En termes de retraite, certains détails ouvrent la porte à d'importantes majorations, susceptibles de changer votre quotidien. Assurez-vous de ne pas passer à côté.

Retraite : avez-vous pensé à demander les majorations de durée d’assurance auxquelles vous avez droit ?

A de nombreux égards, le chemin vers la retraite peut être semé d’embuche. Avant de mettre fin à son activité professionnelle et de liquider ses droits, il est primordial de vérifier que tout est en ordre, comme l’a déjà expliqué Planet. Toutefois, certains détails n’apparaissent pas dans les récapitulatifs concernant les droits acquis pour la retraite, souligne Capital… Des détails qui pourraient pourtant vous rapporter gros.

Comme le rappelle le mensuel spécialisé en économie, la naissance d’un enfant ouvre des droits à des majorations de durée d’assurance (MDA). Concrètement, elles permettent d’obtenir des trimestres sans avoir à cotiser pour les gagner. Pour tous les enfants nés avant le 1er janvier 2010, seules les mères sont concernées. Dans le cas inverse, le père peut également bénéficier de ce dispositif au titre de l’éducation. Cependant, il doit d’abord s’être mis d’accord avec l’autre parent et l’avoir fait savoir aux autorités compétentes avant que 4 et 6 mois.

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En pratique, une naissance permet de gagner 8 trimestres, qui ne sont pas affectés à des années civiles particulières. Chaque nouvel enfant accorde 8 autres trimestres supplémentaires, qui permettent ensuite de partir en retraite plus tôt ou de gonfler le montant de la pension. C’est également vrai, rappelle le site du service public, pour les enfants adoptés.

Parce qu’elles ne sont pas reportées sur le relevé de situation individuelle, ces majorations doivent être déclarées et justifiées, indique le site d’information économique. Les trimestres, qui apparaîtront alors en bas du relevé de carrière, ne seront attribués que lors du départ en retraite.

Retraite : s’y prendre largement en avance

"Préparer son départ en retraite est un travail de longue haleine. Prévoyez au moins 6 mois", juge pour Planet l’économiste Philippe Crevel. "Assurez-vous de la présence de tous vos trimestres cotisés, de toutes les périodes qui ouvrent l’accès à des droits. Cela comprends notamment les stages, les périodes de chômage, les arrêts-maladie ou, pour les hommes un éventuel service militaire. Autre point essentiel : pensez à vérifier si les entreprises dans lesquelles vous avez travaillé ont mis en place des dispositifs de suppléments de retraites que vous pourriez liquider", poursuit-il.

Selon lui il faut faire un "vrai tour du propriétaire". Et pour cause ! Il pointe du doigt "la marge d’erreur entre la validité des informations enregistrées automatiquement en ligne et la réalité du parcours professionnel", qu’il estime "souvent non-négligeable".

Si vous constatez des erreurs sur votre relevé de situation, mis à jour chaque année sur la base des informations détenues par les régimes de retraites au 31 décembre de l’année précédente, il faut le corriger. Vous pouvez le télécharger sur le site info-retraite.fr.

Vidéo : Retraite complémentaire : cette très mauvaise nouvelle qui vous attend pour 2019