Dans un entretien téléphonique accordé à l’Express, José Anigo, directeur sportif de l'Olympique de Marseille, revient sur les circonstances de l’assassinat d’Adrien, son fils.

© AFP

"Quand je disais que cette ville mange ses enfants, j'avais raison. Et ça s'est passé..." José Anigo avait tenu ces propos en décembre 2011, dans le Journal du Dimanche. A cette époque, le directeur sportif de l’Olympique de Marseille ne savait pas que cette réplique allait s’appliquer pour lui. Si elle l'a profondément choqué, la mort de son fils jeudi, ne semble pas l'avoir tant surpris  que ça. Toujours dans le JDD, José Anigo avait affirmé que la rue "avait  aspiré"  son fils. Proche du grand banditisme marseillais, Adrien Anigo n’aura donc pas survécu à la loi de la celle-ci. C’est en fin d’après midi que José Anigo s'est douté de la nouvelle via un appel de son ex-femme. Celle-ci trouvait bizarre l’absence d’Adrien à la sortie des classes, qui avait pour habitude d’aller chercher ses enfants. "Ca ne lui ressemblait pas, explique José Anigo à l’Express. Au même moment, quand j'ai entendu le règlement de compte à la radio, j'ai eu peur..."

15ème règlement de compte depuis le début de l'année

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La mort d'Adrien Anigo marque un tournant dans la série de meutre qui touchent la cité phocéenne. Pour la première fois , l'identité de la victime est connue de tous. Manuel Valls , ministre de l'Intérieur, a donc lancé l'idée d'un pacte national dans le but d'enrayer les violences touchant la deuxième ville de France.

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