Présidentielle 2027 : Marine Le Pen plus que jamais favorite selon un nouveau sondage

Publié par Matthieu Chauvin
le 28/09/2026
Marine Le Pen
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© Coust Laurent/ABACA
Selon un sondage Toluna-Harris Interactive pour RTL et M6 publié le 28 septembre, Marine Le Pen remporterait largement l'élection présidentielle de 2027 au second tour face à Édouard Philippe comme face à Jean-Luc Mélenchon.

Le paysage politique français traverse une recomposition sans précédent à l'approche de la prochaine échéance élyséenne. Cette étude d'opinion bouscule les certitudes traditionnelles en actant une progression spectaculaire du Rassemblement national. Les équilibres électoraux nationaux vacillent sous le poids d'un mécontentement grandissant envers le pouvoir en place.

Marine Le Pen domine le premier tour et s'impose nettement au second

La représentante du Rassemblement national prend les commandes de la course présidentielle. D'après l'enquête Toluna-Harris Interactive pour RTL et M6, Marine Le Pen recueille entre 35 % et 36 % des intentions de vote dès le premier tour. Cette avance notable lui permet de distancer nettement l'ensemble de ses concurrents potentiels. Certes ce sondage a été réalisé avant le scandale qui touche Jordan Bardella et le RN.

La surprise du premier tour réside dans la composition du duel de tête. Jean-Luc Mélenchon s'installe en deuxième position avec 18 % des voix, s'imposant comme le principal opposant. Il devance l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, relégué à la troisième place avec 16 %, tandis que Gabriel Attal oscille entre 12 % et 13 %. À droite, Bruno Retailleau rassemble entre 8 % et 10 %, devançant François Hollande crédité de 7 % à 8 %, et Éric Zemmour mesuré entre 5 % et 6 %.

Au second tour, les projections révèlent un écart historique. Opposée à Édouard Philippe, Marine Le Pen l'emporterait avec 57 % des suffrages contre 43 % pour le maire du Havre. L'écart devient massif face au leader insoumis : la candidate lepéniste obtiendrait 69 % des voix face à 31 % pour Jean-Luc Mélenchon.

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Cette enquête repose sur un protocole précis. L'institut a interrogé en ligne un échantillon de 1 974 personnes inscrites sur les listes électorales, du 22 au 24 septembre 2026. L'étude a été réalisée selon la méthode des quotas, affichant une marge d'erreur comprise entre 1 et 2,3 points.

La dislocation du bloc central confirme l'effondrement du barrage républicain

Les résultats mettent en lumière la crise d'usure qui frappe le camp présidentiel. Les prétendants peinent à rassembler les électeurs modérés après les mandats d'Emmanuel Macron. Sur RTL, Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Toluna-Harris Interactive France, attribue ces difficultés aux "tensions sur le pouvoir d'achat et l'usure de l'exécutif."

L'enseignement majeur de ce scrutin théorique reste la disparition du front républicain. L'analyse des reports de voix démontre que le barrage contre le Rassemblement national ne fonctionne plus au bénéfice du bloc central. Les électeurs de gauche n'apportent plus leurs suffrages aux représentants de la majorité présidentielle lors d'un affrontement direct face à Marine Le Pen.

À gauche, le rapport de force se polarise autour de Jean-Luc Mélenchon. Le leader insoumis capte le vote utile au détriment des candidatures sociales-démocrates, affaiblissant Raphaël Glucksmann (situé entre 10 % et 11 %) et François Hollande. Cependant, cette domination se heurte à un rejet massif au second tour, bloquant toute capacité de victoire nationale.

Ces projections exigent néanmoins une grande retenue méthodologique à ce stade du calendrier. La notice officielle de l'institut rappelle ce principe fondamental : "Les intentions de vote mesurent un rapport de force à un moment donné. Elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme étant prédictives des résultats du scrutin." Il s'agit d'une photographie de l'opinion à l'instant T et non d'une certitude pour 2027.

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