À partir de 2019, un nouveau malus Agirc-Arrco sur les retraites complémentaires voit le jour. Découvrez son fonctionnement et les solutions pour y échapper.
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Malus Agirc-Arrco : décaler son départ à la retraite pour l’éviter

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À compter de 2019, les règles en matière d'attribution de la retraite complémentaire évoluent. Les salariés qui prennent leur retraite à taux plein et qui demandent à profiter de leur retraite complémentaire simultanément vont se voir appliquer un malus de 10% sur leur pension Agirc-Arrco. Cette minoration est applicable pendant 3 ans, dans la limite de 67 ans. Cette réforme concerne donc les salariés du secteur privé qui sont nés après 1957 et qui partent à la retraite en 2019. Pour échapper au malus, la demande de retraite complémentaire devra être décalée d'un an après l'obtention du taux plein pour la retraite de base. Autrement dit, les salariés devront travailler une année de plus, ou demander leur pension Agirc-Arrco un an après avoir commencé à toucher leur retraite de base.

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Bonus et exceptions au malus Agirc-Arrco

Si le salarié fait le choix de cesser son activité après l'obtention du taux plein pour la retraite de base, il pourra même bénéficier d'un bonus. La pension Agirc-Arrco prévoit un bonus de 10% pendant un an pour un départ 2 ans plus tard, de 20% pour un départ 3 ans plus tard, et de 30% pour un départ 4 ans plus tard. Il faut également savoir qu'il existe des exceptions à la minoration de 10%. Par exemple, les salariés qui ne sont pas soumis à la CSG sont exonérés de malus, tandis que ceux qui bénéficient d'une CSG à taux réduit voient leur malus divisé par deux. D'autres catégories sont exonérées, à l'image des assurés handicapés et des mères ouvrières qui ont élevé au moins 3 enfants.