Procès de Stéphane Plaza : une peine allégée requise en appel, les avocats des victimes s’indignent
En février 2025, l'animateur star de l'immobilier avait été condamné en première instance à un an de prison avec sursis pour violences habituelles. Plus d'un an après cette décision, ce nouveau procès ravive les tensions entre une défense arc-boutée sur la maladresse médicale et des parties civiles épuisées par la procédure.
Une peine divisée par deux requise par le parquet général
Ce mercredi 1er juillet 2026, l'avocate générale Nadine Perrin a surpris en requérant une peine de six mois de prison avec sursis probatoire sur deux ans et 12 000 euros d'amende, selon les informations de l'AFP relayées par La Gazette France. Cette réquisition marque une baisse significative par rapport au jugement prononcé par le Tribunal correctionnel de Paris l'année précédente.
La représentante du ministère public a justifié cette position en demandant la requalification des faits pour la plaignante Amandine. Elle a écarté le caractère répétitif des violences, tout en estimant les preuves insuffisantes concernant la seconde plaignante, Paola.
L'indignation des parties civiles face à une réquisition consternante
La réaction du camp adverse a été immédiate. Qualifiant cette demande de "consternante" auprès du quotidien Sud Ouest, les avocats des victimes dénoncent une minimisation flagrante des actes subis. Lors de sa plaidoirie, Me Benjamin Chouai a fermement fustigé "l'insincérité de M. Plaza, qui s'est pendant le procès plutôt qualifié d'un beauf, d'un goujat, d'un menteur".
À la barre, l'épuisement émotionnel d'Amandine s'est fait ressentir. Face aux juges, elle a partagé sa détresse, rapporte La Gazette France : "C'est dur, il faut que ça s'arrête, qu'il se rende compte de ce qu'il fait, du mal qu'il fait".
Entre pathologie et maladresse, la ligne de défense maintenue
De son côté, Stéphane Plaza, âgé de 56 ans, maintient sa version initiale en niant catégoriquement toute intention de blesser. "J'ai été un goujat, un lâche, infidèle. Je fuis le conflit. Je ne suis pas un homme parfait mais pas un homme violent", s'est-il défendu, comme l'indique Le Parisien.
Pour expliquer les blessures physiques d'Amandine, incluant des fractures aux doigts, l'agent immobilier invoque sa propre condition médicale. "Je ne voulais pas la blesser mais je suis dyspraxique. Cela veut dire que je suis maladroit et que je ne contrôle pas mes mouvements", a-t-il argumenté lors des audiences. Il a conclu en affirmant qu'"un incident n'est pas une agression", espérant simplement retrouver son honneur selon BFM TV.
Un empire immobilier et médiatique en pleine chute
Dès sa première condamnation, le groupe M6 a suspendu ses programmes emblématiques par voie de communiqué. En parallèle, son réseau d'agences immobilières s'effondre.
Près de 500 agences franchisées ont choisi de fermer ou de modifier leur enseigne pour devenir "Sixième Avenue". À la barre, l'animateur a d'ailleurs révélé ne plus percevoir aucun salaire de la chaîne et faire face à de multiples poursuites judiciaires lancées par ses propres collaborateurs pour atteinte à la réputation de la marque. La cour d'appel de Paris rendra sa décision finale le 18 septembre 2026.
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