Depuis vendredi dernier, Stéphane Gatignon, le maire écologiste de Sevran, en banlieue parisienne, a entamé une grève de la faim pour attirer l'attention sur la pauvreté de certaines communes. Mais avant lui, d'autres politiques avaient déjà utilisé la grève de la faim pour se faire entendre.

Stéphane Gatignon

Le maire EELV de Sevran, en banlieue parisienne, a entamé une grève de la faim vendredi 9 novembre, en installant une tente face à l'Assemblée nationale. Le but de sa démarche ? Montrer à quel point la gestion d'une commune pauvre était difficile.

 

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Le maire craignait ainsi de devoir "mettre la clé sous la porte". Il a ainsi déclaré avoir besoin de 5 millions d'euros d'ici la fin de l'année pour boucler le budget de sa commune de 51 000 habitants, gagnée par le chômage et le trafic de drogue. Un message en tout cas en partie entendu par le ministre de la Ville, François Lamy, qui a d'ores-et-déjà déclaré que la ville de Sevran allait toucher avant la fin de l'année "4,7 millions d'euros de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Aru), qui ont été retardés parce que les dossiers étaient mal bouclés".

 

© Chris93 / Wikimédia Commons

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