Stéphane Plaza : sa peine pour violences conjugales alourdie en appel

Publié par Julien Pinardi
le 18/09/2026
Stéphane Plaza
Autre
Reconnu coupable de violences sur deux anciennes compagnes, Stéphane Plaza voit sa peine portée à 18 mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Paris ce vendredi 18 septembre 2026.

L'épilogue judiciaire s'est durci pour l'ancienne vedette du groupe M6. Après plusieurs semaines de délibéré, la juridiction d'appel a rendu un verdict sans concession qui révise l'appréciation portée lors du premier procès. Cette décision marque l'aboutissement de deux années de procédure sous haute attention médiatique.

La cour d'appel de Paris aggrave la peine de Stéphane Plaza

Ce vendredi 18 septembre 2026, la cour d'appel de Paris a condamné l'ex-animateur de télévision de 56 ans à 18 mois d'emprisonnement avec sursis, selon l'AFP. Cette décision alourdit la sanction infligée en première instance.

Les magistrats infirment ainsi le jugement rendu le 18 février 2025 par le tribunal correctionnel de Paris. Stéphane Plaza avait alors bénéficié d'une relaxe partielle et écopé de 12 mois de prison avec sursis. La juridiction d'appel retient cette fois sa pleine culpabilité pour des violences physiques et psychologiques commises à l'encontre de ses deux anciennes compagnes.

Cet arrêt se montre également plus sévère que les réquisitions du ministère public. À l'audience de la fin du mois de juin 2026, l'avocat général réclamait une sanction limitée à six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans ainsi que 12 000 euros d'amende, en concentrant les poursuites sur une seule des plaignantes. La cour a choisi d'excéder largement ces réquisitions.

Des témoignages jugés concordants et un avenir professionnel compromis

Pour motiver leur verdict, les magistrats ont écarté les arguments présentés par la défense. La présidente de la chambre a débuté la lecture de la décision en ces termes : "La cour vous a jugé comme n'importe quel justiciable", rapporte l'AFP. La magistrate a ensuite souligné que les déclarations des deux victimes étaient "précises, concordantes, corroborées par les investigations." 

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Elle a ajouté qu'"il n'y a aucun élément dans le dossier qui permette de penser que ces deux femmes étaient sujettes à l'affabulation." En miroir, la cour a sévèrement qualifié les explications du prévenu : "Parallèlement, vos déclarations avaient été parfois évolutives, parfois mensongères et parfois en contradiction avec les éléments de l'enquête."

Cette décision s'inscrit dans un calendrier ouvert à l'automne 2023 lors de la parution des premières accusations dans la presse. Les poursuites s'appuient sur les articles 222-13 et 222-14-3 du Code pénal, réprimant les violences physiques et le harcèlement moral commis par une personne ayant partagé la vie de la victime.

Sur le plan procédural, l'agent immobilier conserve la possibilité de former un pourvoi devant la Cour de cassation sous cinq jours, une démarche qui ne suspend pas l'action civile. Dans l'immédiat, cette condamnation confirme son éviction définitive des antennes de télévision. Le verdict menace directement le réseau d'agences immobilières franchisées portant son nom, confronté à l'érosion de sa réputation et aux craintes de défections parmi les gérants affiliés.

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