Christine Kelly violemment attaquée sur son intégrité journalistique

Publié par Julien Pinardi
le 07/07/2026
Christine Kelly
abacapress
© Urman Lionel/ABACA
La guerre ouverte entre le service public et CNews n'a pas fini de faire parler en 2026 après la violente saillie de Nathalie Saint-Cricq, qualifiant Christine Kelly d'"influenceuse".

Les tensions entre le service public et les chaînes d'opinion viennent de franchir un nouveau cap. Alors que la présentatrice star de CNews fait régulièrement l'objet de critiques pour l'orientation de ses débats, c'est cette fois une figure historique de France 2 qui porte l'estocade. Une attaque frontale qui illustre le fossé grandissant au sein de la profession.

Le tacle "cash" de Nathalie Saint-Cricq contre Christine Kelly

Dans un entretien accordé Sam Zirah sur TouTube le 5 juillet 2026 et relayé par TV Magazine, Nathalie Saint-Cricq n'a pas mâché ses mots concernant la méthode d'animation de sa consœur. En pleine promotion de ses nouveaux engagements éditoriaux, la figure de France 2 a purement et simplement refusé le statut de journaliste d'information à l'animatrice du canal 16.

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Bien qu'elle concède que Christine Kelly est "très sympa", elle affirme qu'elle ne "comprend pas tellement ses éditos dans Le JDD. Je ne comprends pas tellement ses prises de position. Pour le coup, c’est presque une femme politique. Ou une influenceuse" assène-t-elle à l'animateur. Une déclaration visant à défendre l'approche institutionnelle du service public face à la montée en puissance des talk-shows politiques. Elle n'en n'est pas à sa première polémique. Sam Zirah est aussi revenu sur la fois où elle avait traité Eric Ciotti de "dictateur."

Christine Kelly : du CSA au statut contesté de "journaliste d'opinion"

Cette remise en question cible une personnalité au parcours télévisuel atypique, passée par LCI avant de siéger au Conseil supérieur de l'audiovisuel pendant plusieurs années. Depuis 2019, Christine Kelly orchestre Face à l'info, un programme dont le succès d'audience ininterrompu à 19h agace visiblement de nombreuses rédactions concurrentes. 

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Face aux accusations de complaisance, l'intéressée maintient fermement sa position de modératrice neutre. "Zemmour est idéologue, moi journaliste. Mon rôle, c'est d'écouter et de rediriger la parole. On ne vient pas pour avoir mon avis", précisait-elle lors d'une interview accordée à Télérama. A ce propos, Nathalie Saint-Cricq a un avis tranché : "Pour moi, le journalisme demande une forme de neutralité qu’elle n’a pas" 

Elle lui trouve toutefois une qualité : "Une fois de plus, elle est franche. Ce que je n’aime pas ce sont les gens qui sont dissimulés. En gros, ils font comme s’ils n’étaient rien idéologiquement et en fait, sont quelque chose."

CNews vs France Télévisions : la guerre des tranchées du PAF

Cet accrochage médiatique dépasse les simples inimitiés personnelles pour révéler une fracture systémique entre deux visions de l'information. D'un côté, le journalisme traditionnel de France Télévisions, de l'autre, l'identité très marquée des chaînes du groupe Bolloré. Le climat en coulisses illustre parfaitement cette scission, comme en témoigne une anecdote révélatrice de Françoise Laborde

Sur l'antenne d'Europe 1 en décembre 2025, l'ancienne présentatrice rapportait : "Moi ce qui m'a le plus sidérée, c'est qu'on n'a pas le droit de regarder CNews dans les bureaux parce qu'il ne faut pas regarder l'antenne. C'est interdit." Un boycott assumé qui fait écho aux plaintes régulières de la rédaction de CNews.

Une défense acharnée : Christine Kelly face à ses détracteurs

Régulièrement pointée du doigt, la présentatrice de file de "Face à l'info" multiplie les interventions pour protéger le travail de ses équipes. Sur le plateau de "Morandini Live" en avril 2025, elle décrivait un véritable sentiment de persécution : "Toute la journée, nous journalistes de CNews, on a des cibles dans le dos. On est harcelés, on est acculés, on nous crache dessus." La sphère médiatique attend désormais de voir si la présentatrice choisira de répliquer officiellement aux propos tenus par Nathalie Saint-Cricq sur les réseaux sociaux.

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