"Traitresse" : entre Elon Musk et Sandrine Rousseau, la guerre est déclarée

Publié par Matthieu Chauvin
le 19/09/2026
Elon Musk
abacapress
© Zuma/ABACA
Une violente passe d'armes a éclaté entre l'élue écologiste Sandrine Rousseau et le milliardaire Elon Musk, marquée par des invectives publiques d'une rare agressivité sur les réseaux sociaux.

Ce nouvel incident s'inscrit dans un climat de vive tension entre la classe politique française et le propriétaire de la plateforme X. Alors que les divergences idéologiques s'accumulent depuis le rachat du réseau, une prise de parole militante a suffi pour déclencher une confrontation transatlantique d'une intensité inédite.

Une violente charge verbale à la Fête de l'Humanité

Présente à la tribune d'un atelier consacré à la liberté de la presse, Sandrine Rousseau a vivement contesté le modèle économique des géants de la tech. L'élue écologiste a exhorté les militants de gauche à déserter collectivement la plateforme numérique pour tarir son audience : "Je rappelle que Twitter est tenu par Elon Musk, qui est un connard de suprémaciste et qu'à un moment donné, à chaque fois qu'on poste sur ce réseau, on lui donne de l'importance", selon des propos rapportés par Le Parisien. Diffusée par le compte French Carcan, la vidéo a aussitôt dépassé des centaines de milliers de vues.

Tweet URL

La réplique cinglante du milliardaire américain

La réponse du dirigeant d'entreprise ne s'est pas fait attendre face à cette mise en cause publique. Réagissant directement sous l'extrait vidéo, Elon Musk a répliqué en un message lapidaire : "She is a traitor to France" ("Elle est une traîtresse à la France"), rapporte Le Figaro. Cette publication a immédiatement provoqué une vague de réactions virulentes, opposant détracteurs et soutiens du milliardaire. Pour plusieurs observateurs politiques, cette prise à partie ciblée confirme la tendance du magnat américain à défier ouvertement les responsables européens.

Tweet URL

Le boycott du réseau social face au dilemme politique

L'anecdote souligne un paradoxe saisissant : bien que Sandrine Rousseau ait décidé de cesser toute publication personnelle dès le mois de janvier 2025, son nom continue d'agiter frénétiquement la plateforme. L'élue avait alors préféré réorienter sa présence vers Bluesky et Mastodon, dénonçant la dérive du site. Cette stratégie de retrait illustre le dilemme complexe des formations progressistes, partagées entre le refus d'alimenter une arène hostile et la crainte de perdre un canal prescripteur de l'actualité.

Vous avez aimé cet article ?

Un bras de fer idéologique grandissant

Ce clash marque une nouvelle étape dans les tensions régulières entre le patron de Tesla et l'écologie politique. Quelques semaines auparavant, l'homme d'affaires avait déjà ciblé Marine Tondelier, laquelle réclamait une interdiction de la plateforme en dénonçant une "ingérence dans la vie démocratique", comme le relevait Le Parisien. Ce duel symbolise la fracture grandissante entre les exigences démocratiques européennes et la vision libertarienne défendue par les figures de la Silicon Valley.

Google News Voir les commentaires