Au moment où Manuel Valls appelle à un "pacte national" face aux règlements de comptes incessants à Marseille, Marine le Pen décrédibilise l’initiative du ministre de l'Intérieur. La présidente du Front National accable le manque d’actions concrètes de la part du gouvernement.

© AFP<img src="/files/images/TMP_field_image/mise-en-avant.jpg" width="310" height="231" alt="" title="© AFP<img src="/files/images/TMP_field_image/mise-en-avant.jpg" width="310" height="231" alt="" title="© AFP" class="colorbox colorbox-insert-image" />" class="colorbox colorbox-insert-image" /><img src="/files/images/TMP_field_image/mise-en-avant.jpg" width="310" height="231" alt="" title="© AFP" class="colorbox colorbox-insert-image" />

Marine Le Pen n’a pas hésité à donner son opinion sur le fameux "pacte national" demandé par Manuel Valls pour lutter contre la violence qui sévit à Marseille. Selon la présidente du Front National, ce pacte ne serait qu’un écran de fumée face à une inaction chronique du gouvernement. "Les grandes déclarations disant "on va augmenter le nombre de policiers, on va se réunir autour d'une table", c'est de la poudre aux yeux pour calmer les impatiences d'une opinion publique qui se rend compte que le ministère de l'Intérieur est dans l'incapacité totale de ramener la sécurité, non seulement à Marseille, mais en réalité dans l'ensemble de la France", a déclaré la présidente du FN sur Radio Classique/LCI.

Marine Le Pen a également des doutes sur l’honnêteté de certains policiers dans la cité phocéenne. «Il y a des problèmes  qui empêchent les policiers de faire leur travail. Même si je ne veux pas lancer des accusations sans preuves, il n'est pas tout à fait inenvisageable que le démantèlement de la Bac Nord ces derniers mois, avec des policiers impliqués dans des affaires de corruption, soit le symptôme de quelque chose de plus grave.»

15 règlements de comptes meurtriers depuis le début de l’année

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Il faut dire que depuis le début de l’année, Marseille fait face à des meurtres en série. Au total, 15 règlements de comptes ont été recensés depuis le mois de janvier. La deuxième ville de France est déjà considérée par certains comme une zone de non-droits, notamment à cause des trafics de drogues qui gangrènent la ville. Face à cette spirale et après le meurtre médiatique du fils de José Amigo, directeur sportif de l’OM, Manuel Valls essaye donc de prendre les choses en mains. Une table ronde sur la sécurité se tiendra donc samedi matin, dans la cité phocéenne.

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