Alors que Brigitte Bardot s’était indignée de l’extermination programmée de deux millions de chats errants en Australie, le gouvernement s’est récemment justifié auprès d'elle.

Un véritable "génocide", selon Brigitte Bardot. Après s’être indignée en juillet dernier de la mise en place d'un plan d’élimination de deux millions de chats errants en Australie, l’ardente défenseuse des animaux a récemment reçu une lettre du gouvernement australien. "Les chats sauvages ont contribué activement à l’extinction d’au moins 27 espèces depuis leur arrivée en Australie et ils continuent à faire des ravages", lui a expliqué Gregory Andrews, le commissaire aux espèces menacées nommé par le gouvernement. Ce dernier lui a également assuré que les félins menacent aujourd’hui "124 espèces", soit "un tiers de nos mammifères, reptiles, oiseaux et batraciens menacés", avant de lui promettre de les éliminer "humainement" et "efficacement"

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Pièges, tirs à balle réelle et empoisonnements seront ainsi utilisés pour éliminer d’ici 2020 deux millions de chats sur les vingt millions qui vivent sur l’île. Une application pour smartphones permettra également aux citoyens de donner des informations sur les populations et l’activité des animaux errants près de chez eux. Les chats domestiques, eux, ne seront pas menacés. Mais le gouvernement a tout de même incité leurs propriétaires à les faire stériliser.

Un procédé "cruel" et "inutile"

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Lors de son annonce, cette initiative avait profondément révolté les associations de défense des animaux. Brigitte Bardot avait alors dénoncé un procédé "cruel" et "inutile", arguant qu'une campagne de stérilisation serait plus appropriée. Le gouvernement australien n’a visiblement pas voulu tenir compte de ses arguments.

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