Sarah Knafo : énorme clash avec une ancienne ministre sur un plateau télé
Dimanche 31 mai 2026, les spectateurs de la chaîne parlementaire ont assisté à une séquence d'une rare intensité politique. Alors que les discussions portaient sur l'influence idéologique dans le monde universitaire, le face-à-face a pris une tournure inattendue et très personnelle. Cette altercation met en lumière la brutalité grandissante des échanges télévisés à l'aube des prochaines grandes échéances électorales.
Une confrontation électrique sur le plateau de LCP
L'émission "Le Banquet" réunissait l'ancienne ministre socialiste Aurélie Filippetti et l'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo pour un échange sur les thématiques de l'éducation. Les deux femmes politiques débattaient précisément de l'état de l'enseignement supérieur en France, un sujet régulièrement ciblé par les partis de droite. La discussion s'est rapidement crispée lorsque Sarah Knafo a fustigé ce qu'elle désigne comme un "endoctrinement de gauche " bien installé au sein des facultés françaises.
Rapporté par TV Magazine, l'échange à l'origine du clash a débuté ainsi : "Jean-Luc Mélenchon théorise beaucoup le fait d’obtenir le pouvoir par les cerveaux, par l’université, par l’enseignement et par les professeurs. Par exemple, j’ai été élue de l’UNI quand j’étais à la Sorbonne. Autant vous dire que j’ai vu de près ce qu’était la gauchisation de l’enseignement supérieur. Je faisais de l’économie. C’était impossible d’avoir une pensée qui était un tout petit peu à droite de Keynes. On pouvait être Marxiste ou Keynésien. C’est tout. Pas d’autre couleur politique possible."
L'amalgame d'Aurélie Filippetti qui n'est pas passé
Face à cette charge contre l'université, Aurélie Filippetti a choisi l'offensive frontale. L'ancienne ministre de la Culture de François Hollande a répliqué avec une formule volontairement provocatrice, relatée par nos confrères. "Il y a des mots graves qui ont été employés, notamment le mot “endoctrinement”. Depuis 80 ans, ça veut dire en gros depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, c’est vrai que votre ami le maréchal Pétain, lui, n’endoctrinait personne..."
Le sang de Sarah Knafo n'a fait qu'un tour. L'élue de Reconquête a manifesté une colère froide face à cette association historique. Elle a tenu à rappeler ses propres origines pour dénoncer la violence de l'attaque. "Mon ami le maréchal Pétain ? Vous parlez à une femme de confession juive, vous le savez, ça ? Mon ami le maréchal Pétain ? Mais quelle honte madame Filippetti !"
Une référence volontaire aux propos d'Eric Zemmour
Comme le rappelle Aurélie Filippetti, c'est Eric Zemmour qui avait tenté de dédouaner Philippe Pétain de la déportation des juifs vers les camps de concentration nazis, en 2019. Des propos pour lesquels il a été condamné. "Ce n’est pas Éric Zemmour qui avait dit que Philippe Pétain avait sauvé des Juifs" ironise-t-elle. Réponse de Sarah Knafo : "Là, je pense que vous choquez tout le monde. Je vous laisse continuer, vous vous enfoncez."