Prix du gaz au 1er octobre : êtes-vous concerné par la hausse ?

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 30/09/2026
prix du gaz
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Le prix repère du gaz augmente de 6,3 % TTC au 1er octobre 2026. Mais cette évolution ne se répercute pas sur tous les contrats. Offre fixe ou indexée, abonnement, mensualités : voici les points à vérifier pour connaître l’impact sur votre budget.

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  • Gaz : qui échappe à la hausse de 6,3 % au 1er octobre ?
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Prix du gaz au 1er octobre : les contrats qui échappent à la hausse

Le prix repère du gaz augmente de 6,3 % TTC au 1er octobre 2026. Mais cette évolution ne se répercute pas sur tous les contrats. Offre fixe ou indexée, abonnement, mensualités : voici les points à vérifier pour connaître l’impact sur votre budget.

Alors que les chaudières s’apprêtent à reprendre du service, une nouvelle hausse du gaz intervient à l’approche de l’hiver. Avant de redouter une augmentation de vos prélèvements, prenez quelques minutes pour examiner votre contrat : tous les abonnés ne sont pas concernés de la même manière.

Une hausse du prix repère, pas un tarif imposé à tous

Au 1er octobre 2026, le prix repère de vente de gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie passe de 172,05 à 182,88 euros TTC par mégawattheure, soit une progression moyenne de 6,3 %.

Cet indicateur sert à comparer les offres depuis la disparition des tarifs réglementés, le 1er juillet 2023. La CRE ne décide donc pas d’une augmentation uniforme de toutes les factures. Les fournisseurs fixent leurs tarifs selon leurs contrats.

Cette évolution provient de la hausse des coûts d’approvisionnement observée sur les marchés de gros en août. Les taxes et les coûts d’acheminement intégrés au prix repère ne changent pas à cette échéance.

Les offres à prix fixe protègent contre cette augmentation

Les contrats indexés sur le prix repère suivent ses variations selon la formule prévue : le prix peut augmenter, mais aussi diminuer.

Les ménages disposant d’un prix fixe encore garanti ne subissent pas directement cette hausse des coûts d’approvisionnement. D’après la CRE, ces offres représentaient environ 40 % des contrats résidentiels de gaz à la fin de 2025.

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Attention toutefois : « prix fixe » ne signifie pas nécessairement « facture entièrement bloquée ». Selon l’offre, la garantie porte sur la seule part énergie ou sur un ensemble plus large comprenant l’abonnement. Les taxes peuvent évoluer, tout comme certaines autres composantes lorsque le contrat le prévoit.

Votre dépense dépend aussi du volume consommé : même avec un tarif inchangé, chauffer davantage son logement augmente la facture.

Chauffage ou cuisson : quels prix en octobre ?

Pour les logements desservis par GRDF, la grille indicative de la CRE distingue deux grands profils :

  • Cuisson et eau chaude : un prix moyen de 0,17832 euro TTC par kWh, avec un abonnement de 152,46 euros TTC par an.
  • Chauffage au gaz : un prix moyen de 0,14557 euro TTC par kWh, avec un abonnement de 360,79 euros TTC par an.

Il s’agit de références, pas nécessairement des montants facturés par votre fournisseur. Le prix varie notamment selon votre offre et votre localisation.

La CRE estime le surcoût moyen à 5,28 euros TTC sur la facture d’octobre pour les consommateurs dont l’offre est indexée sur le prix repère. Ce chiffre n’est ni un supplément identique pour chaque foyer ni une prévision mensuelle valable pour tout l’hiver.

Les trois informations à retrouver sur votre contrat

Pour connaître votre exposition à la hausse, consultez votre espace client, votre grille tarifaire et les conditions de votre offre.

  1. Le mode d’évolution du prix. Cherchez les mentions « prix fixe », « prix indexé » et le nom de l’indice utilisé.
  2. La durée de garantie. Vérifiez quand votre prix fixe arrive à échéance et quelles conditions s’appliqueront ensuite.
  3. Les éléments réellement bloqués. Distinguez le prix de l’énergie, l’abonnement, l’acheminement et les taxes.

Ne vous fiez pas uniquement à votre prélèvement bancaire. Une mensualité stable peut masquer une hausse du coût réel, car elle repose souvent sur une estimation annuelle. La différence peut apparaître lors de la régularisation ou d’une révision de l’échéancier.

Comparer avant de changer, sans se précipiter

Pour examiner les offres de gaz disponibles, utilisez votre consommation annuelle réelle et votre code postal. Comparez le coût total TTC, abonnement compris, plutôt qu’une remise publicitaire ou une mensualité annoncée.

Une offre fixe peut apporter de la visibilité, mais elle n’est pas automatiquement la moins chère. Vérifiez son prix de départ, les éventuels services payants et les conditions de renouvellement.

Pour les particuliers, changer de fournisseur est gratuit, y compris lorsqu’un prix est garanti sur plusieurs années. À la même adresse, il suffit de souscrire auprès du nouveau fournisseur : celui-ci organise le changement et la résiliation de l’ancien contrat.

Sources

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