C’est une spécificité nationale : plus les années passent, plus on nous rejoue Germinal. Zola forever. Ça évite de se poser des questions sur les ravages de l’archaïsme à la française.

Si l’on peut à la rigueur comprendre certains coups de sang qui surviennent dans la spontanéité, annonce de licenciements secs ou délocalisation sauvage par des patrons voyous, on est déjà plus circonspect quand le happening est destiné à l’animation du journal de 20 heures, les gros bras assurant la mise en scène et le casting. Décors et costumes de la CGT dans 90 % des cas. On peut enfin se poser la question : pourquoi la casse et le viol de la propriété privée seraient-ils tolérables dès lors qu’une entreprise est visée ?

Ce projet de loi sent donc à mille lieues ce qu’il est : une manœuvre purement démagogique et clientéliste visant à ramener vers le gouvernement les troupes qui l’ont élu et s’en sont aujourd’hui éloignées. Voilà pour l’apparence. Réalité, certes, mais qui pourrait bien cacher une partie de billard autrement tordue.

En effet, un lièvre d’une autre importance vient d’être soulevé par Pierre-Edouard du Cray, de l’association Sauvegarde Retraites. Si l’on regarde la batterie d’amendements déposés autour de cette loi, dit-il, notamment celui de Virginie Klès, sénatrice socialiste d’Ille-et-Vilaine, on découvre que le terme « infractions » qui figurait dans la version initiale a été remplacé par « les contraventions et délits prévus au Livre III du Code pénal ». Soit« Des destructions et dégradations matérielles commises au cours des mouvements sociaux, sachant que ce livre III est aussi beaucoup plus exhaustif et fait explicitement référence à tous les délits financiers : vols, détournements, abus de confiance, recel… », écrit Pierre-Edouard Du Cray. Et qui, alors, pourrait en bénéficier ?

Cela concernerait deux dossiers ultra chauds sur lesquels la justice va devoir se prononcer prochainement. Le premier est celui du Comité d’entreprise d’EDF-GDF et de la CCAS (Caisse centrale des activités sociales). Après une interminable instruction de huit années, « des structures et des proches du PCF » ont été renvoyés en correctionnelle pour détournement de fonds massifs. On se rappellera que le pourcent prélevé sur nos factures pour financer les camps de vacances des électriciens et des gaziers servait, entre autres, à banquer la Fête de l’Humanité…

Autres « personnes morales » ou plutôt amorales dans le collimateur : le Comité d’établissement régional de la SNCF à Lyon, soupçonné lui aussi de détournements au profit des organisations syndicales. Enfin, signale le siteCapital.fr« des détournements opérés au détriment du CE de la RATP ont été récemment dénoncés par la cour des Comptes et pourraient également donner lieu à des poursuites judiciaires ». Et donc à amnistie. On est bien loin des destructions de classeurs et de photocopieuses. Et comme le souligne Pierre-Edouard Du Cray, si tout le monde s’est félicité de ce que cet amendement vise à exclure de l’amnistie les violences physiques et les condamnations de plus de cinq ans, personne ne semble s’être avisé « qu’entre ces deux mesures se cachait le cheval de Troie de la grande absolution syndicale ».

Les députés sont prévenus. Les citoyens aussi, qui en ont marre de servir de cibles pour le tir aux pigeons.

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