Le siège du PS de Carcassonne a été en partie détruit par une explosion dans la nuit de mardi à mercredi. Le sigle du Comité d’action viticole ainsi que le nom du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, ont été taggués sur les murs du bâtiment.

Le siège du PS de Carcassonne, situé rue Fédou, a été la cible dans la nuit de mardi à mercredi d’une attaque à l’engin explosif. La bombe n’a fait aucune victime ni aucun blessé, mais le bâtiment a été fortement endommagé par le souffle de l’explosion. La porte a été arrachée, les murs et le plafond de l’entrée se sont effondrés, les vitres de l’école Jean Jaurès située juste en face ont elles aussi volé en éclat sous la puissance du souffle. Tels une signature, ont été taggués sur les murs le sigle du Comité d’action viticole (CAV), ainsi que le nom du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Incompréhension au gouvernementCe dernier a fait part de son incompréhension face à cet acte violent et défendu l’action du gouvernement dans le domaine viticole. « L'engagement qui a été celui du gouvernement, et le mien par rapport à la viticulture, depuis le départ, est quelque chose qui a apporté des résultats et des solutions » a déclaré Stéphane Le Foll, qui avoue ne pas comprendre « une telle attitude et une telle manifestation avec cette violence, avec une bombe ». Mais s’il se dit attentif, Stéphane Le Foll n’entend pas cependant excuser ces actes. « Après il faut toujours aussi chercher à comprendre et en même temps ne pas accepter non plus ce type d'attitude » a-t-il fait savoir.

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« Cet acte aurait pu faire des victimes »Harlem Désir a de son côté dénoncé un « attentat », condamnant un « acte inacceptable, lâche et criminel ». « Cet acte aurait pu faire des victimes » a déploré le premier secrétaire du PS. « Aucun motif ne peut justifier un tel attentat » a-t-il ajouté. Même son de cloche au ministère de l’Intérieur. « Ces actes portés à l’encontre d’un local d’un parti politique, à la suite de ceux perpétrés il y a deux semaines contre un local du Parti socialiste à Narbonne, constituent une atteinte inacceptable aux libertés publiques et à la démocratie ». Pour Eric Andrieu, député européen et secrétaire fédéral du PS dans l’Aude, les auteurs de cet acte ne sont sûrement pas ceux que l’on croit. « Il n'y a pas eu de revendication précise du CAV, nous nous interrogeons donc sur la nature de cet acte qui apparaît plutôt comme un acte politique » a-t-il indiqué. « Nous recevons régulièrement les représentants viticoles sur cette question, c'est pourquoi je doute que cette explosion soit un acte de protestation de la profession ». L’enquête est en cours. 

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