Camilla et Gisèle Pelicot : les coulisses de leur entrevue bouleversante à Londres

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 24/02/2026
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Ce lundi 23 février 2026, la reine Camilla a ouvert les portes de Clarence House à Gisèle Pelicot pour un échange symbolique marquant un tournant dans la lutte contre la soumission chimique.

L'onde de choc de l'affaire des viols de Mazan a depuis longtemps dépassé les frontières de l'Hexagone. Devenue malgré elle une icône de la résilience face à l'horreur, Gisèle Pelicot porte désormais son combat sur la scène internationale. C'est dans ce contexte lourd de sens que l'épouse du roi Charles III, engagée de longue date contre les violences faites aux femmes, a tenu à rencontrer la Française pour un moment de partage inédit au cœur de la monarchie britannique.

Un tête-à-tête historique au cœur de la résidence royale

C'est à Clarence House, la résidence officielle londonienne du couple royal, que la rencontre s'est tenue ce lundi 23 février 2026. Loin des fastes habituels des banquets d'État, la réception privée a été pensée comme un pont symbolique entre la France et le Royaume-Uni. La Couronne britannique, par ce geste, offre une reconnaissance institutionnelle majeure au combat mené par la septuagénaire française.

L'atmosphère, décrite par les témoins comme à la fois solennelle et chaleureuse, a contrasté avec la gravité du sujet. Selon le service de presse de Clarence House, la souveraine a accueilli son invitée avec une déclaration liminaire empreinte de respect : « C'est un honneur immense de vous accueillir ici et de saluer votre détermination exemplaire ». Selon certaines indiscrétions, la Reine aurait insisté pour que le début de l'entretien se déroule sans aucune caméra, souhaitant privilégier un échange authentique, loin du tumulte médiatique.

"Bouleversée" : l'émotion de la Reine face au témoignage de Gisèle Pelicot

Si la rencontre a eu lieu, c'est avant tout parce que la reine Camilla a été profondément marquée par la lecture du livre de Gisèle Pelicot. L'ouvrage, qui relate le calvaire des viols de Mazan et le procès retentissant qui a suivi, a trouvé un écho particulier chez l'épouse de Charles III. L'horreur des faits et la mécanique de la soumission chimique ont secoué l'opinion mondiale, et la souveraine n'a pas fait exception.

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Lors de cet entretien privé, dont la teneur a été rapportée par l'entourage de la Reine au tabloïd britannique Daily Mail, Camilla n'a pas caché son émoi. « Votre histoire m'a profondément bouleversée, personne ne devrait avoir à subir une telle trahison » (Your story has deeply moved me, no one should have to endure such betrayal), a-t-elle confié à son interlocutrice. Un moment d'une rare intensité, ponctué par un geste symbolique : Gisèle Pelicot a offert un exemplaire dédicacé de son livre, spécialement traduit en anglais pour l'occasion.

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Le combat d'une vie : la reine Camilla, une alliée de longue date pour les victimes

Pour les observateurs de la couronne, cette entrevue ne relève pas du hasard. Elle s'inscrit dans la continuité de l'engagement historique de Camilla. Depuis plus de dix ans, bien avant son couronnement, elle œuvre auprès d'associations comme SafeLives et Wash pour lutter contre les violences domestiques et sexuelles. Elle portait d'ailleurs ce lundi une broche discrète mais symbolique, souvent arborée lors de ses rencontres avec des victimes, signe de son soutien silencieux à la cause des femmes.

Son évolution de duchesse de Cornouailles à Reine consort lui permet aujourd'hui d'utiliser son statut pour mettre en lumière ces sujets tabous sur la scène diplomatique. Les spécialistes de la monarchie analysent cette rencontre comme un acte politique fort : il ne s'agit plus seulement de compassion, mais d'une volonté de briser le silence entourant la soumission chimique au plus haut niveau de l'État.

Les répercussions d'une rencontre mondiale pour les droits des femmes

L'accueil de Gisèle Pelicot à Londres résonne comme un message de résilience porté bien au-delà des frontières françaises. Cette médiatisation orchestrée par Clarence House pourrait peser sur les débats législatifs actuels concernant la définition du consentement en Europe. La voix de Gisèle Pelicot, amplifiée par l'aura de la famille royale, gagne en puissance.

À l'issue de cette rencontre marquante, la Française a tenu à remercier la souveraine via un communiqué officiel, scellant une alliance inattendue : « Nous continuerons à travailler ensemble pour que la honte change enfin de camp ». Une promesse d'avenir qui laisse entrevoir une collaboration pérenne entre les fondations royales et les associations de défense des victimes.

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