Stéphane Plaza jugé en appel pour violences conjugales
Depuis sa chute médiatique, l'ancien agent immobilier emblématique de la chaîne M6 tente de redorer son blason. Contestant vigoureusement la décision rendue l'année précédente, l'homme de télévision espère un revirement de situation judiciaire, alors que ses affaires professionnelles s'effondrent peu à peu.
Un nouveau bras de fer judiciaire à la cour d'appel de Paris
Ce vendredi 26 juin 2026 marque le début d'une audience particulièrement attendue devant la cour d'appel de Paris, prévue pour durer jusqu'au 1er juillet. À 56 ans, l'ancien présentateur conteste farouchement sa condamnation prononcée le 18 février 2025 à un an de prison avec sursis pour "violences habituelles", comme le rappelle Le Club des Juristes. Selon l'AFP, cette démarche en appel s'inscrit dans une volonté claire de "réhabilitation publique" après l'effondrement spectaculaire de sa carrière télévisuelle.
Retour sur une première condamnation et des accusations graves
Lors du verdict de février 2025, la justice a reconnu l'animateur coupable de violences physiques et psychologiques à l'encontre d'Amandine, l'une de ses anciennes compagnes, pour des faits survenus entre 2018 et 2022. Ces actes incluaient notamment des humiliations verbales régulières et des blessures physiques, dont des doigts cassés, précise le magazine Elle.
Maîtres Benjamin Chouai et Lisa Gordet ont partagé les craintes de leur cliente Amandine auprès de l'AFP : "C'est compliqué pour notre cliente, une nouvelle fois, de faire face à Plaza, mais elle espère que les débats seront plus sobres que ce qu'elle a eus à subir au tribunal."
Bien qu'il ait été relaxé concernant une seconde plaignante, la peine initiale s'est élevée à douze mois d'emprisonnement avec sursis donc, assortie d'une interdiction de contact de trois ans et de 8 000 euros de dommages et intérêts, comme nous vous le rapportions.
La stratégie de la "contre-attaque" : le procès dénoncé comme "truqué"
Face à ces accusations, la défense a choisi l'offensive en dénonçant les méthodes de l'accusation. Lors d'une conférence de presse tenue en juin 2025, l'animateur déclarait : "Le parquet de Paris a voulu me faire condamner, en truquant le dossier et en s’abstenant de verser des pièces à décharge." Cette posture s'est traduite par une assignation de l'État pour "faute lourde", un recours qualifié de "scandale judiciaire" par le média Blick. "Je suis innocent, et je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité soit reconnue", avait-il également affirmé.
Une carrière médiatique et une entreprise en lambeaux
En marge des tribunaux, le séisme professionnel est dévastateur pour la star déchue. M6 a définitivement déprogrammé ses émissions. Son réseau d'agences immobilières subit également cette chute : en janvier 2026, Le Club des Juristes indique que le groupe a été condamné à verser 117 000 euros à une agence franchisée, le tribunal estimant que la condamnation pénale du fondateur avait directement dévalué le fonds de commerce.
Près d'un tiers des agences ont ainsi quitté le réseau. Fait marquant, plusieurs enseignes ont officiellement retiré le nom de l'animateur de leur devanture pour adopter l'appellation neutre "Sixième Avenue", illustrant la chute commerciale de l'ancienne figure de la chaîne.
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