Selon "L'Obs" le parquet a été saisi par la République de Centrafrique d'une demande d'information judiciaire visant Patrick Balkany. En cause, des commissions occultes en marge d'un juteux contrat signé entre Uranim et Areva.

Les ennuis judiciaires s’enchaînent pour le maire de Levallois. Si l’ami intime de Nicolas Sarkozy fait l’objet de plusieurs procédures en France, Patrick Balkany intéresse également la justice centrafricaine selon les informations de L’Obs. L’hebdomadaire explique en effet que le parquet national financier a été saisi d’une demande d’information par la République de Centrafrique visant le député UMP. Ce dernier est par ailleurs déjà concerné par trois procédures de ce genre rappelle à ce titre L’Obs.

LIre aussi : Patrick Balkany : non, le maire de Levallois n’aura pas de "remise gracieuse"

Patrick Balkany est soupçonné d’avoir touché des commissions occultes dans l’affaire Uranim. Il s’agit là d’une société canadienne qui exploitait la mine d’uranium de Bakoussa jusqu’à son rachat en 2007 par le groupe Areva pour près de deux milliards d’euros. Selon les informations de L’Obs, les autorités centrafricaines "sont en effet persuadés" que le maire de Levallois a été l’un des bénéficiaires des 40 millions de dollars de commissions occultes versées en marge de la transaction. Serait également concerné François Bozizé, ancien président de la République de Centrafrique.

Lire aussi :  Les (nombreuses) casseroles des Balkany

Cette demande d’information judiciaire semble tomber à point nommé pour la justice qui cherche à déterminer quelle est la source du train de vie du couple Balkany. Toujours selon L’Obs, celui qui est déjà mis en examen pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, "avait déjà noué des liens avec les puissants de Centrafrique et du Tchad avant sa traversée du désert à la fin des années 90". Le parquet répondra-t-il favorablement à cette demande ? Cité par l’hebdomadaire, l’avocat des autorités centrafricaines, William Bourdon, indique avoir "de bonnes raisons de penser" qu’il recevra une réponse positive.

Publicité
En outre, la justice française se penche sur le train de vie des Balkany propriétaires d’une villa sur l’île de Saint-Martin, d’un palais de 1600 m2 à Marrakech et d’un domaine de quatre hectares dans le village normand de Giverny. Et tout ça sans être assujettis à l’ISF.

Vidéo : Patrick Balkany s'emporte face à la caméra