Depuis le mois d'octobre, les forces de l'ordre ont levé le pied sur les verbalisations. Une attitude qui ne doit rien au hasard...
AFP

Vous l'avez peut-être remarqué, les policiers dressent moins de procès-verbaux qu'auparavant. Depuis plusieurs semaines, pour être plus précis depuis le mois d'octobre, c'est le service minimum sur les verbalisations.

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Selon les données du ministère de l'Intérieur, dévoilées par BFMtv, le nombre de contraventions routières est ainsi en chute libre : -54% pour les téléphones portables au volant, -52 % pour les feux rouges grillés, et - 46% pour les excès de vitesse (hors Ile-de-France). 

Chaque année, les contraventions routières rapportent 1 milliard à l'Etat

Pourquoi une telle diminution des verbalisations ? Les forces de l'ordre sont en colère à propos de leurs conditions de travail. Plutôt que les grèves (non autorisées) du mois dernier, les forces de l'ordre préfèrent désormais ce moyen pour faire pression. En effet, moins de PV dressés, c'est moins d'argent dans les caisses de l'Etat.

Comme l'indique Jean-Baptiste Huet, journaliste à BFM Business, "ce que rapportent chaque année les contraventions à l'Etat français, c'est 1 milliard d'euros, et puis si vous rajoutez les radars, on est sur 1,7 milliard d'euros." Pour augmenter leur pression sur le gouvernement, certains commissariats envisagent même la politique du "0 PV".

Pour rappel, suite aux manifestations des policiers dans plusieurs villes il y a plusieurs semaines, d es moyens matériels et humains ont été promis aux forces de l'ordre, mais ils tardent à se concrétiser sur le terrain

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