Alors qu’il s’adressait à François Hollande mercredi, Franck Terrier, le doyen de la Cour de cassation en a profité pour critiquer, plus ou moins subtilement, l’attitude de Nicolas Sarkozy par rapport à l’affaire des écoutes. Découvrez ce qu’il a dit.

Son message est passé. Mercredi, le doyen de la Cour de cassation, Franck Terrier s’est adressé au président François Hollande lors d’une allocution prévue dans le cadre de l’installation du nouveau premier président de la cour, Bertrand Louvel. L’occasion pour lui d’adresser indirectement ses reproches à Nicolas Sarkozy.

Franck Terrier a dénoncé les "discours inacceptables" de Nicolas SarkozyEn effet, sans jamais le nommer, Frank Terrier n’a pas hésité à dézinguer l’ancien chef d’Etat, lui reprochant notamment l’attitude qu’il a choisie d’adopter par rapport à l’affaire des écoutes qui le vise actuellement. Le doyen de la Cour de cassation a ainsi commencé par se féliciter de la présence du président socialiste dans l’enceinte de la plus haute juridiction française avant de rapidement fustiger les "discours inacceptables" de son prédécesseur qui a voulu "remettre en cause" l’institution judiciaire. Il y a une dizaine de jours, au lendemain de sa mise en examen, Nicolas Sarkozy s’était exprimé dans une tribune télévisée. Il avait alors, entre autres, garanti de sa sincérité et pointé l’impartialité des deux juges chargées de l’affaire qu’il accusait d’être syndiquées. Un peu plus tard, son ancien conseiller spécial, Henri Guaino, était lui aussi monté au créneau pour  réclamer la suppression de la liberté syndicale dans la magistrature.

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Une ligne de défense qui n’a pas du tout plus à Frank Terrier. "On a prétendu jouer ce vieux tour qui consiste à répudier son juges au seul motif qu’il serait suspect dans ses convictions (…) Au mépris des garanties constitutionnelles, certains responsables politiques n’ont pas hésité à réclamer la suppression des droits syndicaux de la magistrature, pour que celle-ci soit en définitive réduite au silence et recluse hors de la citoyenneté", a-t-il vivement regretté, veillant toujours à ne pas nommer la cible de ses critiques. De son côté, François Hollande a préféré gardé le silence et n’a donc pas commenter ce tacle indirect.

 

 

 

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