Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé mardi qu'un dixième attentat visant des militaires et policiers avait été déjoué à Orléans.
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Novembre 2015 : un projet d'attentat à La Défense

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé mardi qu’un projet d’attentat visant des militaires et des policiers avait été déjoué la semaine dernière à Orléans. Il s’agit du dixième attentat déjoué par les services de renseignement depuis deux ans. L’occasion de revenir sur les neuf autres projets d’attentats terroristes avortés sur le territoire national.

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Quelques jours après les attentats de novembre à Paris qui ont fait 130 morts, le procureur de Paris, François Molins, annonça lors d'une conférence de presse qu'Abdelhamid Abaaoud, l'un des terroristes des attentats de Paris, projetait de se faire exploser avec un complice dans le quartier de la Défense (Hauts-de-Seine), "le mercredi 18 ou le jeudi 19 novembre". Mais les deux hommes sont morts le mercredi 18 novembre lors de l'assaut de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Août 2015 : l'attaque du Thalys

Cette fois-ci, l'attentat a été avorté de manière in extremis. En effet, Ayoub el-Khazzani, armé d'une kalachnikov, a ouvert le feu dans un train Thalys reliant Amsterdam à Paris faisant trois blessés. Mais l'homme a été immobilisé par des voyageurs dont des touristes états-uniens, évitant ainsi un carnage à l'intérieur du train.

Juillet 2015 : la base militaire en Pyrénées-Orientales

La veille du 14 juillet, trois hommes soupçonnés de planifier un acte terroriste pour la fin de l'année 2015 ont été interpellés. Ils projetaient un attentat contre des installations militaires françaises.

Avril 2015 : des églises en région parisienne

Sid Ahmed Ghlam , un étudiant algérien de 23 ans, a été arrêté le 20 avril 2015, après s'être tiré dessus. Il est soupçonné d'avoir planifié un attentat contre une ou plusieurs églises en région parisienne. Par ailleurs, il est fortement soupçonné d'avoir tué Aurélie Chatelain, une professeur de fitness rencontrée sur son chemin et retrouvée morte dans sa voiture à Villejuif (Val-de-Marne).

Septembre 2014 : une réunion du CRIF à Lyon

Le 18 septembre 2014, Karim et Reda Bekhaled ont été trahis par des écoutes téléphoniques puis interpellés. Ils projetaient de commettre un attentat dans une réunion du Conseil représentatif des institutions juive de France (CRIF) à Lyon. Des fusils d'assaut, des kalachnikovs, des munitions, des brouilleurs de portables, mais aussi des tenues de camouflage avaient été retrouvés.

Août 2014 : deux adolescentes visaient des synagogues à Lyon

En août 2014, deux mineures étaient soupçonnées de vouloir s’attaquer à des synagogues de la région lyonnaise. L’une des adolescentes avait prévu d’épouser un djihadiste de l’Etat islamique. Les deux adolescentes de 15 et 17 ans avaient été appréhendées à Vénissieux dans le Rhône-Alpes et à Tarbes en Midi-Pyrénées.

Juillet 2014 : une attaque avortée en banlieue parisienne

En juillet 2014, Mohamed Ouharani a été arrêté à Créteil dans le Val-de-Marne. L’homme, parti en Syrie pour rejoindre l’Etat islamique, prévoyait d’attaquer des lieux de culte chiite en région parisienne. Placé sous surveillance, les policiers l’avaient interpellé alors qu’il avait indiqué par téléphone à un contact en Syrie qu’il était "prêt à travailler".

Février 2014 : une attaque visant le carnaval de Nice

En février 2014, un jeune homme de 23 ans est arrêté à Mandelieu-la-Napoule près de Nice dans les Alpes-Maritimes. Ibrahim Boudina était dans le collimateur des services de renseignement après avoir passé 15 mois en Syrie. Les enquêteurs ont trouvé près de 900 grammes d’explosifs "prêts à l’emploi" ainsi qu’une arme dans son domicile et le local technique de l’immeuble. L’homme prévoyait de commettre un attentat durant le carnaval de Nice.

Octobre 2013 : un attentat déjoué à Lille

En octobre 2013, Lyes Darani avait été arrêté à Lille. Cet employé de pompes funèbres de 23 ans était surveillé par les services de renseignement depuis son retour de Syrie. Les policiers l’avaient interpellé car le suspect s’était rasé la barbe, ce qui est souvent le signe d’un passage à l’acte. Lors de son arrestation, le djihadiste avait sur lui "un mode d’emploi expliquant comment confectionner une bombe, ainsi qu’une lettre en forme de caution religieuse pour commettre une action suicide".

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