Les journalistes Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri racontent dans leur livre "l’Elysée off" comment la sécurité du président a souvent été défaillante.

Le livre de Stéphane Marteau et d’Aziz Zemouri, l’Elysée off, sorti la semaine dernière aux éditions Fayard, est décidément une mine d’informations.

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Après avoir appris que François Hollande et Valérie Trierweiler avaient embauché un coiffeur rétribué 8 000 par mois payés par l’Elysée, que des cas de harcèlement moral avaient lieu au sein du personnel, on apprend désormais que le service de sécurité présidentiel rencontre plusieurs difficultés.

Une arme oubliée dans les toilettes du Sénat…

Les deux journalistes racontent ainsi qu’un membre du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République), a un jour laissé son arme dans les toilettes du Sénat…

Pis encore, lors d’un déplacement présidentiel à Rio (Brésil) en 2012, deux gardes du corps de François Hollande étaient… sans armes, oubliées à Paris dans une mallette. L’information avait déjà fuité à l’époque dans le Canard enchaîné qui s’amusait que la protection du chef de l’Etat se soit faite "à mains nues".

Un inconnu dans la chambre du président à Cuba

De même, lors du déplacement de François Hollande à Cuba début mai 2015, un inconnu avait réussi à s’introduire dans la chambre d’hôtel du chef de l’Etat. L’individu, âgé d’une soixante d’années et de nationalité française, avait été interpellé avant l’arrivée du président. Il tenait des propos incohérents. Des spécialistes de la garde rapprochée des présidents ont affirmé l’année dernière au Point qu'il s'agissait-là d'une première, que "sous Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, cela n'est jamais arrivé. Ni à leurs Premiers ministres."

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Last but not least, quelques jours après cette mésaventure, un coup de feu était tiré à l’Elysée. Heureusement, le président de la République n’était pas présent au palais présidentiel à ce moment-là. La balle a été tirée, par mégarde, dans des toilettes situées au rez-de-chaussée de l’Elysée par l’un des policiers chargés de protéger le président. A l’époque, l’affaire avait été un temps camouflée à tel point que François Hollande l’aurait apprise par les médias.

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